
- Naissance
- 1966, Lunel (Hérault)
- Formation
- Non renseignée ; enseigne au Centre de formation des journalistes (CFJ) depuis 2008
- Fonctions
- Grand reporter police-justice au Parisien (depuis janvier 2017)
- Médias
- Le Parisien ; ex-i>Télé, ex-Le Point, ex-Le Figaro
- Réseaux
- Aziz Zemouri ; Marc Leplongeon (L'Équipe) ; Pauline Guéna (romancière et scénariste)
Jean-Michel Décugis
Mister Fake News à répétitions
Grand reporter police-justice au Parisien, Jean-Michel Décugis est connu pour ses bévues journalistiques à répétition, au point que son nom est régulièrement associé aux fake news qu’il a contribué à propager. Né à Lunel, dans l’Hérault, où il vit jusqu’à ses 18 ans, il fait ses débuts au Figaro aux affaires judiciaires et publie dès 1995 son premier livre, Paroles de banlieues, avec Aziz Zemouri. Il passe ensuite près de deux décennies au Point, jusqu’en 2013, et donne des cours au Centre de formation des journalistes (CFJ) à partir de 2008.
Cinq bidonnages qui ont fait date
1. Le polygame de Montfermeil (2010)
En 2010, Le Point publie sous sa signature le récit de la vie d’un polygame de Montfermeil et de « Bintou », l’une de ses épouses. Problème : Bintou n’existe pas. L’affaire, révélée notamment par Libération, met en cause un intermédiaire, le « fixeur » Abdel, qui a monté le personnage de toutes pièces. Le Point reconnaîtra avoir été « victime d’une manipulation ».
2. L’affaire Merah (2012)
En mars 2012, alors que la France cherche le tueur de Toulouse et Montauban, Jean-Michel Décugis co-signe avec Aziz Zemouri des articles orientant vers la piste néonazie. Le tueur s’appelait Mohamed Merah et se revendiquait d’Al-Qaïda.
3. Dupont de Ligonnès (2019)
En octobre 2019, Le Parisien affirme, sans conditionnel, que Xavier Dupont de Ligonnès a été arrêté à l’aéroport de Glasgow. Jean-Michel Décugis enchaîne les interventions, notamment sur France Info, pour accréditer la nouvelle. L’homme interpellé était un retraité écossais sans lien avec l’affaire. Le fiasco, partagé avec une grande partie de la presse française, restera comme l’un des plus retentissants de la décennie. À son crédit, le journaliste a aussi sorti de vraies informations, comme les plaintes de « Christelle » et « Yasmina » contre Tariq Ramadan en 2017.
4. L’affaire Philippe Coopman (2024)
En avril 2024, après le meurtre de Philippe Coopman à Grande-Synthe, un article co-signé par Jérémie Pham-Lê, Guillaume Bountry et Jean-Michel Décugis, publié le 18 avril, présente la victime comme ayant été piégée via l’application de rencontres Coco, version reprise en boucle avant d’être démentie par l’enquête.
5. Crépol et « Une nuit en France » (2025)
En mars 2025, il publie avec Pauline Guéna et Marc Leplongeon Une nuit en France (Grasset), consacré au meurtre du jeune Thomas à Crépol. L’ouvrage s’attache à relativiser le caractère anti-blanc de l’agression : « Ce n’est pas parce que [les agresseurs] disent des insultes anti-Blancs qu’ils sont venus pour « planter » des Blancs », y expliquent les auteurs, qui préfèrent dénoncer l’« emballement médiatique » et la récupération politique du drame.
Télévision puis Le Parisien
Après Le Point, Jean-Michel Décugis rejoint i>Télé comme chef du service police-justice, jusqu’en décembre 2016. En 2016, il co-signe avec François Malye et Jérôme Vincent Les coulisses du 13 novembre (Plon). Depuis janvier 2017, il est grand reporter au service police-justice du Parisien. Sa femme travaillerait pour l’émission « C à vous ».
En 2017, il publie Le chaudron français (Grasset), sur les départs vers le djihad depuis sa ville natale de Lunel. En 2018, toujours chez Grasset, il co-signe Mimi, enquête sur Michèle Marchand, papesse de la presse people et conseillère de l’ombre des puissants, qui tentera d’empêcher la sortie du livre.
Condamnations pour diffamation
En 2014, Jean-Michel Décugis est condamné pour diffamation, solidairement avec Franz-Olivier Giesbert et deux confrères, pour un portrait de Rachida Dati publié en 2012 dans Le Point : 4 000 euros de dommages et intérêts, avec amendes. Les quatre mêmes journalistes sont condamnés une seconde fois pour un article de 2013 consacré à Bernard Tapie.
Sa nébuleuse
Aziz Zemouri : compagnon de route depuis Paroles de banlieues (1995), passé par Le Figaro puis Le Point, détracteur d’Éric Zemmour et défenseur de Tariq Ramadan.
Marc Leplongeon : longtemps au service police-justice du Point, aujourd’hui chef du service enquête de L’Équipe, co-auteur de ses trois derniers livres.
Pauline Guéna : romancière et scénariste, auteure notamment de 18.3. Une année à la PJ, qui a inspiré le film La Nuit du 12, et collaboratrice de l’autobiographie de Safia Otokoré. Co-auteure de Mimi, La Poudrière et Une nuit en France.
La Poudrière (2021), leur enquête commune sur l’ultra-droite, se présente comme une collection de fiches de police sur cette mouvance.
Ce qu’il gagne
Non renseigné.
Publications
- 1995 – Paroles de banlieues, avec Aziz Zemouri, Plon.
- 2006 – Paris Match, la belle histoire, Robert Laffont.
- 2007 – Faut-il faire sauter Bruxelles ?, avec Aziz Zemouri, Robert Laffont.
- 2016 – Les coulisses du 13 novembre, avec François Malye et Jérôme Vincent, Plon.
- 2017 – Le chaudron français, Grasset.
- 2018 – Mimi, avec Pauline Guéna et Marc Leplongeon, Grasset.
- 2021 – La Poudrière, avec Pauline Guéna et Marc Leplongeon, Grasset.
- 2025 – Une nuit en France, avec Pauline Guéna et Marc Leplongeon, Grasset.
Crédit photo : capture d’écran RMC.