Les salariés de « Challenges », « Sciences et Avenir » et « La Recherche » votent une motion de défiance contre LVMH

19 février 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Le groupe LVMH de Bernard Arnault a racheté les mag­a­zines appar­tenant aupar­a­vant au groupe Croque futur de Claude Per­driel. Un change­ment de pro­prié­taire qui sig­ni­fie égale­ment un change­ment de cul­ture, provo­quant la rébel­lion de la majorité des rédactions.

Rachat en deux temps

LVMH avait racheté 40 % du cap­i­tal de la société éditrice des trois mag­a­zines à Claude Per­driel en 2020 avant de racheter le reste en 2025.

Motion sur fond d’inquiétude

Selon un com­mu­niqué trans­mis par l’AFP, les salariés veu­lent dire « leur colère et leur inquié­tude suite à plusieurs déci­sions uni­latérales ». LVMH souhait­erait « impos­er un change­ment de for­mu­la­tion de la ligne édi­to­ri­ale » du mag­a­zine économique Chal­lenges… et « priv­er les mem­bres de la société des jour­nal­istes de leur pou­voir d’approbation ». La motion a été adop­tée à 84 % des voix, 109 per­son­nes sur 129 votants.

Garantie de l’emploi et augmentations

Les syn­di­cats récla­ment une garantie de l’emploi et des aug­men­ta­tions, aucune aug­men­ta­tion générale n’ayant eu lieu début 2026. La nou­velle patronne du groupe médias de Bernard Arnault, Michèle Ben­bunan, va devoir calmer les esprits. Elle pour­rait le faire en intro­duisant un peu de sou­p­lesse man­agéri­ale mais égale­ment en ser­rant la vis en indi­quant aux rédac­teurs insat­is­faits qu’ils peu­vent béné­fici­er de la clause de pro­tec­tion des jour­nal­istes en cas de change­ment de pro­prié­taire du média qui les emploie. Cette clause ouvre un droit automa­tique à indem­nités en fonc­tion de l’ancienneté.

Voir aus­si : Info­gra­phie : LVMH

Claude Lenor­mand

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