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Twitter bloque un site qui permettait de dénicher les tweets supprimés des politiciens

6 septembre 2015

Temps de lecture : 2 minutes
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Twitter bloque un site qui permettait de dénicher les tweets supprimés des politiciens

6 septembre 2015

Temps de lecture : 2 minutes

Le 25 août Twitter a bloqué deux sites, Politwoops – lequel permet de retrouver les tweets supprimés des hommes politiques dans une trentaine de pays, jusqu’à l’Égypte et le Vatican – ainsi que Diplotwoops, qui rend le même service pour les tweets des diplomates. Le premier avait été lancé en 2010 aux Pays-Bas, le second en 2014, les deux par la fondation néerlandaise Open State qui milite pour la transparence politique.

Les expli­ca­tions de Twit­ter tour­nent autour de la ques­tion du droit à l’er­reur. « Imag­inez comme ce serait stres­sant, voire même ter­ri­fi­ant, si tweet­er était quelque chose d’irrévocable », s’in­ter­roge le réseau social dans un com­mu­niqué envoyé aux médias. Mais der­rière les grandes déc­la­ra­tions éthiques, Twit­ter, dont la rentabil­ité est loin d’être acquise, craint de voir ses util­isa­teurs s’en détourn­er si le tweet, qui appa­raît par essence comme l’ex­pres­sion fugace de l’éc­ume du web, devient gravé dans le mar­bre sitôt pub­lié. Le réseau social défend aus­si l’é­gal­ité des util­isa­teurs, alors que Polit­woops cible les politi­ciens et Diplot­woops les diplo­mates : « Sup­primer un tweet est l’ex­pres­sion de la voix de l’u­til­isa­teur, et aucun util­isa­teur ne mérite cette capac­ité plus qu’un autre. »

Par la voix de l’un de ses fon­da­teurs, Arjan el Fassed, Polit­woops s’in­surge con­tre la main­mise de Twit­ter sur l’in­for­ma­tion. Le site était en effet un pré­cieux out­il pour les jour­nal­istes, qui y repêchaient des tweets amu­sants voire révéla­teurs sur les hommes poli­tiques. « Ce que les hommes poli­tiques dis­ent appar­tient à l’e­space pub­lic et devrait être acces­si­ble à tout le monde », explique Arjan el Fassed, qui pour­suit : « Les tweets sup­primés sont un aperçu unique sur  la manière dont ce que dis­ent les hommes poli­tiques peut chang­er ». La fon­da­tion Open State a affir­mé rechercher divers moyens légaux ou tech­nologiques pour con­tourn­er le blocage. Et main­tenir le proverbe selon lequel les paroles s’en­v­o­lent, mais les écrits restent. Y com­pris sur Twitter.

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