C’était la lutte du pot de terre, contre le pot de fer. Celle des anciens salariés de Science et Vie, fondateurs du magazine Epsiloon, contre leur ancien employeur. Et ils ont gagné.
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C’était la lutte du pot de terre, contre le pot de fer. Celle des anciens salariés de Science et Vie, fondateurs du magazine Epsiloon, contre leur ancien employeur. Et ils ont gagné.
Les quatre mousquetaires sur le qui-vive pour reprendre Editis ne sont plus que trois, l’italien Mondadori (groupe Berlusconi) ou a jeté l’éponge ou n’a pas été agréé pour effectuer une due diligence de l’éditeur français.
Qu’est-ce qu’un média ? Un organisme d’information papier, numérique, radiophonique, télévisuel etc. Et qui emploie quel type de collaborateurs ? Réponse, des journalistes. C’est nettement moins vrai avec la réforme des conditions d’attribution des aides à la presse qui entretient le flou entre communicants et journalistes.
Nous avions plusieurs fois évoqué les malheurs de Science & Vie anciennement appartenant à Mondadori et racheté par Reworld. La rédaction démissionnaire lance un nouveau magazine : Epsiloon.
L’Observatoire du journalisme vous a déjà parlé du groupe Reworld media qui est au journalisme ce que McDo est à un restaurant gastronomique. Illustration parfaite de la société de marché où les « articles » sont réalisés par des pigistes et des « chargés de communication ».
Un peu plus de 300M€ de chiffre d’affaires estimé en 2020 et autour de 30M€ de résultat positif malgré la conjoncture défavorable, voilà un joli résumé de l’activité de Prisma Media. Un secteur magazine que lorgnait Vivendi de Vincent Bolloré et qui va sans doute tomber dans sa poche.
Reworld c’est un journalisme un peu particulier. Un journalisme avec le moins de journalistes possibles mais des agences de communication, du « brand advertising » c’est-à-dire notre bonne vieille publicité maquillée sous forme d’articles ordinaires alias les publireportages. Avec parfois des révoltes justifiées de journalistes.
Sale temps pour les journalistes. Déjà le rachat des titres français du groupe Mondadori/Berlusconi par le groupe Reworld avait fait des dégâts. C’est au tour de France Soir de couler tandis que L’Express divise sa rédaction par deux avant sans doute de passer au tout digital, abandonnant le papier dans un avenir non déterminé mais qui semble proche.
D’un côté Mondadori France propriété de Berlusconi, de l’autre Reworld, groupe français dirigé par Pascal Chevalier et Gautier Normand. Le second groupe rachète le premier, les journalistes s’en vont, développement d’un nouveau type de presse, sans journalistes.