Le Bolloré de gauche ?
Énarque devenu banquier multimillionnaire puis homme de médias, Matthieu Pigasse a construit à la force du carnet d’adresses et de deals juteux un véritable empire médiatico-culturel. Des Inrocks à Radio Nova, en passant par la maison de production Mediawan, il met aujourd’hui ses médias au service d’une croisade idéologique « de gauche ». Derrière l’image du banquier rock se cache un pur produit des élites françaises : socialiste pour monter, mélenchoniste à maturité, mais toujours au carrefour de l’argent, du pouvoir et des réseaux.
Matthieu Pigasse ne supporte pas d’être comparé à Vincent Bolloré. Il le jurait en avril 2026 à Yann Barthès sur le plateau de Quotidien : il est « beaucoup moins riche », il n’est pas un « héritier », il n’avait pas de « chapelle dans son jardin d’enfance ». Pourtant, ce multimillionnaire, passionné de punk-rock, possède lui aussi son empire médiatique, qu’il utilise pour livrer bataille contre « l’extrême droite ». Il se murmure aussi que cet ancien banquier d’affaires souhaite peser avec tout son poids médiatique et idéologique pour l’élection présidentielle de 2027. De là à se présenter ? Rien n’est exclu.
Jeunesse et Formation
Matthieu Pigasse naît le 25 mai 1968 à Clichy au sein d’une famille aisée. Les Pigasse sont intimement liés aux métiers de la presse et de l’édition ; son père Jean-Daniel Pigasse est l’ancien secrétaire général de l’hebdomadaire La Manche Libre et son oncle, Jean-Paul Pigasse, a été directeur de la rédaction de L’Express. Son grand-oncle fut le fondateur de la Librairie des Champs-Élysées, qui avait lancé en 1927 la collection « Le Masque » spécialisée dans le roman policier.
La fratrie Pigasse poursuit la tradition journalistique : le frère aîné de Matthieu, Nicolas, est directeur de la rédaction du magazine people Public, sa sœur aînée Virginie a participé à la radio libre Carbone 14 et au magazine Globe, et sa sœur cadette, Sophie, est auteure. Quant à leur mère, Madeleine Bonhomme, elle gérait la communication au sein du groupe Promodès. Notons également que parmi ses cousins, Matthieu Pigasse compte le journaliste sportif de TF1 Christian Jeanpierre, l’animateur de France 3 Sylvain Augier, et le journaliste du Figaro Gaëtan de Capèle.
Dans sa jeunesse, Matthieu Pigasse fréquente les beaux quartiers parisiens puis passe une partie de son enfance à Regnéville-sur-Mer, petite commune de 730 habitants dans la Manche dont il garde un souvenir impérissable : « Regnéville, c’est au bout de nulle part, c’est sa valeur. C’est beau, sauvage, difficile à tous égards. Ce n’est pas une envie, c’est un besoin que j’ai d’aller là-bas, de pêcher la nuit. » (évoqué dans Ouest-France, en juillet 2010).
Matthieu Pigasse étudie au collège de Coutances puis au lycée Camille-Sée dans le 15ᵉ arrondissement de Paris où il obtient un bac littéraire. Puis c’est le parfait parcours du haut fonctionnaire : Sciences Po Paris d’où il sort diplômé en 1990, puis l’ENA qu’il quitte en 1994.
Parcours militant
Matthieu Pigasse est au départ un militant socialiste, tendance libérale. Il rejoint donc Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l’Économie et des Finances en 1997, et devient son conseiller technique. Il conserve ensuite son poste auprès des ministres successifs : Christian Sautter et Laurent Fabius, et quitte le public pour la banque privée Lazard en 2002. Vingt ans plus tard, l’ex-banquier d’affaires est beaucoup plus proche de la philosophie insoumise que de la social-démocratie. Le journal L’Opinion explique dans un article en avril 2026 son basculement idéologique en ces termes : « Strauss-kahnien des origines, Matthieu Pigasse vogue désormais sur les rives du mélenchonisme, convaincu de pouvoir surfer sur ce désir de radicalité que cultive le tribun insoumis. Pas un jour ne se passe sans qu’il échange par SMS avec Jean-Luc Mélenchon qu’il dit connaître « par cœur ». Rappelons que ce dernier a, lui, quitté le PS en 2008. L’article nous apprend également son amour commun avec Mélenchon pour Hugo Chavez qui avait récité devant eux des vers de Victor Hugo, lors d’un voyage au Venezuela en 2011.
Avec Raphaël Glucksmann, par contre, le courant ne passe pas du tout. Matthieu Pigasse traite le mari de Léa Salamé de « type de droite » et le tacle en expliquant que « l’anti-mélenchonisme n’a jamais fait un projet ». Un langage qui trahit des envies de peser politiquement.
Bien sûr, le multimillionnaire de gauche utilise sans la moindre gêne ses médias, au service de ses ambitions politiques ; il déclarait à ce propos en février 2025 dans Libération : « Je veux mettre les médias que je contrôle dans le combat contre la droite radicale. » Matthieu Pigasse a publiquement soutenu le Nouveau Front populaire aux législatives de l’été 2024 et appelle régulièrement à l’union de la gauche la plus large possible.
Plus encore, le patron du groupe Combat semble vouloir influer sur la présidentielle : il déclarait ainsi en janvier 2026 au micro de France Inter : « Mon ambition, c’est de ne pas rester le long du chemin, indifférent, les bras ballants. Et donc en effet, c’est de peser le plus possible sur la présidentielle de 2027, parce que je considère que c’est un enjeu central ». « Il est trop tôt aujourd’hui pour dire à quelle place ou dans quel rôle peser ». Et quand on lui demande s’il peut être candidat, il répond : « Moi par principe, je n’exclus jamais rien. »
Parcours professionnel
Ses débuts à Bercy
À sa sortie de l’ENA en 1994, Matthieu Pigasse intègre la Direction du Trésor, au cœur de Bercy, où il travaille sur la gestion de la dette publique et le financement de l’État. En 1997, il rejoint le cabinet de Dominique Strauss-Kahn comme conseiller technique, puis poursuit sa mission dans les cabinets de Christian Sautter et de Laurent Fabius. En 2002, face à la victoire de la droite, Pigasse abandonne la fonction publique pour le privé. Sur recommandation d’Alain Minc, Bruno Roger, ex-président exécutif de la banque Lazard, le recrute et Pigasse devient associé gérant de la banque Lazard.
Son ascension fulgurante à Lazard
Entré chez Lazard en 2002 après un passage remarqué dans les cercles du pouvoir à Bercy, Matthieu Pigasse s’impose en quelques années comme l’un des profils les plus prometteurs de la banque d’affaires parisienne.
Dès 2003, il prend la tête de l’activité de conseil aux États, un poste stratégique qui le place au cœur des dossiers des dettes souveraines parmi les plus sensibles du moment.
Il intervient notamment dans la renégociation de la dette de l’Argentine au début des années 2000, dans le sillage du défaut de paiement de 2001, puis dans celle de l’Irak en 2004, au lendemain de la chute du régime de Saddam Hussein. Dans la foulée, il participe en 2006 aux négociations liées à la nationalisation des hydrocarbures en Bolivie, avant de conseiller en 2009–2010 le Premier ministre grec Georges Papandréou au plus fort de la crise de la dette souveraine en Europe. Autant de missions qui contribuent à asseoir la réputation de Lazard dans le conseil aux gouvernements et à installer Pigasse comme un interlocuteur clé des États en difficulté.
Cette exposition internationale accélère sa progression interne. En 2005, il devient vice-président de Lazard Europe, avant d’intégrer le premier cercle dirigeant en 2009 comme codirecteur général délégué de Lazard France. La même année, il franchit un cap décisif en prenant la direction de la banque en France, à moins de 45 ans, confirmant une ascension particulièrement rapide dans un univers réputé fermé.
Dans la même période, Lazard intervient aussi sur des dossiers stratégiques européens et français, notamment la fusion entre la Caisse d’Épargne et la Banque Populaire (2009), opération majeure de consolidation du secteur bancaire français. Matthieu Pigasse négocie également des opérations très médiatisées, comme la vente du Paris Saint-Germain (PSG) en 2006, ou encore la cession du journal Libération à Édouard de Rothschild en 2005, dans un contexte de recomposition du paysage médiatique français.
Sa trajectoire culmine en 2015 lorsqu’il est nommé responsable mondial des activités de fusions-acquisitions, en parallèle de ses responsabilités dans le conseil aux États. En un peu plus d’une décennie, Matthieu Pigasse s’est ainsi hissé au sommet de Lazard, construisant sa carrière à la croisée de la haute finance et des enjeux politiques internationaux.
D’une banque d’affaires à une autre
Il faudra attendre 2019 pour que Matthieu Pigasse quitte Lazard et prenne en 2020 la tête de la filiale parisienne de Centerview Partners, une banque d’affaires américaine. Son rôle est de créer et structurer l’activité européenne de Centerview et de faire du conseil en fusion/acquisition.
Un autre Matthieu Pigasse : investisseur stratégique dans les médias et les industries culturelles
Matthieu Pigasse ne se contente pas de négocier des deals à huit chiffres chez Lazard. Le banquier d’affaires possède toujours cette fibre familiale attachée aux médias.
En conséquence, Matthieu Pigasse essaie avec Alain Minc d’accéder à la présidence du conseil de surveillance du Monde en 2007 mais il échoue. Le Strauss-Kahn boy parvient finalement en juin 2010 à rentrer au capital du quotidien aux côtés de Xavier Niel et Pierre Bergé.
À partir de cette prise de participation, Pigasse s’inscrit durablement dans la recomposition du paysage médiatique français. Le trio d’investisseurs met en place une structure de contrôle autour du groupe Le Monde, qui leur permet progressivement d’étendre leur influence à d’autres titres emblématiques de la presse hexagonale. Cette stratégie aboutit notamment à la prise de participation majoritaire (65 %) dans le groupe Le Nouvel Obs, consolidant un ensemble éditorial cohérent regroupant plusieurs marques fortes de la presse d’information générale.
Au fil des années, cet investissement initial évolue cependant. Matthieu Pigasse commence à réduire son exposition directe dans le groupe Le Monde, jusqu’à céder 49 % de ses parts à Daniel Kretinsky. Il cèdera en 2022 de nouveau 49 % de ses parts originelles à Xavier Niel, cette fois pour ne conserver que 2 % de sa participation originelle.
Parallèlement à ce désengagement progressif, Pigasse s’associe à nouveau avec Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton en 2015 pour lancer Mediawan, un SPAC (autrement dit un véhicule d’acquisition coté en bourse) destiné à acquérir des actifs dans la production et la distribution de contenus. L’entité est officiellement introduite en Bourse en 2016, marquant le point de départ d’une stratégie vorace de rachat de boîtes de production. Mediawan est désormais présent dans 14 pays.
Dans le même temps, Matthieu Pigasse structure un autre ensemble d’actifs autour des médias et de la culture avec la création des Nouvelles Éditions Indépendantes (NEI), amorcée dès 2008 et progressivement consolidée au cours des années 2010. Ce véhicule devient ensuite le groupe Combat, qui regroupe plusieurs participations dans la presse, la radio et les industries culturelles, notamment autour de titres et de projets comme Radio Nova, Les Inrockuptibles, le festival Rock en Seine (racheté en février 2017).
Cette construction s’inscrit dans une logique de diversification et de contrôle éditorial, distincte de ses investissements financiers plus classiques, et traduit la volonté de constituer un empire de médias et d’industries culturelles.
En 2026, Mediawan se trouve être le premier bénéficiaire des contrats de France Télévisions. Une place qui a attiré à l’hiver 2025–26 le regard du député UDR Charles Alloncle dans le cadre de la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public. Auditionné le 2 avril 2026, Pigasse a accusé l’élu de mener une « chasse idéologique ». Alloncle a indiqué dans son rapport que Mediawan « captait » près de 110 millions d’euros par an de commandes des chaînes publiques (sur les 875 millions annuels), une part jugée excessive et concentrée, faisant craindre un « copinage ». Sur RMC le 8 avril, l’élu a ajouté que l’entreprise surfacturait de 10% toutes ses productions pour France TV, s’appuyant sur des audits internes et dénonçant un écart entre les marges prévues dans les devis et constatées à la fin.
Voir aussi : Matthieu Pigasse, infographie
Publications
- Révolutions, Paris, Plon, 2012. (Titre à rapprocher de Révolution, publié en 2016.)
- Éloge de l’anormalité, Paris, Plon, 2014.
- La lumière du chaos, Paris, Éditions de l’Observatoire, 2023.
Collaborations
- Le Monde d’après, une crise sans précédent, Plon, 2009 (avec Gilles Finchelstein).
- Participation à l’ouvrage collectif Qu’est-ce que la gauche ?, Fayard, 2017 (avec notamment Jean-Luc Mélenchon).
Nébuleuse
PS, LFI et gauche internationale
- Collaboration avec Dominique Strauss-Kahn, Christian Sautter, Laurent Fabius mais également Manuel Valls et Bertrand Delanoë. Matthieu Pigasse a conseillé Ségolène Royal lors de la campagne de 2007.
- Aujourd’hui très proche de Jean-Luc Mélenchon donc de la France Insoumise. Proche aussi d’Olivier Faure avec qui il a déjeuné récemment. Olivier Faure songeait même à nommer Pigasse à Bercy après la chute de François Bayrou.
- Il a des relations particulièrement tendues avec Raphaël Glucksmann.
- Matthieu Pigasse soutient la candidature de François Hollande en 2012 et son projet de taxe de 75 % sur les très hauts revenus mais critique vertement en 2014 ce même Hollande et sa passivité.
- Il cosigne avec Arnaud Montebourg un article dans le JDD en 2015 critiquant la politique d’austérité du gouvernement socialiste de Manuel Valls.
- Admiratif d’Hugo Chávez et de Nicolás Maduro, Matthieu Pigasse a également rencontré dans le cadre de son activité bancaire l’ex-premier ministre grec socialiste démocrate Georges Papandréou.
Culture et radio
- Nommé administrateur du Théâtre du Châtelet par Bertrand Delanoë à la fin des années 2000, Matthieu Pigasse en devient ensuite trésorier en 2010, avant d’accéder à la vice-présidence de l’institution, ce qui lui permet de fréquenter le monde de la culture parisienne.
- Membre du conseil d’orientation scientifique de la Fondation Jean Jaurès, think tank du Parti socialiste ainsi que de la fondation pro-européenne Europanova
- La galaxie de Radio Nova : Guillaume Meurice, Pierre‑Emmanuel Barré, Aymeric Lompret, Juliette Arnaud et Akim Omiri
- La radio dépend du groupe Nova Press, lui-même intégré à l’écosystème de Matthieu Pigasse.
- Emmanuel Hoog : directeur général de Nova Press depuis 2019, Jean-François Latour : directeur de Radio Nova (nommé en 2023), Mathieu Levieille : directeur général délégué du groupe Combat (maison mère).
Finance
- Xavier Niel
- Pierre-Antoine Capton
- Pierre Bergé
- Banque Lazard, banque Rothschild, Centerview Partners.
Vie privée
Au début des années 2000, Matthieu Pigasse entame une relation avec Alix Étournaud, avec laquelle il fonde une famille et a trois enfants. Cette relation, déjà ancienne et installée à la fin des années 2000, est fragilisée en 2009 par une liaison avec la journaliste Marie Drucker, évoquée à l’époque par plusieurs titres de presse.
Dans un récit publié en 2011, Mieux vaut en rire (éd. JC Lattès), Alix Étournaud revient de manière indirecte sur cet épisode, décrivant la trahison d’un compagnon alors qu’elle est enceinte de leur troisième enfant, sans toutefois nommer explicitement les protagonistes.
Malgré cette crise, Matthieu Pigasse épouse finalement Alix Étournaud en 2010.
Par la suite, sa situation personnelle évolue. Il est aujourd’hui en couple avec Wassila Meddas, de vingt-sept ans sa cadette, que le multimillionnaire a nommée « directrice des marques du groupe Combat », un poste spécialement créé pour elle. Cette dernière a été citée en avril 2026 dans Libération par des employés du groupe évoquant des pratiques managériales brutales de la part de la compagne de Pigasse. L’article va jusqu’à décrire un « climat de pression et d’humiliations verbales » entretenu par Wassila Meddas, de « propos très dévalorisants envers certains collaborateurs, les qualifiant par exemple de “nuls” ou affirmant qu’ils “ne savent rien faire” », quand il ne s’agit pas de « menaces de renvoi ». En clair, le journaliste de Libération suggère que la petite amie de Matthieu Pigasse profiterait de son statut tout-puissant pour imposer ses vues, quitte à menacer les salariés du groupe Combat qui seraient en désaccord avec elle.
Cette jeune personne (31 ans) à moitié analphabète est la “Directrice des marques” du groupe du milliardaire Mathieu Pigasse. C’est aussi la compagne de ce dernier.
Népotisme ? Nooooooooon, pas à gauche ! pic.twitter.com/WwPCgCCXIT— Pr. Choumpchoupi (@choumpchoupi) April 19, 2026
Il a dit
« Voter Marine Le Pen, c’est voter contre la République. », tweet du 26 septembre 2025
« La bataille culturelle, c’est au fond la lutte pour imposer par les médias ses valeurs, ses mots, ses thèmes, ses expressions, son regard sur le monde. », interview sur France Inter, 14 janvier 2026.
« D’une part en matraquant de manière obsessionnelle tout au long de la journée leurs fantasmes sur leurs médias : CNews, Europe 1, le JDD. Et les fantasmes, c’est ce que moi j’ai appelé les trois I : Insécurité, Islam, Immigration. », interview sur France Inter, 14 janvier 2026.
« CNews, c’est donc pas une chaîne d’information, c’est même pas une chaîne d’opinion. C’est une organisation politique avec des studios. », interview sur France Inter, 14 janvier 2026.
« Je n’interviens jamais dans l’éditorial des médias que je contrôle. », La Libre, 30 janvier 2026.
« Emmanuel Macron a tout de même réussi l’exploit d’engendrer 1 000 milliards de dettes et un million de pauvres en plus en moins de dix ans. », La Libre, 30 janvier 2026.
« Il y a une image qui me vient : je vais prendre l’exemple du Seigneur des anneaux. Il y a Sauron qui règne sur le Mordor, l’œil de Sauron qui tourne et qui attire à lui les forces du mal : les nazgûls, les uruk-hai, les orcs, c’est-à-dire en fait l’UDR d’Eric Ciotti, les Républicains de Retailleau et les autres. », Quotidien, 22 avril 2026.
Ils ont dit
« Il faut arrêter de financer le militant Pigasse avec nos impôts et rappeler fermement le service public à son obligation de neutralité ! », tweet de Marine Le Pen du 17 avril 2026
« Vous avez l’impression d’être agressés ici ? Ça fait des mois avec Matthieu Pigasse que nous sommes agressés. Je pense que la réponse que nous avons apportée aujourd’hui, elle est très très très faible, à côté des mensonges que vous avez prononcés depuis des mois nous concernant. », Réponse de Xavier Niel à Charles Alloncle lors de l’audition à l’Assemblée nationale, LCP, 4 avril 2026.
« Matthieu Pigasse, le banquier que l’on s’arrache », titre d’une interview du quotidien Le Monde, 18 octobre 2006.
« Un garçon vif et brillant qui a su prendre les bons côtés de la technocratie et laisser les autres. C’est un garçon drôle et volontiers taquin. On tombe vite sous son charme », Commentaire de Dominique Strauss-Kahn sur Matthieu Pigasse, Le Monde, 18 octobre 2006
« La relation amoureuse entre Wassila Meddas et Matthieu Pigasse, qui n’a pas donné suite aux sollicitations de Libération, biaise aussi les échanges que la directrice des marques peut avoir avec les salariés, ceux-ci redoutant que leurs propos soient ensuite répercutés à l’actionnaire », Libération, 15 avril 2026.
« Pigasse vs. Libé : un patron de gauche ne devrait pas faire ça », titre d’un article de Politis, 27 avril 2026.
« L’homme d’affaires se rêve en héros des médias de gauche… Mais quand Libération enquête sur le management « brutal » de sa compagne, le voilà qui crie au « suicide collectif » … et tente de faire publier sa pub anti-Libé dans ce même journal. », Politis, 27 avril 2026.
« Une antenne construite à sa main, des outrances destinées à polariser le débat public, un désir de radicalité assumé… Le cocktail sulfureux ressemble furieusement à une transposition, à gauche, des méthodes de Vincent Bolloré dans les médias. » Matthieu Pigasse souhaiterait lui donner raison, qu’il ne s’y prendrait pas autrement. », Politis, 27 avril 2026
« Matthieu Pigasse a dénoncé le sectarisme anti-LFI, rappelé que c’était un obstacle à toute victoire de la gauche et plaidé pour un programme de rupture. Ceux qui veulent empêcher la victoire des insoumis à tout prix en sont pour leurs frais », tweet de Manuel Bompard, 26 avril 2026.
« À quelques jours du vote du rapport, le système se déchaîne. Voilà donc les méthodes des fondateurs de Mediawan, Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton, tous actionnaires de l’officine d’extrême-gauche « Les Jours ». Quel que soit leur pouvoir, quelles que soient leurs méthodes, quelles que soient leurs intimidations, ils ne me feront pas taire. », tweet de Charles Alloncle du 6 avril 2026.

