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Pub­lié le 24 novembre 2014 | Éti­quettes :

Drones au-dessus des centrales nucléaires : où sont les journalistes ?

Les journalistes ne semblent pas très curieux d’en savoir plus sur les mystérieux survols des centrales nucléaires par des « drones » dont pas une seule photo n’a pour lors été publiée.

La docilité dont font preuve la presse et les médias dans l'ignorance, après les survols répétés de centrales nucléaires, laisse pantois les analystes en communication. Comme le soulignait récemment, dans Atlantico, l'écrivain Christian Combaz il ne s'agit pas de savoir qui survole les centrales depuis plus d'un mois mais pourquoi tout le monde fait semblant de trouver normal qu'il n'y ait aucune photo, aucun enregistrement radar, aucun traçage magnétique, aucun balisage radio vers l'émetteur du signal de télécommande, alors que ce sont les endroits les plus surveillés de France.

Personne n'ayant de réponse à donner, personne ne pose la question.

De deux choses l'une : ou personne n'a rien photographié, enregistré, détecté, et c'est extrêmement inquiétant pour la sécurité intérieure du pays, ou personne n'a rien voulu publier, et c'est préoccupant pour notre démocratie médiatique.

Le plus endurant de ces fameux drones a volé 45 minutes par un vent de 70 kilomètres heure. Demandez aux spécialistes si c'est possible, ils vous riront au nez - en privé. Personne ne s'interroge sur le fait qu'EDF et la gendarmerie aient parlé d'engins « pouvant être assimilés à des drones ». Pourquoi cette formulation bizarre ? Le Journal du dimanche, L'Express, Le Figaro, se sont-ils posés la question ?

Seule la revue Nexus a osé le faire. Les forums d'amateurs d'OVNI commencent à reconnaître, à flairer le type de censure qui est à l'œuvre, et qu’ils ont coutume de dénoncer. Ils voient dans l'étourderie de la presse et des pouvoirs publics une sorte d'aveu en creux : quand on parle de drones avec une telle unanimité, on s'arrange, après le survol de 13 centrales (certaines visitées trois fois de suite) pour montrer au moins UNE photo floue. On l'attend toujours. Quand la rédaction de l’OJIM la recevra, promis, elle la diffusera aussitôt…

Crédit photo : trotaparamos via Flickr (cc)

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