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Accueil | Veille médias | Crise sanitaire, comme la presse écrite, les radios touchées (source SIRTI)
Crise sanitaire, comme la presse écrite, les radios touchées (source SIRTI)

25 septembre 2020

Temps de lecture : 2 minutes

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Crise sanitaire, comme la presse écrite, les radios touchées (source SIRTI)

Crise sanitaire, comme la presse écrite, les radios touchées (source SIRTI)

Le SIRTI est le syndicat des radios indépendantes, regroupant 170 radios avec près de 9M d’auditeurs quotidiens, employant 2500 personnes dont 500 journalistes, nous reproduisons son communiqué du 23 septembre 2020. Certains intertitres sont de notre rédaction.

En cette ren­trée radio­phonique par­ti­c­ulière, le SIRTI dévoile les résul­tats de la troisième étude menée auprès de ses adhérents sur les con­séquences de la crise sanitaire.

Les radios indépen­dantes, présentes auprès des Français au plus fort de la crise, mal­gré le fort impact économique sur leurs structures

La crise économique liée à l’épidémie de Covid-19 a tout par­ti­c­ulière­ment frap­pé les radios de prox­im­ité, elles qui ont pour­tant main­tenu leurs pro­grammes au plus fort du con­fine­ment et su créer du lien social avec les Français au cœur des ter­ri­toires. Elles étaient sou­vent les seules radios présentes en local pour assur­er l’information des citoyens.

Une radio sur trois a dû licencier

Des con­séquences impor­tantes sur l’emploi

Comme elles le red­outaient, la crise économique, qui frappe le marché local et affecte dure­ment les recettes pub­lic­i­taires en région, a des con­séquences inévita­bles sur l’emploi. 1 radio indépen­dante sur 3 (33%) a procédé à des sup­pres­sions d’emplois. Si un retour à l’activité nor­male ne se con­firme pas rapi­de­ment, 79% des radios indépen­dantes déclar­ent qu’elles réduiront encore leur masse salar­i­ale en 2021.

Un marché pub­lic­i­taire tou­jours très fragile

Mal­gré une ten­dance opti­miste sur le marché nation­al, la pub­lic­ité locale, qui représente env­i­ron 50% du chiffre d’affaires des radios indépen­dantes, est tou­jours en fort repli. En moyenne, les radios indépen­dantes accusent une baisse de chiffre d’affaires local de 32% par rap­port à 2019 pour les mois de juin à août. Un chiffre qui s’explique notam­ment par l’arrêt des activ­ités évène­men­tielles et touris­tiques. 73% des radios ne sont pas con­fi­antes dans une reprise du marché pub­lic­i­taire local avant 2021.

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Demande d’aide de l’État

L’indispensable accom­pa­g­ne­ment de l’État pour redonner de la com­péti­tiv­ité aux radios indépen­dantes. Si 88% des radios indépen­dantes salu­ent les aides des pou­voirs publics comme le fonds de sou­tien à la dif­fu­sion hertzi­enne FM et DAB+ de 30 mil­lions d’euros ou pour 93% d’entre elles, le crédit d’impôt dit “créa­tion”, applic­a­ble aux rede­vances SACEM et SPRé, il appa­raît cepen­dant néces­saire d’aller plus loin :

- 92% des radios indépen­dantes esti­ment indis­pens­able une exonéra­tion sig­ni­fica­tive des coti­sa­tions URSSAF sur l’an­née 2020 ;

- 71% appel­lent à la mise en place d’un plan de relance pour le média radio à l’im­age de ce qui a été fait pour la presse, le ciné­ma ou le spec­ta­cle vivant.

Pour Alain Lib­er­ty, Prési­dent du SIRTI : « Mal­gré nos alertes et la mobil­i­sa­tion de plus d’une cen­taine de par­lemen­taires, attachés aux médias de prox­im­ité dans leurs ter­ri­toires, le Gou­verne­ment a refusé notre demande d’exonération de charges sociales. Cette déci­sion a eu des con­séquences ter­ri­bles sur des cen­taines d’emplois. Notre tis­su de radios locales, par­ti­c­ulière­ment dynamique, a pour­tant prou­vé son rôle irrem­plaçable dans la créa­tion de lien social et l’information des pop­u­la­tions. Il est temps de lancer un grand plan de relance du média radio. Soutenons nos radios français­es de prox­im­ité ».

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