Accueil | Actualités | Médias | Assises du journalisme 2014 : le « Brand content »
Pub­lié le 19 octobre 2014 | Éti­quettes :

Assises du journalisme 2014 : le « Brand content »

Parmi la dizaine d’ateliers professionnels des 8èmes Assises du Journalisme de Jérôme Bouvier l’un des plus heuristiques fut certainement celui consacré aux nouvelles formes de publicité dans les médias dits encore d’information.

Présidé de main de maître par Amaury de Rochegonde (Stratégies), l’atelier a mis en lumière les nouvelles pratiques de brand content, de native advertising et autres formes de rédactionnel. Charles Gros de TradeLab, Charles Deffontaine de Adyoulike (deux agences de communication rédactionnelle), Benoît Campagne rédacteur en chef de L’Express.fr, Cyrille Frank de Médiaculture/Médiacadémie, Stéphane Martin de l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité ex OVP) animaient les débats.

« Forbes s’est sauvé grâce au native advertising », annonce le propriétaire du journal américain. « Forbes s’est sauvé au prix du journalisme » commente en contrepoint Jean-claude Guillebaud. Le New York Times, The Economist, Le Monde, L’Express et bien d’autres se sont engouffrés dans la brèche où les magazines féminins les avaient précédés depuis longtemps.

À titre d’exemple : les pages L’Express Votre Argent ont affermé depuis trois ans un espace « Mon argent m’intéresse » à un organisme financier BforBank. Ce dernier détermine le contenu, le journaliste peut refuser un texte, il n’y a pas de nom de produit dans le texte ni de mention « publicité », les liens internet renvoient à BforBank. L’article partagé sur les réseaux sociaux peut passer pour un article original de l’hebdomadaire et ainsi tromper au moins partiellement le lecteur

Les marques veulent « rentrer par le contenu et plus par le produit » devant la réticence des jeunes consommateurs face à la traditionnelle « réclame ». Si les marques et les pubards y trouvent leur compte il est clair que la « muraille de Chine » entre régie publicitaire est tombée. Et qu’elle n’est pas prête d’être reconstruite.

Ce contenu a été financé par les donateurs de l'OJIM

Ce portrait a été financé par les donateurs de l'OJIM

Aider l'Observatoire du journalisme, c’est contribuer au développement d’un outil indépendant, librement accessible à tous et à votre service.

Notre site est en effet entièrement gratuit, nous refusons toute publicité et toute subvention - ce sont les lecteurs/donateurs qui assurent notre indépendance. En donnant 100 € vous financez un portrait de journaliste et avec l'avantage fiscal de 66% ceci ne vous coûte que 33 €. En donnant 200 € vous financez un dossier. Vous pouvez régler par CB, par PayPal, par chèque ou par virement. Rejoignez les donateurs de l'Ojim ! Nous n'avons pas d'autres sources de financement que nos lecteurs, d'avance merci pour votre soutien.

5% récolté
Objec­tif : mars 2019 ! Nous avons récolté 100,00€ sur 2.000,00€. Vous appré­ciez notre tra­vail ? Rejoignez les dona­teurs de l’Ojim !

Suivez-nous sur les réseaux sociaux