Quand les LGBT dictent leurs exigences langagières à la presse
L’Association des Journalistes LGBT vient de lancer son kit « Informer sans discriminer » à l’attention de la profession.
L’AJL, qui se veut représentative des journalistes « lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels », est née au printemps 2013 dans le contexte des grandes manifestations contre la dénaturation du mariage. À l’époque, il s’agissait de changer le discours médiatique qui, selon elle, dénigrait les LGBT. Aussi, provocation suprême, les médias osaient donner la parole aux opposants, « comme si les propos à caractère homophobe n’étaient qu’une simple opinion et non un délit »…
Aujourd’hui, l’AJL revient avec son kit de savoir-dire pour les journalistes. Ainsi, il ne convient plus d’« avouer » son homosexualité mais de l’« annoncer ». On ne dit plus « une femme qui préfère les femmes » mais une « lesbienne ». Défense d’utiliser le terme « changement de sexe » ; lui préférer « transition de genre ».
Enfin, entres autres subtilités langagières, il ne faut plus dire « Gay pride » mais « Marche des Fiertés ». De quoi ravir tous les journalistes qui manquent de place pour leurs titres… « Loin de nous l’idée de nous ériger en censeur-se-s », préviennent-ils. Ce kit ne se veut pas donneur de leçons et ne doit pas être interprété en ce sens. Certes le ton peut parfois s’avérer prescripteur (« préférons », « à proscrire » etc.). Libre aux médias de suivre ces « conseils pratiques », a conclu l’association. Trop généreux…
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