C’est l’affaire politique de ce début d’été. Depuis un mois, la pression de la classe politique et médiatique n’en finit plus contre l’ancienne directrice de RT et désormais chroniqueuse de CNews, Xenia Fedorova. Et si la cabale contre celle-ci n’était que le prétexte d’enjeux beaucoup plus larges ?
Du côté du groupe Bolloré, on ne se laisse pas faire. Plusieurs de ses personnalités les plus importantes du groupe ont apporté leur soutien à la chroniqueuse de CNews Xenia Fedorova, ciblée par une intense campagne médiatique. Interrogé par un actionnaire lors de l’assemblée générale du groupe vendredi 29 mai, le président du directoire du groupe Canal+, Maxime Saada, l’a défendu au prétexte que sa présence à l’antenne était un enjeu de « liberté d’expression ». « Je ne crois pas qu’on peut parler d’un agent russe (…), journaliste oui, agent non », expliquait-il. Gérant de Lagardère Radio (qui détient Europe 1), Arnaud Lagardère et Gérald-Brice Viret, directeur général de Canal+ France, ont publié une tribune de soutien dans le Journal du dimanche (JDD). « Nous n’approuvons pas forcément chacune de ses positions. En revanche, nous refusons qu’elle soit livrée à la vindicte publique », pouvait-on lire.
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Xenia Federova s’invite dans la campagne présidentielle
Menée tout le mois de mai 2026, la charge médiatique n’a pas perdu en intensité. Elle s’invite même dans les prémisses de la campagne présidentielle, les candidats étant contraints de se prononcer. Édouard Philippe revenait ainsi le 28 mai sur cette affaire, au micro de France Inter : « Je trouve que les propriétaires de CNews, du JD News et des autres organes de presse dans lesquels s’exprime cette dame, sont souvent beaucoup plus durs et exigeants avec la présence d’étrangers sur le sol français qu’en l’occurrence », dénonçait l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron. Autre candidat à l’élection présidentielle de 2027, Raphaël Glucksmann envisageait sur RTL le 31 mai de lui « retirer le micro ».
À contre-courant, Éric Zemmour a quant à lui défendu l’accusée : « Cette dame n’a pas le droit de défendre l’opinion de la Russie, il faut que tout le monde reprenne le narratif de l’Ukraine. » Choqué que Xenia Fedorova soit « vouée aux gémonies », le patron de Reconquête ! a tenté de retourner l’argument : « Monsieur Glucksmann alors est un agent de propagande ukrainienne ! »
Xenia Fedorova, ingérence russe à visage découvert ? Les explications de notre journaliste Raphael Grably pic.twitter.com/E28y5onXqN
— BFM (@BFMTV) June 1, 2026
Le statut de résidente de Xenia Fedorova est également au cœur des polémiques, depuis l’enquête du Monde ayant évoqué le 1ᵉʳ juin son titre de séjour de dix ans, obtenu en 2024. De quoi inciter les médias à demander à l’exécutif une clarification. Le 1ᵉʳ juin, sur France Inter, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a justifié le renouvellement du titre de séjour comme un droit automatique, accordé « de plein droit » selon les règles en vigueur. Une réponse jugée comme un « aveu d’impuissance » face à une « propagandiste » par les détracteurs de la chroniqueuse, nombreux à appeler à son expulsion sur les réseaux.
Car, que ce soient le HuffPost, RFI ou Radio France, tous les médias martèlent les mêmes éléments de langage : « propagandiste », « agent du Kremlin », « bouche de Poutine ». Aussi, tous ces articles évoquent le passage par RT France de Xenia Fedorova. Et si le nœud de l’affaire n’était-il pas ici ? Pour comprendre les enjeux derrière ce tir de barrage médiatique, il faut revenir au lancement de RT France, en 2017.
RT France, un lancement sous haute surveillance
Car ce n’est pas la première fois que Xenia Fedorova est confrontée au pouvoir français. Le 29 mai 2017, alors que Vladimir Poutine est à Versailles, Xenia Fedorova interpelle le tout nouveau président Macron, s’étonnant que ses journalistes n’aient pas eu accès au QG d’En marche durant la campagne. « Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes », lance le président français devant son homologue russe. Et d’ajouter : « Ils se sont comportés comme des organes d’influence, de propagande, et de propagande mensongère, ni plus ni moins. » Les médias applaudissent. Sous les vivats, la guerre est déclarée entre le pouvoir macronien et le média russe.
Pourquoi cette violence de la part du président Macron ? Tout part des propos d’un député français, Nicolas Dhuicq (LR). En février 2017, il déclare sur Sputnik International que le futur président français est soutenu par « un très riche lobby gay », citant l’homme d’affaires Pierre Bergé avant d’ajouter « cela veut tout dire ». À l’époque, la rumeur circule sur les réseaux et dans les rédactions parisiennes. Emmanuel Macron démentira publiquement toute relation extraconjugale et son équipe dénoncera la propagande russe. Pourtant, aucune publication n’a été publiée sur Sputnik France ou RT France… et aucun média n’ira « fact-checker » l’accusation, sauf Libération et TV Libertés.
Durant la campagne, RT n’était encore qu’un site internet relativement modeste. Mais, le 18 décembre 2017, avec un budget de 20 millions d’euros et 150 salariés dont un tiers de journalistes, la chaîne de télévision RT France est lancée. Le narratif médiatique latent en France depuis plusieurs mois s’accélère.
Les premiers mois d’activité, RT France est très surveillé. Par le CSA bien sûr, mais aussi par la presse. La journaliste au Monde, Sylvie Kauffmann, écrit début janvier 2018 : « RT n’est pas (pour l’instant) une chaîne à la gloire du régime russe. Ce n’est pas son but. L’essentiel de ses programmes d’actualité porte sur la France », juge-t-elle après avoir regardé la chaîne plusieurs jours durant. « Je me suis ennuyée », assure-t-elle.
Bien sûr, on s’intéresse déjà particulièrement au profil de Xenia Fedorova. « Depuis plusieurs mois, les médias français fantasment sur cette « poupée russe » et « agent de Moscou » à la tête de « Télé Poutine », comme au temps de la guerre froide », narre Amaury Brelet, pour Valeurs Actuelles. On apprend bien sûr qu’elle est née en 1980 à Kazan, République du Tatarstan. Fille d’un ingénieur spatial et d’une journaliste, elle suit les pas de sa mère et travaille d’abord pour l’agence Ruptly à Berlin, après des études à la fac’ de journalisme de l’université Lomonossov de Moscou (le « MGU »).
Du côté de ses premiers collaborateurs, on joue la carte de la transparence, et on relativise les accusations de propagandisme. Chroniqueur de la chaîne, Jean-Marc Sylvestre, ex-journaliste de TF1, LCI et i>Télé, mais aussi du site Atlantico, affirme que l’on « disait déjà la même chose de Berlusconi », en référence à l’homme d’affaires italien, qui avait lancé La Cinq en 1985. Membre du comité d’éthique de la chaîne, l’ancien ministre sarkozyste et eurodéputé RN Thierry Mariani assure de son côté que « RT est bien sûr une arme de soft power russe, comme France 24, la BBC et Al Jazeera pour leur pays », car, précise-t-il, « en temps de paix, les chaînes d’info sont toujours plus efficaces que les blindés ».
Déjà des pressions politiques ?
Mais des manœuvres pour entraver la marche du média, notamment de la part du Quai d’Orsay, commenceraient à circuler. Rapportant avoir contacté des journalistes pour qu’ils intègrent le comité d’éthique, Xenia Fedorova regrette « une pression politique sur les gens qui veulent collaborer avec RT ou en dire « du bien ».
Des blocages se font aussi à d’autres niveaux. Longtemps la chaîne va être en discussion avec les box des opérateurs télécoms. Seul Free va proposer la chaîne à ses abonnés, sans contrepartie financière ni d’un côté ni de l’autre. Si l’accord avec SFR ne se fait pas pour des raisons financières, avec d’autres, comme Orange, les raisons semblent différentes. En octobre 2019, Xenia Fedorova suspecte de nouveau « des raisons politiques, pas techniques ».
Un caillou dans la botte de l’Élysée
Pour l’heure, certaines voix au sein de la majorité temporisent : « Il faut être vigilant, mais il ne faudrait pas diaboliser RT a priori. « Attendons de voir leur traitement de l’information », affirme dans Les Échos la députée LREM Caroline Janvier, qui préside alors le groupe d’amitié franco-russe de l’Assemblée nationale. Xenia Fedorova se défend dans le même article, présentant son média comme une offre d’information « alternative ». « Je suis de plus en plus sceptique sur les médias traditionnels qui traitent tous les mêmes sujets avec des angles identiques. « Le Monde » et « Le Figaro », comme la plupart des grands médias, publient beaucoup de copier-coller des dépêches de l’AFP, Reuters ou AP », assure-t-elle.
Mais la relation avec l’Élysée va s’envenimer. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, comparera la chaîne au site ultraconservateur américain Breitbart News et, encore selon Les Échos, « s’agace en privé que la chaîne russe ait pu nouer des conventions de stages avec l’école de journalisme de Sciences Po. » L’endogamie doit être protégée.
C’est d’ailleurs à cette période que le gouvernement propose un projet de loi anti-fake news. Cette loi, qui est adoptée en lecture définitive par le Parlement français en novembre 2018, prévoit la mise à contribution des géants du Net et des pouvoirs accrus du CSA pour lutter contre la « manipulation de l’information » en période électorale. Toujours pour Les Échos, Fedorova prévient : « C’est un projet dirigé contre vous, pas seulement contre nous. Nous sommes un excellent prétexte dans cette affaire. Le plan du gouvernement va bien au-delà de ce qu’ils disent. Qui va décider ce que sont les fake news ? Bien sûr nous allons souffrir en tant que médias alternatifs, mais c’est surtout une nouvelle étape dans la réduction de la liberté de la presse en France. »
La chaîne des Gilets jaunes
Un évènement va faire exploser l’audience de la chaîne : les Gilets jaunes, fin 2018. L’époque est au live streaming sur Facebook et Twitter. RT France est l’un des premiers médias à l’utiliser. Un an plus tard, en octobre 2019, Xenia Federova crie victoire : « Nous sommes passés devant BFMTV en termes d’abonnés [à 562 000 personnes, NDLR] à notre chaîne YouTube ». Défavorisé par rapport aux autres chaînes car disponible uniquement sur Internet et certaines Freebox, RT France a joué la carte de la viralité sur les réseaux sociaux. Ses reportages en ligne sont deux fois plus vus que l’audience cumulée du Monde, du Figaro, de L’Obs et du Huffington Post sur le même sujet, selon un rapport de l’ONG Avaaz publié en mars 2019.
Autre raison méconnue, selon nos informations : les rédacteurs en chef sont de toutes tendances idéologiques, pour le moins bienveillants devant une telle mobilisation populaire hostile à Emmanuel Macron. Moscou, derrière, n’y voit à redire : souligner les contradictions internes des États occidentaux est une vieille tradition.
Reste que sur le terrain, les correspondants des chaînes d’information en continu (BFMTV, LCI et France Info) sont la cible de critiques, d’insultes, voire d’agressions durant les manifestations. Sur le terrain, ils se déploient avec des équipes de sécurité. De son côté, RT France marque sa différence dans la couverture de cette révolte populaire. Le média russe échappe alors à l’opprobre général envers les médias de la part des Gilets jaunes. Le contraste est saisissant. Alors que la majorité du gouvernement refuse d’aller sur les plateaux de la chaîne RT France, les porte-voix de la contestation sont souvent invités.
Lors d’une protestation devant le siège de France Télévisions à Paris, le 29 décembre 2018, les manifestants scandent « Merci RT ! » quand ils croisent des équipes du média. « Quand j’ai dialogué avec des “gilets jaunes” venus manifester devant BFM-TV, cela m’a frappée qu’ils citent RT parmi leurs références, racontait la directrice de la rédaction de la chaîne d’information Céline Pigalle au Monde : « À la faveur de ce mouvement, un média qui a tout juste un an émerge, en se mettant un peu dans leur roue. » « Sur le terrain, dès que je sors mon micro RT, les “gilets jaunes” viennent me saluer », narrait de son côté le reporter de RT Lucas Léger.
Emmanuel Macron perd patience
Le 31 janvier 2019, en pleine crise, le président Macron reçoit cinq journalistes de rédactions nationales. Après avoir passé en revue le début de son mandat, soudain, il change de ton. Dans Vanity Fair, Romain Bornstein revient sur ce moment : « Entre deux considérations sur « la détresse économique » et « la légitimité de certaines revendications », il dénonce « des influences extérieures » dans le climat de violence actuel, parle de militants radicaux « conseillés par l’étranger » et du travail de sape mené par la « russosphère », ces sites web pro-Poutine.
À l’entendre, les manifestations seraient encouragées, voire attisées, par le média russe qui bénéficierait d’une audience considérable. « Ce sont des gens qui achètent des comptes sur les réseaux sociaux, qui trollent, lance le chef de l’État. Regardez, à partir de décembre, sur le traitement des mouvements sociaux sur Internet, ce n’est plus BFM TV qui est en tête, mais Russia Today. » La contestation angoisse l’exécutif. Traumatisé par l’événement – on se souvient de l’hélicoptère prêt à exfiltrer le président de l’Élysée –, le Président fustige la « nuisance » des médias à son encontre.
« Les services de renseignement ont alerté sur le rôle de ce média alors dirigé par Xenia Fedorova », rapporte Médiapart, citant une note de la DGSI sur les ingérences russes lors des élections européennes de 2019. Selon le service, les médias russes francophones (RT France et Sputnik) contribuent « à la mise en œuvre de l’agenda politique du Kremlin », en cherchant « à accroître la défiance des citoyens » vis-à-vis des institutions nationales et européennes par « un traitement biaisé de l’information et l’amplification de fausses rumeurs ».
Pourtant, les institutions sont loin de rester passives pendant cette période. Ainsi, le CSA va à de nombreuses reprises appeler à la « responsabilité des médias » – en visant directement RT France. « Le Conseil supérieur de l’audiovisuel met en garde contre toute diffusion complaisante, déséquilibrée ou insuffisamment vérifiée d’images et de commentaires qui attiseraient les antagonismes et les oppositions », écrivait-il. Un membre du Conseil ira même jusqu’à dire que RT France est une plateforme ouverte à l’expression de la haine antisystème.
La réplique de Xenia Fedorova ne se fait pas attendre : « Il est plus facile de trouver des ennemis de l’extérieur pour les rendre responsables des difficultés de la France. Mais RT France n’est pour rien dans la colère des Gilets jaunes ». Jusqu’à sa fermeture, les détracteurs de la chaîne reprennent alors cet argument du CSA affirmant que la chaîne donne une « mauvaise image de la France à l’étranger ».
L’UE et le gouvernement à la manœuvre pour fermer RT
La guerre russo-ukrainienne sonnera le glas des médias russes en France. Le 1ᵉʳ mars 2022, les Vingt-Sept donnent leur feu vert pour que les deux médias financés par l’État russe, Russia Today et le site Internet Sputnik, soient désormais interdits de diffusion dans l’Union européenne.
« Nous interdirons au sein de l’Union européenne la machine médiatique du Kremlin : le média d’État Russia Today et Sputnik ainsi que leurs filiales ne seront plus autorisés à répandre leurs mensonges pour justifier la guerre de Poutine et semer la division au sein de l’Union », expliquait la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Mais ce n’est pas tout, et la suite est importante à souligner. « Nous développerons des outils pour interdire cette désinformation toxique et l’éloigner de l’Europe. »
Problème pour l’UE et le gouvernement français : le paquet initial de sanctions interdit seulement la diffusion des contenus de RT dans l’Union européenne, et non leur production elle-même – la France est le seul État membre de l’UE à héberger une filiale de RT sur son sol. RT France passe alors en mode survie, continuant de produire et de diffuser des contenus, consultables malgré l’interdiction via un réseau privé virtuel (VPN).
Une fermeture sans décision de justice
Les autorités françaises ne lâchent pas l’affaire. Un nouveau paquet de sanctions, en décembre 2022, prévoit un « gel des avoirs » de plusieurs entités russes, parmi lesquelles « ANO TV Novosti », maison mère de RT France. Par ricochet, le média voit à son tour ses avoirs gelés. « Ce sont près de cent salariés et environ une cinquantaine de journalistes qui basculeront probablement dans le chômage », s’émeuvent dans un communiqué les sections FO (Force ouvrière) et SNJ (Syndicat des journalistes) de RT France. S
Xenia Fedorova annonce la fermeture de son média sur X le 21 janvier, dénonçant « cinq années d’acharnement » de la part « des autorités au pouvoir ». Dans les médias centraux, on exulte. Le 23 janvier 2023, dans Libération, Thomas Legrand se réjouit de la fermeture de RT, présentée comme une « arme de guerre ». À l’en croire, « la chaîne n’avait plus rien à voir avec le journalisme, dont l’objectif, même pour la presse d’opinion, est de combattre la propagande. Cette machine a plus à voir avec l’industrie d’armement qu’avec celle de l’information », écrivait-il.
Rares sont ceux à s’être émus de l’atteinte manifeste à la loi de 1881 sur la liberté de la presse. En principe, le pouvoir exécutif français, encore moins l’UE, n’a le droit d’interdire un propos a priori, avant publication. Impossible de fermer d’autorité un média, fût-il lié à un État, sans se donner la peine d’évoquer une décision judiciaire et d’incriminer tel ou tel propos au regard de la loi.
Or, depuis le début de la présidence Macron, les atteintes à la liberté de l’information sont une marque du bloc central, toujours sous le couvert de nobles intentions. Loi « Fake news » de 2018, loi Avia contre la haine en ligne, si liberticide qu’elle fut censurée par le Conseil constitutionnel en avril 2020. Et alors qu’était prolongé l’état d’urgence sanitaire, le pouvoir macroniste installait la Commission Bronner (2021), entre autres chargée de la lutte contre la haine en ligne et de désinformation. Ce mouvement de censure, via l’UE ou l’exécutif français, n’a cessé de s’accentuer.
La dynamique d’ensemble ne peut être niée : à travers Xenia Fedorova, c’est CNews et Vincent Bolloré qui sont ciblés. Une affaire qui en rappelle une autre : C8, propriété du même Bolloré, a déjà fait les frais d’une censure en 2024, par non-reconduction de sa fréquence TNT par l’Arcom. « Celui qui était visé, c’était moi, à travers Cyril Hanouna », commentait durant la commission sur l’audiovisuel public le patron. CNews, dont l’autorisation d’émettre sur la TNT a été renouvelée au même moment pour dix ans, pourrait-elle devoir fermer également ? « Tout est possible », répondait Vincent Bolloré, toujours devant les parlementaires.
Rodolphe Cart

