Raphaël Glucksmann
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Dernière modification le 24/05/2016

Raphaël Glucksmann,
« en mode partisan »

Raphaël Glucksmann, dont les activités sont très diversifiées, fait figure d’inclassable : révolutionnaire professionnel, documentariste engagé, consultant pour le compte des gouvernements géorgiens et ukrainiens, membre des différents cercles néo-conservateurs français (Cercle de l’Oratoire, revue Le Meilleur des Mondes) qui soutiennent la politique belliciste des États-Unis dans le monde (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie, Géorgie, Ukraine, etc…), il occupe depuis plusieurs années les médias pour parler de ses actions et de ses projets. Son fil conducteur dans ses multiples tâches est de toujours œuvrer pour imposer sa vision de la « société ouverte » mondiale (métissée, cosmopolite et universelle), et combat donc, pêle-mêle, la Russie, Vladimir Poutine, le Front National, Éric Zemmour, la culture terroir ou les réactions identitaires secouant les peuples européens.

« À 34 ans, Raphaël Glucksmann, le fils d’André, a fait des soulèvements nationaux son fonds de commerce. Après la Géorgie, c’est en Ukraine qu’il conseille les leaders pro-Europe », « La révolution, c’est son rayon », Le Monde, 21/03/2014.

« S’il devait définir sa fonction aujourd’hui, il dirait “consultant en révolution”. “Mais ça n’existe pas” », Ibid.

« Se mobiliser pour une cause française, ce serait déchoir ?Ça ne m’a jamais fait vibrer de manifester pour les retraites”, répond-il », Ibid.

Raphaël Glucksmann est né en octobre 1979 à Boulogne-Billancourt. Il est le fils du philosophe, ancien maoïste et néo-conservateur pro-américain, André Glucksmann (voir § Sa nébuleuse). Pour son père, « on sent une affection, voire une admiration pudique chez l’héritier, qui avoue n’avoir « jamais vécu son statut de “fils de” comme un fardeau » ». (« Raphaël Glucksmann. Une rage d’enfant », Libération, 21/04/2015). Durant son enfance, la famille habitait à Paris dans le 10e arrondissement et Raphaël assure avoir passé toute sa scolarité dans les différents établissements publics de l’arrondissement. L’appartement de ses parents servait par ailleurs de lieu de rencontre (hébergement, dîner, etc…) aux dissidents de gauche de tous les pays : « J’avais le monde à ma table », résume Raphaël Glucksmann. (« Le conseiller français du Prince géorgien. Raphaël Glucksmann », La Croix, 18/09/2012). Concernant sa religion, Raphaël a, dans plusieurs entretiens, exprimé des options religieuses différentes. En 2012, il indiquait au journal La Croix une orientation chrétienne : « Quant à son héritage juif familial, il est seulement « culturel » car c’est dans « la dimension humaine du christianisme » qu’il dit se reconnaître le mieux. » (ibid.). Dans le portrait dressé par le quotidien Libération en avril 2015, c’est du côté des racines juives de sa famille qu’il se reconnaissait avec « une culture de diaspora plutôt qu’une foi. » (« Raphaël Glucksmann. Une rage d’enfant », Libération, 21/04/2015).

En 2009, Raphaël Glucksmann rencontre sa future épouse, Eka Zguladze (voir § Sa nébuleuse). Vice-ministre de l’Intérieur puis ministre de l’Intérieur en Géorgie sous la présidence de Mikheil Saakachvili, elle a obtenu la nationalité ukrainienne en décembre 2014, avant d’être nommée quelques jours plus tard vice-ministre de l’Intérieur de l’Ukraine dans le second gouvernement Iatsenouk. Le couple est parent depuis trois ans d’Alexandre, de nationalité franco-géorgienne (La Croix, 18/09/2012).

Selon les révélations et les photos du magazine Voici du 16 janvier 2016, Raphaël Glucksmann serait en couple avec la journaliste Léa Salamé (voir portrait). Selon l’hebdomadaire, « les deux trentenaires ont flashé en direct l’un sur l’autre, le 14 novembre dernier, lors de l’émission spéciale On n’est pas couché, spécial attentats. »

Formation

Khâgne au lycée Henri-IV, « nid des élites parisiennes, le jeune homme ne sait que faire de sa vie. Direction Sciences Po. (…) il refuse de rejoindre l’université Columbia pour un semestre. Trop convenu. Il traverse la Méditerranée pour un séjour de sept mois, comme journaliste, au Soir d’Algérie : “Alger, c’était un coup de foudre absolu. Je pouvais faire ce que je voulais, par exemple, des enquêtes sur la mafia des strings, aux mains des islamistes. Je voulais rester !” » (« Dans la famille Glucksmann, le fils est conseiller de président », Le Monde, 05/10/2011).

Parcours professionnel

Dans son aide à la Tchétchénie, ou dans son travail en tant que conseiller du président géorgien ou ukrainien, Raphaël Glucksmann a une unique constante, celle de s’opposer au président russe, Vladimir Poutine, et à la Russie en général. Il y a derrière tout cela des desseins géopolitiques évidents (créer des marches pro-américaines aux frontières de la Russie) mais aussi une posture philosophique voire quasiment religieuse. La Russie poutinienne représente pour tous les partisans de la « société ouverte » un ennemi mortel : « les adversaires de la société ouverte ne se ressemblent pas et bien souvent se haïssent. Rien de commun, apparemment, entre le prêcheur salafiste qui arme idéologiquement les terroristes de Vincennes ou Toulouse et Marine Le Pen (…) entre Vladimir Poutine (…) et Al-Bagdadi. Tout les oppose. Tout, sauf une aversion partagée pour le monde qui nous a vus naître et que nous pensions universel. Tout, sauf le rejet de nos principes cosmopolites et démocratiques, de nos modes de vie, de nos errances et de nos licences. Tout, sauf ce qui constitue à nos yeux l’essentiel. » (« Nous étions la génération vernie, par Raphaël Glucksmann », Les invités de Mediapart, 24/02/2015).

Géorgie (2008 – 2013)

La relation s’est nouée entre Raphaël Glucksmann et le président géorgien de l’époque, Mikheïl Saakachvili, au moment de la rédaction d’un livre d’entretien Je vous parle de liberté (Hachette, 2008), après la guerre éclair avec la Russie d’août 2008. Cet affrontement a joué comme un rôle de détonateur pour Raphaël Glucksmann, il est alors passé, selon son expression « en mode partisan » (Le Monde, 05/10/2011).

En août 2008, à un barrage militaire russe au sud de la ville de Gori, il a eu « la “chance” de croiser le général Borisov, chef des troupes d’invasion. Au milieu de mercenaires pillant les maisons des alentours, il éructa à l’endroit des quelques reporters présents : “Tas de pédés ! Rentrez chez vous baiser vos nègres. Ici, ce n’est pas l’Europe, c’est la Russie!” Un déclic se produisit : je décidai de poser ma caméra, d’agir au lieu de témoigner. À 3 heures du matin, j’entrai dans le bureau du président géorgien Mikheil Saakachvili : “Je reste tant que ces maniaques sont là et je veux aider. Quitte à nettoyer les chiottes s’il le faut”. » (Les invités de Mediapart, 24/02/2015).

En septembre, Raphaël Glucksmann voit le président géorgien la nuit : « Micha a toujours eu un côté charmant, superdynamique. Je voulais savoir ce qu’il y avait derrière. Or c’était encore plus articulé que je ne m’y attendais. » (Le Monde, 05/10/2011). Mikheïl Saakachvili lui propose de rejoindre son staff. En janvier 2009, il devient un conseiller de Mikheïl Saakachvili, chef de l’État géorgien « mais avant tout un ami » (ibid.). Son thème de prédilection : l’intégration européenne. « Il veille à l’image du pays. C’est ainsi qu’il a participé à l’organisation d’un concert géant, en mai 2010 à Zougdidi, près de la frontière abkhaze, avec Youssou N’Dour, MC Solaar et Jane Birkin, amie de la famille. » (ibid.). Un autre Français, détaché auprès du Conseil national de sécurité géorgien « tout en étant rémunéré par le Quai d’Orsay », Thomas Eymond-Laritaz, déclarait en 2011 : « Saakachvili ne fait pas un one-man-show, il utilise beaucoup de canaux pour faire passer des messages et en recevoir. Raphaël le connaît intimement, il joue un grand rôle dans l’écriture de ses discours. » (ibid.). Mais les Français n’étaient pas les seuls conseillers du président, Raphaël Glucksmann est fier de pouvoir affirmer que « le gouvernement est formé de jeunes gens dont la double nationalité américaine, anglaise ou israélienne fait ressembler Tbilissi à une Babel occidentale plantée au cœur du Caucase » (« Leçons géorgiennes », Libération, 25/08/2008). Et pour la Géorgie, Raphaël Glucksmann a utilisé ses relais médiatiques pour faire passer son message à l’encontre de la Russie, comme cette tribune parue dans le quotidien Libération en 2008 où il demandait que la Russie soit « peut être exclue du G8 et du Conseil de l’Europe. Et le Kremlin n’est pas peuplé de martyrs : menacer de saisir les biens immobiliers et les avoirs de ses dirigeants milliardaires, ou bien évoquer la suppression des visas, voilà qui fera réfléchir les «libéraux» du régime, des oligarques plus attachés à leurs vacances à Nice qu’à l’Ossétie du Sud. La Russie n’est pas intouchable. » (Le Monde, 05/10/2011).

Par ailleurs, le fils du philosophe André Glucksmann, a obtenu en 2009 des financements pour créer dans la capitale géorgienne une Maison de l’Europe, créé avec Lionel Charrier et Natalia Kancheli, installée dans les anciens locaux de la Banque nationale afin d’encourager le rapprochement de la Géorgie avec l’Union Européenne.

Ukraine

Au lendemain du sommet européen de Vilnius, les 28 et 29 novembre 2013, où le président déchu Viktor Ianoukovitch a refusé de signer le rapprochement entre l’Ukraine et l’Union européenne, Raphaël Glucksmann a rejoint Kiev, huit jours après le début des manifestations. Depuis, il a contribué – sans contrat et gratuitement – à la stratégie de Vitali Klitschko, l’ex-boxeur devenu l’un des leaders des manifestants pro-européens en Ukraine, a écrit ses discours et développé ses contacts en Europe et aux États-Unis. Mais depuis que Ioulia Timochenko est sortie de prison et est entrée dans la course à la présidentielle, la plume a pris ses distances. Sur lequel des deux opposants miser ? Il élude en assurant, un brin langue de bois, que « la révolution est beaucoup plus importante que les leaders de la révolution » car, « si elle échoue à Kiev, ça va tuer l’idée de révolution dans cette région » (« La révolution, c’est son rayon », Le Monde, 21/03/2014).

Il est également à l’origine de la création d’une ONG en faveur de la démocratie européenne, qu’il préside à Kiev : « J’essaye de dire aux oligarques ukrainiens que s’ils veulent prouver qu’ils sont devenus pro-européens ils doivent aider les autres (Biélorusses, Russes, Géorgiens) à faire leur révolution« , affirme-t-il. Avant de s’emballer, une lueur dans les yeux : « C’est tout de même la première fois que des gens meurent avec le drapeau européen dans les mains » (ibid.).

Parcours militant

Cofondateur de l’association Études sans frontières

« Soutenus par des intellectuels de renom (notamment le philosophe André Glucksmann, l’écrivain Pascal Bruckner, le sociologue Alain Touraine). » (« Études Sans Frontières accueille de nouveaux étudiants tchétchènes », AFP, 21/07/2005). Études sans Frontières « fonctionne sur la base du bénévolat et finance le séjour des étudiants grâce à des donations privées (Fondation Soros notamment) et subventions publiques (mairie de Paris, région IDF), lance un appel aux dons en vue de la prochaine rentrée universitaire. » (ibid.)

Les motivations : « L’objectif n’est pas seulement de sauver des jeunes de la guerre en Tchétchénie mais aussi de former une élite à la démocratie qui de retour dans son pays pourra contrer la montée du terrorisme. On a vu comment ont fonctionné les ONG américaines. Elles ont fait venir étudier aux États-Unis des gens des pays de l’Est et ce sont ces gens là qui sont maintenant à l’avant-garde de toutes les révolutions dans leurs pays comme en Ukraine ou en Géorgie. » (ibid.)

Le comité d’honneur d’Études sans Frontières comprenait la fine fleur des néo-conservateurs français : Youri Afanassiev; Elena Bonner; Francis Bueb; Georges Charachidze; Yves Cohen; Dr. Michael Dewitte; Wilhem Donner; Olivier Dupuis; Michael Fischer; André Glucksmann; Romain Goupil; Pierre Hassner; Richard Herzinger; Kjell Olaf Jensen; Kerry Kennedy; Bernard Kouchner; Jack Lang; Pierre Lellouche; Pierre Moinot; Dr. Gérard Mortier, Rupert Neudeck; Yves Quéré; Josep Ramoneda; Jacques Rupnik; Alain Touraine.

Quelques actions d’ESF

Mai 2003 : Mercredi 21 mai 2003 à la Fnac Montparnasse (Paris 6e) conférence à partir de 17h30 sur le thème des étudiants en Tchétchénie, en présence d’André Glucksmann, Romain Goupil, Stanley Greene, Françoise Spieckermeier, et d’étudiants de l’université de Grozny.

Mars 2005 : Organisateur de la journée d’information « Pour la liberté culturelle de Moscou à Grozny » à la Galerie W, 44, rue Lepic. Raphaël Glucksmann a par ailleurs lancé une pétition recueillant la signature de quatre cents personnalités des arts, de la recherche ou de la politique pour dire leur « refus de l’extinction de la culture tchétchène ».

Ce qu’il gagne

Selon le site Intelligence Online, « la lutte entre le président géorgien Mikheil Saakachvili et son challenger politique, le milliardaire Bidzina Ivanishvili, a été une mine d’or pour les lobbyistes (…) le gouvernement de la Géorgie s’appuie sur plusieurs entreprises » (« Tbilissi’s lobbyists are rich », Intelligence Online, 20/09/2012. Traduction Ojim), dont celle de Raphaël Glucksmann, NoE Com [NOE CONSEIL]. Pour donner une idée de la formidable pompe à fric des cabinets de lobbying, les entreprises américaines Prime Policy Group et le Gephardt Group Government Affairs, ont été respectivement payés 150 000 et 180 000 $ pour six mois de travail en 2012 par le président géorgien Mikhaïl Saakachvili. (« Bataille chez les consultants de la Géorgie », Intelligence Online, 23/08/2012).

Publications

Génération gueule de bois. Manuel de lutte contre les réacs, Allary Editions, 2015

Extraits : (« Les cinq têtes de Turc de Raphaël Glucksmann », Le Point, 26/03/2015)

Poutine. « Derrière des photos du tsar pêchant torse nu, matant un tigre blanc ou pilotant un avion de chasse, sous la pose macho et les discours martiaux, un véritable projet idéologique a vu le jour. »

Zemmour. « Quand il est interdit d’interdire, la véritable révolte, c’est de souhaiter l’ordre, de prôner l’obéissance (…). La liberté, c’est la servitude : c’est beau comme du Mao Zedong », dit Raphaël Glucksmann de la « bête de foire avec ses entrées dans le PAF ».

Hollande. « Gageons qu’il trônera en tête des personnalités préférées des Français lorsqu’il aura quitté l’Elysée depuis assez longtemps pour que les gens aient oublié son règne. »

Soral. Il « s’extasie devant la virilité aryenne de Poutine », tançant le « Sémite Elkabbach, soumis comme une femme », lors d’une interview en 2014.

Douguine. Le Raspoutine de Poutine, favorable à l’annexion de la Crimée, écrivait : « La Russie ne s’arrêtera pas là, amplifiera ses actions en Europe, se posant en élément central de la révolution conservatrice européenne. »

Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy (avec André Glucksmann), Denoël, 2008

Je vous parle de liberté. Entretien de Mikheil Saakachvili, Hachette littératures, 2008

Documentaire : Tuez-les tous ! Rwanda, histoire d’un génocide sans importance de Raphaël Glucksmann, David Hazan, Pierre Mezerette, réal., scénario ; Jonathan Châtel, voix. « “Nous voulions, au départ, faire un film sur le rôle de notre État au Rwanda, sur notre rapport à cette histoire en tant que citoyens français. Mais les claques que nous avons prises sur place nous ont conduit à placer le génocide au cœur du film”, expliquent les auteurs. (…) Aujourd’hui, ce film va très au-delà et affirme que les responsables de la politique étrangère française qui ont donné les instructions d’aider les armées du régime Hutu ont une très grave responsabilité dans le génocide rwandais. Peut-être est-ce un jugement excessif », « Rwanda. L’holocauste oublié »,Le Télégramme, 14/11/2004.

Collaborations

Mai 2005 : Il participe en Belgique à un débat organisé au Centre Culturel et Artistique d’Uccle par l’Institut de la Mémoire audiovisuelle juive (IMAJ) et le Bn’ai B’rith avec Patrick de Saint Exupéry (journaliste, auteur), Colette Braeckman (journaliste), José Kagabo (historien et sociologue), Pamphile Sebahara (sociologue chargé de recherches au Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité -GRIP, Bruxelles-) et Joël Kotek (auteur) sur le thème « Pourra-t-on éviter un génocide dans le futur ? »

Il l’a dit

« Nous sommes les victimes d’une partie de ping-pong. À chaque poussée terroriste, chaque attentat, le repli sur soi progresse. Les deux ennemis de la société ouverte, le djihadisme et l’extrême droite, se renforcent l’un l’autre. Daech ne conquerra jamais militairement la France, mais il peut la conduire au repli identitaire », « Raphaël Glucksmann dans le chaos du monde », ouest-france.fr, 13/05/2016

Raphaël Glucksmann – Omar, tu es la deuxième personnalité préférée des Français selon le baromètre du JDD. Est-ce cela cette « majorité ouverte » dont tu parles ?
Omar Sy – Oui. La France, est-ce sondage ou les résultats politiques ? Je pense profondément que ce sondage dit la vérité, ressemble à la France…
Tu talonnes Jean-Jacques Goldman de très près…
Raphaël Glucksmann – L’honneur est sauf parce que le Juif est toujours devant !
Entretien croisé entre Raphaël Glucksmann et Omar Sy dans Les Inrockuptibles daté du 20 janvier 2016

« Mon père est dans la contemplation du mal, il en a un sens aigu mais sans manichéisme. Moi, je n’admire pas juste les gens parce qu’ils savent faire face au mal. Je suis un exalté, mais je suis calme dans mon exaltation », « Dans la famille Glucksmann, le fils est conseiller de président », Le Monde, 05/10/2011.

« En arrivant à Kiev, confie-t-il, j’ai envoyé un SMS à Dany [Cohn-Bendit] : « C’est bon tu peux aller au musée. Ils ont fait cent fois mieux que toi ici. Et en hiver, ce qui est un peu plus sport » », « La révolution, c’est son rayon », Le Monde, 21/03/2014.

« Guerre aux portes de l’Europe, en Ukraine; attaques terroristes liberticides à Paris et à Copenhague; montée en flèche de l’extrême droite… Qui est responsable de ce scénario catastrophe? Tous ces événements que vous citez visent la même chose: la paix, la liberté, le progrès social, qui nous semblaient acquis, ont été attaqués par des gens très différents mais qui, au fond, avaient tous la même cible. Alors, les responsables des attentats, ce sont ceux qui les ont commis, comme le responsable de l’invasion de l’Ukraine, c’est Vladimir Poutine… », « «Nous avons oublié la force des idées», Le Soir, 18/03/2015

« Plus on acceptera cette inadéquation des institutions et des élites républicaines traditionnelles à l’époque, plus on a de chances que l’emporte la réaction. Antonio Gramsci, qui a bien analysé ces moments d’entre-deux, quand l’ancien monde est mort et que le nouveau n’est pas encore né, a écrit que c’est le moment où la terre enfante des monstres. On est dans un de ces moments-là. C’est le moment du danger absolu, où les Marine Le Pen et les Poutine peuvent s’emparer du pouvoir », ibid.

« Deux replis identitaires se font face en France : les idéologies islamistes et nationalistes. Ils se renforcent l’un l’autre en s’opposant. Le projet de l’extrême droite est politiquement plus dangereux que celui des jihadistes, car il n’y aura jamais de califat en France, », «Le FN mène une bataille culturelle», Libération, 14/03/2015

« Poutine finance le FN et envoie des tanks en Ukraine. Pour lui, cela fait partie d’une même croisade, du même combat pour une vision du monde fondée sur l’exclusion, la haine, symbolisée par le cadavre d’un opposant politique avec quatre balles dans le dos. Il n’y a plus de frontière réelle entre les politiques étrangère et intérieure. Une guerre est menée contre les mélanges, les métissages, les libertés », ibid.

« Nous devons arrêter de céder du terrain. Assumer nos idées, affirmer que l’immigration fait partie de l’ADN de la France et porter un projet de démocratie européenne », ibid.

« Nous sommes tous des flics juifs arabo-martiniquais dessinateurs libertaires de prophètes clients de supérette kasher. Clarissa, Stéphane, Ahmed, Yoav ou Franck : nos prénoms, nos origines diverses, nos fois ou nos absences de foi, nos idéaux et nos manques de repères forgent notre carte d’identité nationale. (…) Les communautés nationales, ethniques ou religieuses allaient se dissoudre dans une acculturation planétaire émancipatrice, les individus se débarrasseraient des contraintes et des carcans, des églises et des partis, du temps et de l’espace, pour former une société globale libre et pacifiée. Monades sans portes ni fenêtres, nous étions promis à une existence en apesanteur, sans heurts, et, dans la galerie des glaces qui nous servirait d’univers, chacun contemplerait dans l’autre sa propre perfection », « Nous étions la génération vernie, par Raphaël Glucksmann », Les invités de Mediapart, 24/02/2015

« Les adversaires de la société ouverte ne se ressemblent pas et bien souvent se haïssent. Rien de commun, apparemment, entre le prêcheur salafiste qui arme idéologiquement les terroristes de Vincennes ou Toulouse et Marine Le Pen qui, plus rapidement que les autres, trouve les mots après l’horreur pour condamner le « fondamentalisme islamiste ». Pas le moindre rapport, à première vue, entre Vladimir Poutine, décrochant – parmi les premiers là aussi –, son téléphone pour assurer les Américains de son soutien le 11 septembre 2001 et Al-Bagdadi prônant le califat planétaire. Tout les oppose. Tout, sauf une aversion partagée pour le monde qui nous a vus naître et que nous pensions universel. Tout, sauf le rejet de nos principes cosmopolites et démocratiques, de nos modes de vie, de nos errances et de nos licences. Tout, sauf ce qui constitue à nos yeux l’essentiel », ibid.

« Mais Raphaël le dit volontiers, il est de parti-pris. Il l’a toujours été, même lorsqu’il réalisait ses documentaires. “Selon moi, il y a des situations qui te conduisent à ne pas être neutre”, explique ce père engagé », « Raphaël Glucksmann : courir pour des idées », cafebabel.fr, 25/03/2015

« Et les islamistes et le Front national, ce qu’ils veulent, c’est enlaidir le monde », « C à vous », France 5, 12/03/2015

« Le projet de l’école républicaine, c’était un projet de déracinement. C’était un projet politique qui visait à enlever les enfants des clochers, des terroirs ! C’était créer, à partir d’héritiers, des citoyens, c’était l’antithèse du projet réactionnaire qu’on nous offre dans les livres et bientôt dans les urnes », « La nouvelle émission », Canal+, 26/02/2015

« “Je travaille pour l’Europe”, estime ce fédéraliste convaincu, qui a ouvert une “maison de l’Europe” à Tbilissi », « Le conseiller français du Prince géorgien. Raphaël Glucksmann », La Croix, 18/09/2012

Sa nébuleuse

Bernard-Henri Lévy

En 2008, Raphaël Glucksmann « reçoit un appel de Bernard-Henri Lévy, ami de la famille. « Raphaël, il faut qu’on y aille [en Géorgie] ! » (Le Monde, 05/10/2011). Pour Raphaël Glucksmann, « je ne lui ai jamais dit depuis, par pudeur, parce que nos relations, bien qu’amicales et respectueuses, ne sont pas assez intimes – mais ce coup de fil allait indirectement changer ma vie. » (« 2008 : en Georgie (par Raphaël Glucksmann) », bernard-henri-levy.com). En effet, « ce voyage au cœur de la nuit géorgienne, ainsi que la polémique à notre retour, cher Bernard, voilà ce qui m’a décidé à m’installer à Tbilissi. Voilà ce qui m’a convaincu de m’engager auprès des gens que nous avons croisés ensemble. (…) Ton coup de fil a donc été le facteur déclenchant d’un virage radical dans mon existence. Je ne t’en remercierai jamais assez. » Pour Raphaël Glucksmann : « ce qui m’a toujours plu chez Bernard, comme chez mon père d’ailleurs, c’est ce refus chevillé au corps de confondre objectivité et neutralité. J’aime précisément ce qu’on lui reproche : une faculté rare à prendre parti quand c’est nécessaire. » (ibid.)

Michel Hazanavicius

« J’ai rencontré Raphaël Glucksmann pour le documentaire sur le Rwanda, et nous sommes devenus amis. » (« J’ai tué The Artist très vite, sans violence », L’Express, 26/11/2014). En effet, le réalisateur oscarisé (2012) à Hollywood pour son film The Artist à coécrit et coproduit le documentaire « Tuez-les tous ! » sur le génocide au Rwanda de Raphaël Glucksmann, David Hazan et Pierre Mezerette. C’est d’ailleurs Raphaël Glusksmann qui l’a influencé pour son film The Search évoquant la seconde guerre de Tchétchénie en 1999 avec un parti pris clairement anti-russe : « il est un des rares intellectuels français à avoir essayé d’alerter l’opinion sur cette guerre. C’est lui qui m’a amené à regarder de près ce sujet, que j’ai eu tout de suite envie de traiter. Mais je ne savais pas encore comment. » («Michel Hazanavicius : « être au plus près de l’humain », Le Bien Public, 28/11/2014).

Les milieux néo-conservateurs français

Comme son père André Glucksmann, il est membre du cercle de réflexion du Cercle de l’Oratoire (cofondé par Michel Taubmann et son épouse), il contribue à l’édition de sa revue Le Meilleur des mondes (2006-2008). Créé de façon informelle, en 2001, le Cercle de l’Oratoire est devenu un lieu de rencontre pour les différentes sensibilités pro-américaines en France : « Pour la plupart issus de la gauche ou de l’extrême gauche, nous étions choqués par l’anti-américanisme qui régnait en France au lendemain du « 11-Septembre ». Aujourd’hui, nous sommes un peu ceux qui soutiennent les États-Unis dans le village gaulois » (« “Le Meilleur des mondes”, une voix pour l’Amérique », Le Monde, 24/03/2006). Le groupe prend forme peu à peu, avec des « intellectuels (les philosophes André Glucksmann et Pierre-André Taguieff, l’essayiste Pascal Bruckner, l’universitaire Stéphane Courtois, coauteur du Livre noir du communisme, Jacky Mamou, ancien président de Médecins du monde, Kendal Nezan, président de l’Institut kurde de Paris…) mais aussi de jeunes journalistes, des étudiants. Des personnalités (Bernard Kouchner, Nicolas Baverez, Fadela Amara…) » (« Les meilleurs amis de l’Amérique », Libération, 09/05/2006). Pour leur première action, ils lancent un texte de soutien à l’intervention américaine en Afghanistan (« Cette guerre est la nôtre », Le Monde du 8 novembre 2001). Pour son premier numéro en 2006, la revue Le Meilleur des mondes, Raphaël Glucksmann rencontrait l’ancien dissident et ex-président de la République tchécoslovaque, Vaclav Havel.

Union des Étudiants Juifs de France

« À l’inverse, la défense de l’armée et de la place particulière de la France en Afrique, l’allergie à la culpabilité post-coloniale ou encore la dévotion à l’égard de François Mitterrand animent le camp des « nationalistes ». S’y ajoute parfois un virulent « antisionisme » : le Rwanda et Israël se sont rapprochés et les échanges sur les enjeux mémoriels des génocides sont fréquents entre les deux pays. Accuser Kigali d’instrumentaliser le génocide est une manière d’insinuer la même chose à l’encontre d’Israël. De son côté, l’Union des étudiants juifs de France organise des voyages d’étude au Rwanda, à l’initiative de Benjamin Abtan, de SOS-Racisme, ou de Raphaël Glucksmann, fils du philosophe et réalisateur d’un film à charge pour la France intitulé Tuez-les tous ! (2004) ». « Rwanda, une passion française », Le Monde, 26/01/2012

Ekaterina “Eka” Zgouladze

Fille d’un ingénieur et d’une artiste, elle est née le 18 juin 1978 à Tbilissi. Surnommée la « princesse de Géorgie » pour ses frasques nocturnes durant sa jeunesse, passée par l’université d’État de l’Oklahoma (États-Unis) et titulaire de modestes diplômes de journalisme et de droit. Elle est pourtant nommée vice-ministre de l’Intérieur entre 2005, car « tout le monde la connaît, elle fréquente le tout-Tbilissi branché, les DJ, les designers » (« Ekaterina, ministre de la police… de deux pays », L’Obs, 09/04/2015), et ce jusqu’en 2012, et ministre de l’Intérieur par intérim de juillet à octobre 2012. En 2013, elle s’installe en France chez André Glucksmann et sa femme, tandis que Raphaël reste à Tbilissi. Eka en profite pour conseiller des gouvernements, dirige une mission de l’OSCE sur la lutte contre la corruption.

Fin décembre 2014, le président ukrainien lui propose de réformer la police de son pays. Pour Ekaterina Zgouladze : « comment pouvais-je dire non ? Réussir en Ukraine est important aussi pour la Géorgie. Car le post-soviétisme est notre ennemi commun. Seul le lieu de la bataille a changé. En 2006, c’était Tbilissi. Aujourd’hui, c’est Kiev. » (ibid.) Après avoir adopté la nationalité ukrainienne, elle est depuis décembre 2014, vice-ministre de l’Intérieur de l’Ukraine dans le second gouvernement Iatsenouk. « En s’expatriant en Ukraine, “Eka” poursuit le combat des Glucksmann contre le “poutinisme” qui menace toute l’Europe de l’Est. »(ibid.)

En tout cas, cette nomination a mis en fureur le premier ministre géorgien Irakli Garibachvili, « il est bien dommage que des personnes [Zourab Adeïchvili et Ekaterina (Eka) Zgouladze] que nous poursuivons en justice et qui sont recherchés par Interpol se soient confortablement installées dans le gouvernement ukrainien. Cela ne tardera pas à nuire aussi bien au gouvernement qu’à l’image de marque de l’Ukraine. » (« Tbilissi reproche à Kiev de promouvoir des personnes recherchées par Interpol », fr.sputniknews.com, 20/12/2014). En effet, en 2012, la police géorgienne a été éclaboussée par un scandale concernant des sévices infligés à des prisonniers par les forces de l’ordre. Salomé Zourabichvili, ancienne ministre des Affaires étrangères de Géorgie, fondatrice du parti politique « La Voie de la Géorgie » et actuellement coordinatrice du groupe d’experts qui assiste le comité des sanctions contre l’Iran du Conseil de sécurité de l’ONU pose cette question intéressante sur le silence de Raphaël Glucksmann : « Marié à celle qui a été vice-ministre de l’Intérieur [Eka Zgouladze], puis ministre, ignorait-il vraiment tout des excès de la police, des tortures dans les prisons et de la situation des droits de l’homme dans le pays ?» (« Géorgie. La « french connection » », Marianne, 27/10/2012).

En décembre 2015, la presse russe et ukrainienne font circuler l’information selon laquelle, Eka Zgouladze aurait été arrêtée à l’aéroport Borispol en essayant de transférer 4 millions de $ hors du pays. Championne de la lutte anti-corruption, « Eka » a toutefois été rapidement relâchée suite à l’intervention du ministre de l’Intérieur Arsen Avakov, lequel a assuré que l’argent était destiné à payer les services hospitaliers et les obstétriciens en France où elle doit accoucher en février. Toutefois Vasyl Gritsak, le chef des services secrets ukrainiens (SBU), a partagé dans la presse ukrainienne ses soupçons quant au détournement des sommes allouées à la réforme de la police.

États-Unis : Idiots utiles ou agents américains de la National Security Council ?

Raphaël Glucksmann et sa femme Ekaterina “Eka” Zgouladze ne sont pas américains et pourtant ils ont systématiquement suivi et mis en œuvre dans leurs responsabilités au sein des gouvernements géorgiens ou ukrainiens, dans leur activité militante (Étude sans frontière) ou médiatique, la ligne politique des États-Unis. Ce tropisme américain peut faire naître des interrogations légitimes quand on s’intéresse aux parcours de ce couple. Durant son adolescence, à la chute de l’URSS, Ekaterina “Eka” Zgouladze, a étudié, grâce à une bourse américaine à l’université d’État de l’Oklahoma (« La gamine qui a maté la police de Géorgie », Le Figaro, 20/06/2011). Elle travaille par la suite « pour la Millennium Challenge Corporation, une agence américaine d’aide aux pays pauvres » où « elle fait des merveilles. Sa rigueur impressionne. » (« Ekaterina, ministre de la police… de deux pays », L’Obs, 09/04/2015). Fondé par le président des États-Unis de l’époque, Georges W. Bush, et annoncé le 14 mars 2002, lors d’un discours à la Banque interaméricaine de développement, le Millennium Challenge Account (MCA) se voit doté d’un budget colossal géré par la Millennium Challenge Corporation (MCC) afin d’aider financièrement, « selon des critères qui viendront récompenser les pays qui mettent fin à la corruption, respectent les droits de la personne, instaurent l’État de droit, investissent dans les domaines de la santé et de l’enseignement, libéralisent leur économie, appliquent une politique budgétaire judicieuse, promeuvent l’initiative privée et facilitent la création de petites entreprises. » (« L’illusionnisme économique », La Presse, 27/04/2003). La création et le développement du MCA-MCC n’a pas seulement un but philanthropique mais elle s’inscrit dans la stratégie du « soft power »* mis en place après les attentats de septembre 2001 par l’administration Bush afin de lutter contre le terrorisme et d’assurer la sécurité intérieure des Etats-Unis. Le concept du MCA a été « préparé par le National Security Council (Conseil de sécurité nationale) et fortement soutenu par sa directrice, Condoleeza Rice » (« Le Millenium Challenge Account. Une nouvelle conception de l’aide publique au développement ? » de Benoit Daviron (Cirad), Thierry Giordano, Iddri). Ce n’est pas la première fois que le couple Glucksmann rencontre le National Security Council (Conseil de sécurité nationale**) sur son chemin puisqu’en 2005, deux étudiants tchétchènes aidés par Études sans frontières, « ont rencontré des membres du département d’État et du Conseil de la Sécurité Nationale ainsi que des membres du comité des relations étrangères du Sénat et des médias » en présence, semble-t-il, de Raphaël Glucksmann.(« Both students, who are exiled in Paris, were also seeking support for « Marsho », a youth organization they have created to promote democracy values in the republic, and for Etudes Sans Frontieres (Studies Without Borders), an organization founded by a group of French students in 2003 to help their counterparts from war-torn countries. While in Washington they were to meet with officials from the State Department and National Security Council as well as members of the Senate foreign relations committee and media organizations. « Our objective is simple, » said Raphael Glucksmann, one of the founders of Etudes Sans Frontieres, which hopes to open chapters in the US and other countries. « Perhaps by bringing students out of Chechnya it would open up this ghetto », « Exiled Chechen students seek US support for democracy initiative », AFP world news, 24/10/2005).

La Géorgie, pour le gouvernement de laquelle le couple Glucksmann a travaillé pendant plus de cinq ans, et l’Ukraine désormais où ils exercent leur fonction, sont des cibles prioritaires des États-Unis qui cherchent ainsi « à élargir leur influence sur la périphérie de la Russie ». En effet, les Américains « se concentrent sur l’Ukraine, le Caucase du Sud et l’Asie centrale. Ils ont pour ambition de contrôler les routes des hydrocarbures et d’empêcher la Russie de redevenir une grande puissance. Washington veut placer sous le parapluie de l’Otan les États postsoviétiques qui le souhaitent. Contrôler le Caucase du Sud achève également l’encerclement de l’Iran. » (« Russie-Géorgie : les enjeux du conflit en 7 points », L’Express, 22/08/2008).

*Soft Power : Le « Soft power » (« pouvoir doux »), concept de la géopolitique américaine, renvoie à l’influence que les États peuvent avoir par l’intermédiaire de la culture, des idées ou des valeurs − et non pas seulement par la force et la coercition traditionnelles (« Hard power »). (Source : franceculture.fr)

** Le Conseil de sécurité nationale (National Security Council ou NSC) est une organisation administrative dépendant directement du président des États-Unis. Il a un rôle de conseil, de coordination et parfois d’impulsion sur les sujets de politique étrangère, de sécurité nationale, et plus généralement sur l’ensemble des questions stratégiques. Il est en cela un acteur peu connu, mais majeur, parfois prédominant, de la politique étrangère des États-Unis. (Source : Wikipédia)

Noé Conseil

Cette SARL créée en octobre 2009 a pour objet la « communication, le lobbying et le conseil auprès d’institutions, individus et associations. » Les dirigeants en sont Arnaud Borges (dirigeant par ailleurs de DUM DUM FILMS ou de MANGE TA SOUPE, Aline Le Bail (est-ce la même Aline Le Bail-Kremer, porte-parole de SOS Racisme, membre de l’European Grassroots Antiracist Movement, trésorière de France Syrie Démocratie, rédactrice à la revue communautaire juive L’Arche Mag et à celle de Bernard Henri Lévy la Règle du jeu ?), et Sébastien Couderc (ancien de la Confédération Etudiante et président Fondateur de l’agence Shigan, spécialiste en gestion de crises, communication politique et Public Diplomacy).

Léa Salamé

Selon les révélations et les photos du magazine Voici de janvier 2016 (16 janvier), Raphaël Glucksmann serait en couple avec la journaliste Léa Salamé. Selon l’hebdomadaire, « les deux trentenaires ont flashé en direct l’un sur l’autre, le 14 novembre dernier, lors de l’émission spéciale On n’est pas couché, spécial attentats. »

Ils ont dit

Bernard-Henri Lévy : « Cent jours sans elle. Cent jours sans Anna Politkovskaïa, journaliste assassinée, le 7 octobre dernier, dans la cage d’escalier de son immeuble, en plein Moscou. Nous sommes quelques-uns, ce lundi, à être venus nous recueillir, sur le parvis de Notre-Dame, en hommage à cette grande dame qui fut l’honneur de la presse libre. De Romain Goupil à Robert Ménard, d’André et Raphaël Glucksmann aux militants des droits de l’homme qui ont, par ce petit matin froid, pris la peine d’être là, des questions simples, sur toutes les lèvres : qui a tué notre amie ? qui a commandité le meurtre ? les enquêteurs, à Moscou, ont-ils mission d’élucider l’affaire ou de l’étouffer ? et quant à leur patron, le dictateur Poutine, n’y aurait-il pas lieu, dans le doute, de prononcer sa » suspension provisoire » dans l’ordre de la Légion d’honneur où il fut, quelques semaines avant le crime, promu dans le grade le plus élevé ? C’est à Chirac de se prononcer. Et à l’opinion de le lui demander », « Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy », Le Point, 18/01/2007

« Un autre observateur étranger, à Tbilissi, a la dent plus dure. “Il est d’une légèreté hallucinante. Il crée un enthousiasme, puis il disparaît. Et intellectuellement, il n’est pas outillé” », « Dans la famille Glucksmann, le fils est conseiller de président », Le Monde, 05/10/2011

« Le magazine Elle a publié un beau portrait de la ministre de l’Intérieur de Géorgie, Eka Tkechelachvilli, et de son époux, Raphaël Glucksmann, lui-même conseiller du président Saakachvili… Coauteur avec son père, André Glucksmann, de Mai 68 expliqué à Sarkozy, le jeune Raphaël expliquait sans rire qu’il réalisait à Tbilissi ce dont son père avait rêvé à Paris, en mai 1968… Manifestement, les Géorgiens n’ont guère apprécié, à en juger par la cuisante défaite électorale de Saakachvili… », « Mauvais conseil », Marianne, 06/10/2012

« Fallait pas le rater, sur Canal Plus, le 3 mars à 12 h 30 : Zorro est arrivé. Raphaël Glucksmann, conseiller politique auprès de l’autorité ukrainienne ! Vantant les mérites de la révolution ukrainienne. Il a vu des étudiants manifester avec des kalachnikovs ! Ali Baddou et sa bande, bouche bée devant tant d’émerveillement. Que diraient ces âmes pures si des ouvriers français manifestaient avec des kalachnikovs à Paris ? Chroniqueurs et pseudo-journalistes mais vrais va-t-en-guerre. », « Passé, présent, futur… », L’Humanité, 07/03/2014

« À 34 ans, Raphaël Glucksmann, le fils d’André, a fait des soulèvements nationaux son fonds de commerce. Après la Géorgie, c’est en Ukraine qu’il conseille les leaders pro-Europe », « La révolution, c’est son rayon », Le Monde, 21/03/2011

« S’il devait définir sa fonction aujourd’hui, il dirait “consultant en révolution”. “Mais ça n’existe pas” », ibid.

Le général Borisov s’adressant à Raphaël Glucksmann et des journalistes à un barrage en Géorgie : « Tas de pédés ! Rentrez chez vous baiser vos nègres. Ici, ce n’est pas l’Europe, c’est la Russie », « « Raphaël Glucksmann : courir pour des idées », cafebabel.fr, 25/03/2015

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