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L’ONU via Le Monde : « une migration bien gérée est à l’avantage de tout le monde »

9 août 2018

Temps de lecture : 2 minutes
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L’ONU via Le Monde : « une migration bien gérée est à l’avantage de tout le monde »

Red­if­fu­sion. Pre­mière dif­fu­sion le 10 mars 2018

C’est sous ce titre anodin et en apparence facilement partagé par beaucoup de monde que le quotidien du soir interroge (numéro daté du 4/5 mars 2018) Louise Arbour représentante spéciale de l’ONU pour les migrations internationales. En juillet 2017 nous analysions les « recommandations » de l’Union Européenne concernant les « bons usages journalistiques » face à la question migratoire. Dimitri Avramopoulos, commissaire européen aux Migrations et aux Affaires Intérieures, affirmait de son côté à la Tribune de Genève en mars 2017 : « L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés. Nous allons ouvrir des bureaux (pour les permis de séjour) dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest ». Un langage assez proche de celui de Madame Barbour. Extraits commentés.

Un titre biaisé

« Une migra­tion bien gérée est à l’avantage de tout le monde », le titre peut paraître neu­tre mais il induit dans son inti­t­ulé que la migra­tion est une don­née incon­tourn­able et qu’elle doit se pour­suiv­re. Seuls son rythme et son inten­sité sont dis­cuta­bles. Louise Arbour met de côté ceux qu’elle appelle les « réfugiés » (vrais ou faux, les Nigéri­ans qui ont dépecé une jeune ital­i­enne en févri­er 2018 n’étaient pas des réfugiés) et dont elle estime le nom­bre à 25 mil­lions. Ceux ci ont droit « à la pro­tec­tion de la con­ven­tion de 1951 … qui fait par­tie de notre his­toire ». Une con­ven­tion inter­na­tionale signée il y a 67 ans, à une époque où les migra­tions ne représen­taient pas la même prob­lé­ma­tique. Elle ajoute que la « mou­vance migra­toire » (hors réfugiés) représente 225 mil­lions de per­son­nes. Ces per­son­nes par défaut « sont appelés migrants économiques. Mais cette appel­la­tion véhicule la per­cep­tion qu’ils sont un fardeau ou une men­ace… ». Si nous com­prenons bien c’est la per­cep­tion qu’il faut faire évoluer.

Opinion publique et démocratie

Alors que le secré­taire général de l’ONU veut présen­ter celle-ci comme un « atout pour la société », Louise Arbour con­state que les opin­ions publiques ne sont pas à l’unisson. « Les hommes poli­tiques dans les pays démoc­ra­tiques nous dis­ent tou­jours Notre opin­ion publique n’est pas en mesure de suiv­re. Je pense que c’est là le plus gros défi… » . Et elle ajoute ingénu­ment « Con­va­in­cre les décideurs poli­tiques serait rel­a­tive­ment facile s’il était pos­si­ble de chang­er cette per­cep­tion néga­tive ». Traduisons : les élites oli­garchiques mon­di­al­isées ont déjà inté­gré l’impératif poli­tique et moral migra­toire, reste à con­va­in­cre les peu­ples. Les résul­tats des élec­tions du 5 mars 2018 en Ital­ie avec la poussée du Mou­ve­ment 5 étoiles et de la Ligue de Mat­teo Salvi­ni ne sem­blent pas aller dans ce sens.

Pacte mondial en préparation

Les opin­ions publiques sont vent debout et il fau­dra « un cer­tain courage poli­tique » (sic) pour les con­va­in­cre ou les con­train­dre car (ces pays) « devront s’ouvrir à une main d’œuvre étrangère », dont il fau­dra « amélior­er les con­di­tions de tra­vail » et bien enten­du « com­bat­tre la xéno­pho­bie et le racisme ». L’objectif de la représen­tante de l’Onu c’est un « pacte mon­di­al pour la migra­tion ». Un pacte en théorie non juridique­ment con­traig­nant mais qui per­me­t­tra aux par­ti­sans de l’immigration d’avoir un dis­cours moral encore plus impératif. In fine Louise Arbour dévoile le fonds du dis­cours onusien « Il faut arrêter de par­ler des pays comme pays d’origine, de tran­sit ou de des­ti­na­tion, il sont tout cela à la fois ». Plus d’origine, plus de des­ti­na­tion, plus de pays non plus, tout est dans tout et récipro­que­ment. Amen.

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