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Pub­lié le 30 novembre 2012 | Éti­quettes : , , ,

Têtu veut séduire les annonceurs

Malgré une hausse de 8,5% des ventes, le mensuel gay Têtu demeure dans le rouge et cherche par tous les moyens à accroître son chiffre d’affaires.

Soutenu financièrement par Pierre Bergé depuis sa création en 1995, le titre est encore loin de l’équilibre financier, même si la situation s’améliore. Avec une moyenne de 40 382 exemplaires vendus par mois en 2011-2012 (+8,5%), la formule mise en place en septembre 2011 semble séduire. De nouvelles rubriques ont alors été introduites au sein du magazine et la couverture a été un peu édulcorée, le mannequin de couverture y étant sexuellement moins provoquant qu’auparavant.

Têtu veut à présent tenter de rajeunir son lectorat dont la moyenne d’âge est de 38 ans, et inciter ses lecteurs à s’abonner (7633 abonnés à ce jour). Le mensuel veut également agir sur la diffusion numérique qui est passée de 250 exemplaires en janvier 2011 à 2200 près de deux ans plus tard, grâce notamment à une application pour iPad.

Mais la direction de Têtu souhaite surtout faire appel à des annonceurs « grand public » et « haut de gamme » pour redresser les comptes. A l’occasion de la nouvelle formule de septembre 2011, la rubrique « So Têtu » (« cahier central de 52 pages avec tous les bons plans ») a concentré les annonceurs communautaires, ce qui permettait au reste du magazine d’accueillir des publicités plus généralistes. Têtu compte aujourd’hui 25 pages de pub par numéro, plus 20% par rapport à l’ancienne formule. L’objectif fixé est d’arriver à tirer 80% des recettes du journal par la publicité, contre seulement 50% aujourd’hui.

La société éditrice CPPD (dont Pierre Bergé est l’actionnaire unique) perd de l’argent depuis la création du magazine, à tel point que l’homme d’affaire avait annoncé vouloir vendre Têtu début 2011, alors qu’il se lançait à la conquête du journal Le Monde aux côtés de Matthieu Pigasse et Xavier Niel. Pierre Bergé est finalement revenu sur sa décision avec l’espoir que la nouvelle formule le tirerait de ce gouffre financier, ce qui n’est pas le cas. La séduction des annonceurs semble ainsi être la toute dernière cartouche du magazine.

Source : Press news.

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