L’ex-otage Hervé Guesquière condamné pour diffamation

L’ex-journaliste et otage en Afghanistan Hervé Guesquière a été condamné jeudi dernier par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer pour diffamation.

Il a écopé d’une amende de 2 000 euros avec sursis pour avoir, dans le journal Les Échos du Touquet le 29 juin 2012, qualifié de « lâche » l’ancien responsable de presse de l’armée à Kaboul, qui avait refusé de témoigner pour son livre sur sa détention et la polémique qui en a découlé.

Le directeur de publication des Échos du Touquet a également été condamné à verser une amende de 4 000 euros ferme. Enfin, tous deux ont été condamnés à payer solidairement 5 000 euros de dommages et intérêts et 2 500 euros de frais de justice.

En 2009, Hervé Guesquière et son caméraman Stéphane Taponier avaient été enlevés en Kapissa (Afghanistan) et avaient passés 18 mois en captivité. Leur enlèvement ne s’était pas fait sans polémiques sur leur prise de risques et leurs motivations. Il avait déclenché de vives tensions au sein de l’armée et de la classe politique.

Voir aussi notre dossier : L’Armée et les médias, histoire d’un rapport de force

Crédit photo : capture d’écran vidéo France 3 via Youtube (DR)