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[Dossier] Un complot peut en cacher un autre : médias et conspirationisme
Publié le 

10 juin 2013

Temps de lecture : 9 minutes
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[Dossier] Un complot peut en cacher un autre : médias et conspirationisme

Dossier : Si les médias dits « mainstream » utilisent volontiers comme repoussoir les théories du complot et ceux qui s’en réclament, ils jouent pourtant un jeu trouble s’agissant de ce que l’on appelle communément le « conspirationnisme ». Exposant au grand jour les théories du complot les plus farfelues comme celles qui prospèrent autour des attentats du 11 septembre ou d’autres événements bien connus (Mort de Lady Diana, Affaire DSK, Explosion de l’usine AZF, Épidémies de H1N1, de SIDA ou de grippe aviaire, etc.), les faiseurs d’opinions évitent prudemment de parler des cercles de pouvoir, lobbys, et autres think tanks qui agissent dans l’ombre dans le but de favoriser une gouvernance mondiale, confisquant par là-même la démocratie. Les médias instrumentalisent ainsi bruyamment les théories du complot qui servent les intérêts qu’ils défendent, taisant dans le même temps celles qui leur semblent dangereuses. Bienvenue dans le complotisme à la carte des médias.

Autopsie du complotisme

Avant toute chose, il s’agir de définir ce qu’est une théorie du com­plot, et donc ce qu’elle n’est pas. Les com­plots ont existé de tout temps, ce que nul ne met en doute. Mais la notion de « théorie du com­plot » est plus large. La pre­mière analyse de ce con­cept est due au philosophe Karl Pop­per qui donne dans son livre « La société ouverte et ses enne­mis » (1945) la déf­i­ni­tion suiv­ante : « C’est l’opin­ion selon laque­lle l’ex­pli­ca­tion d’un phénomène social con­siste en la décou­verte des hommes ou des groupes qui ont intérêt à ce qu’un phénomène se pro­duise (par­fois il s’ag­it d’un intérêt caché qui doit être révélé au préal­able) et qui ont plan­i­fié et con­spiré pour qu’il se pro­duise. ». Plus générale­ment, on peut con­sid­ér­er qu’une théorie du com­plot est un réc­it mi-réel, mi-fic­tif ten­dant à démon­tr­er, par un ensem­ble mêlant faits his­toriques et hypothès­es invéri­fi­ables, qu’une caste minori­taire de « puis­sants » œuvre à faire évoluer le cours de l’histoire dans une direc­tion unique et prédéfinie par elle, occul­tant au besoin la vérité en fonc­tion de ses intérêts. On com­prend alors mieux pourquoi les adeptes de théories du com­plot con­sid­èrent les médias comme le piv­ot de ce sys­tème, ces derniers ser­vant à tromper le peu­ple sur les véri­ta­bles objec­tifs des élites qui le gou­ver­nent. Par ailleurs, il est impor­tant de dis­tinguer ce qui relève du doute, tout à fait légitime, vis-à-vis d’une infor­ma­tion « offi­cielle », de ce qui tient, chez cer­tains adeptes de ces théories, de la para­noïa pure et dure.

Les médias, cibles du conspirationnisme

Force est de con­stater que les théories du com­plot sont liés à la défi­ance crois­sante du pub­lic envers des médias à grande dif­fu­sion, et plus glob­ale­ment envers toute forme de pou­voir. Un sondage, réal­isé par Opin­ion Way après le sec­ond tour des élec­tions prési­den­tielles de 2012 (du 10 au 29 mai 2012) pour le compte du CEVIPOF (Cen­tre d’Études Poli­tiques de Sci­ences Po), con­clu­ait en effet que 51% des sondés esti­maient que le gou­verne­ment français n’é­tait pas vrai­ment aux manettes et que c’étaient des forces occultes, donc incon­nues, qui diri­gaient réelle­ment le pays en sous-main. Ce sondage fai­sait par­tie d’une plus large étude financée par un think tank bri­tan­nique, Coun­ter­point. Au pas­sage, le sim­ple fait que ce dernier soit lui-même financé par l’Open Soci­ety, la fon­da­tion de l’homme d’affaires améri­cain George Soros, laisse plan­er le doute sur son objec­tiv­ité ! De même, cette étude pro­po­sait un « pro­fi­lage » des adeptes du con­spir­a­tionnisme, mon­trant notam­ment que les électeurs du Front Nation­al étaient les plus nom­breux à adhér­er à ces thès­es. Le mes­sage était clair : Pop­ulisme et méfi­ance envers les médias sont intrin­sèque­ment liés.

Internet, contre-pouvoir efficace

Ce rap­port, con­sultable sur Inter­net, met ain­si en relief la méfi­ance crois­sante de tout un cha­cun envers la légitim­ité des médias en tant que source d’in­for­ma­tions fiable. Prof­i­tant de ce con­texte, le lieu où les théories du com­plot fleuris­sent le plus facile­ment, pour le meilleur et pour le pire, est désor­mais Inter­net, réel con­tre-pou­voir médi­a­tique. On peut citer en exem­ple les innom­brables théories du com­plot toutes plus far­felues les unes que les autres, comme celles qui font de la CIA et du Mossad les arti­sans des atten­tats du 11 sep­tem­bre 2001 ou celles qui pré­ten­dent que l’homme n’a jamais mis les pieds sur le Lune ou que le SIDA est la résul­tante d’ex­péri­men­ta­tions médi­cales. Les théories du com­plot se dévelop­pent d’abord pour con­tester les ver­sions offi­cielles d’un événe­ment qui a fait la une des jour­naux. Elles nais­sent donc pri­or­i­taire­ment en réac­tion con­tre les médias offi­ciels. Les fauss­es infor­ma­tions régulière­ment dif­fusées par les médias du fait de la reprise sys­té­ma­tique par les jour­nal­istes de dépêch­es AFP sans véri­fi­ca­tion préal­able de l’in­for­ma­tion (ce que Bour­dieu appelait la « cir­cu­la­tion cir­cu­laire de l’information »), comme on a pu le voir dans les affaires Mer­ah, Out­reau ou dans celle de la fausse agres­sion anti­sémite sur le RER D en 2004, con­for­tent le pub­lic dans l’idée que les médias mentent sci­em­ment dans le but de garan­tir un statu quo et de pro­téger la classe dom­i­nante.

Le jeu trouble des médias

Au pre­mier abord, tout paraît évi­dent : Le « com­plo­tisme » serait un réflexe naturel autant que légitime des citoyens lamb­da qui cherchent ain­si à se pro­téger de l’enfumage des médias. Mais lorsqu’on étudie la ques­tion de manière plus appro­fondie, on se rend compte que tout cela n’est pas aus­si sim­ple. En réal­ité, les théories du com­plot peu­vent être instru­men­tal­isées lorsqu’elles vont dans le sens des intérêts du sys­tème que ser­vent les médias. On con­state en effet que le com­plo­tisme fait ven­dre. Le pub­lic se pas­sionne volon­tiers pour ce qu’on peut con­sid­ér­er comme la face cachée de l’histoire. Il n’y a qu’à voir la pas­sion du grand pub­lic pour les sociétés secrètes, notam­ment la secte des Illu­minés de Bav­ière (ou Illu­mi­natis) qui ont été redé­cou­verts grâce au best-sell­er de Dan Brown, Da Vin­ci Code. De même, des heb­do­madaires comme Le Nou­v­el Obser­va­teur, Le Point ou L’Express, con­sacrent deux ou trois fois par an leurs cou­ver­tures à la franc-maçon­ner­ie, faisant de ce sujet un « mar­ronnier » au même titre que les prix de l’im­mo­bili­er, le classe­ment des hôpi­taux ou les villes de province où il fait bon vivre. D’autre part, le sys­tème n’hésite pas à faire mon­ter au créneau des célébrités pour dif­fuser des théories con­spir­a­tionnistes. On se rap­pelle en effet des déc­la­ra­tions toni­tru­antes de stars en manque de crédi­bil­ité comme Mar­i­on Cotil­lard, Jean-Marie Bigard ou Math­ieu Kasso­vitz, affir­mant que les atten­tats du 11 sep­tem­bre étaient un « inside job », organ­isé par le gou­verne­ment améri­cain. Enfin, on se sou­vient qu’un con­spir­a­tionniste comme Thier­ry Meyssan, aujourd’hui exilé en Syrie, avait été invité dans l’émission « Tout le monde en par­le » de Thier­ry Ardis­son en 2002 à l’occasion de son livre L’effroyable impos­ture et s’était vu ain­si offrir une tri­bune pour dif­fuser ses idées con­spir­a­tionnistes. Les médias jouent donc un jeu trou­ble, mon­tant en épin­gle des théories du com­plot peu crédi­bles mais séduisantes, ce qui per­met de détourn­er l’attention des véri­ta­bles cer­cles de pou­voir, lob­bys et groupes d’influence. L’at­trait du pub­lic pour le con­spir­a­tionnisme bas de gamme, imputable à la fas­ci­na­tion pour le scabreux et le secret, est à la fois une aubaine com­mer­ciale ain­si qu’un moyen de détourn­er l’at­ten­tion du pub­lic des véri­ta­bles arcanes du pou­voir. Pour le dire autrement, le con­spir­a­tionnisme peut devenir à tout moment un out­il de dés­in­for­ma­tion.

Double langage et enfumage des médias

Non seule­ment les médias jouent un jeu trou­ble mais ils ont adop­té un dou­ble lan­gage, afin de brouiller les pistes. A titre d’ex­em­ple, on peut citer le livre, très représen­tatif du dis­cours des médias sur la ques­tion, d’un jour­nal­iste bien con­nu : Média Para­noïa (Seuil, 2009) de Lau­rent Jof­frin, directeur de la rédac­tion du Nou­v­el Obser­va­teur, mem­bre du club Le Siè­cle, et émi­nent « médi­acrate ». Ce dernier dis­crédite la méfi­ance légitime du peu­ple envers les médias en la qual­i­fi­ant de mal­adie men­tale, d’où la notion de « media para­noïa ». Le débat est donc clos avant d’avoir été ouvert. Toute remise en cause de l’ob­jec­tiv­ité médi­a­tique est assim­ilée à de la para­noïa. Cela rap­pelle évidem­ment la sor­tie récente de Patrick Cohen, reprochant à Frédéric Tad­déi d’in­viter dans son émis­sion « Ce soir (ou jamais !) » des per­son­nages con­tro­ver­sés comme Dieudon­né, Alain Soral, Marc Edouard Nabe ou Tarik Ramadan qu’il qual­i­fie de « cerveaux malades ». La stratégie est vieille comme le monde : Faire pass­er pour fous tous ceux dont la pen­sée dérange. Inter­rogé sur son livre dans « Les matins de France Cul­ture » le 16 jan­vi­er 2009, Lau­rent Jof­frin adop­tait une stratégie typ­ique des médias, déjà analysée en son temps par Roland Barthes dans son livre phare Mytholo­gies (1957) sous la forme d’un adage : Avouer un peu de mal dis­pense de recon­naître un plus grand mal caché. Dans cette émis­sion, Jof­frin recon­naît en effet que « ce sont des gens rich­es (qui peu­vent) financer des jour­naux, (que) donc évidem­ment il y a un déséquili­bre qui s’instaure, puisque dans le cap­i­tal des jour­naux, il y plutôt des gens indus­triels, des ban­quiers, des financiers, (et que) c’est vrai que le grand cap­i­tal a un atout que les autres n’ont pas ». Cepen­dant, soucieux de rap­pel­er qu’il est avant tout là pour défendre l’im­age de sa pro­fes­sion, il s’empresse de rec­ti­fi­er le tir en ajoutant que « le réquisi­toire repose bien sou­vent sur des idées reçues. On dit partout : les médias mentent ; ils sont sous con­trôle ; ils propa­gent une “pen­sée unique” ; ils manip­u­lent l’opinion. Heureuse­ment pour la démoc­ra­tie, ces idées sont pour l’essentiel fauss­es ou car­i­cat­u­rales ». Ce dou­ble lan­gage qui est celui des médias con­cer­nant le « con­spir­a­tionnisme » est une méth­ode sim­ple pour enfumer le pub­lic : il plaide la bonne foi tout en s’abstenant de ques­tion­ner les fon­da­tions du sys­tème médi­a­tique.

Médias complices du « vrai » pouvoir

On con­state en effet que des instances déci­sion­nelles inter­na­tionales comme le groupe Bilder­berg, le Coun­cil on For­eign Rela­tions (CFR) ou des sociétés secrètes comme le Bohemi­an Club sont très peu médi­atisées. Idem pour un cer­cle fran­co-français comme Le Siè­cle qui n’est jamais évo­qué publique­ment. Il aura en effet fal­lu atten­dre les travaux d’Em­manuel Rati­er, repris bien plus tard dans le doc­u­men­taire de Gilles Bal­bas­tre, « Les nou­veaux chiens de garde », pour que ce club soit porté à la con­nais­sance de tous. Pour se ren­seign­er sur ce type de groupes oli­garchiques, il est néces­saire d’aller sur Inter­net car les médias offi­ciels ne relaient pas ce type d’information. Ce silence révèle une stratégie qui est de détourn­er l’attention du pub­lic en médi­ati­sant le con­spir­a­tionnisme de bas étage afin de dis­créditer tout ce qui relève de la cri­tique objec­tive du pou­voir de l’hyper-classe mon­di­ale. Dans ce cas, la théorie du com­plot, loin d’être sub­ver­sive, joue un rôle de régu­la­teur au ser­vice du sys­tème. En ser­vant de repous­soir, cette dernière est instru­men­tal­isée pour détourn­er l’attention du pub­lic d’un prob­lème qui con­cerne tous les citoyens des démoc­ra­ties occi­den­tales : la con­fis­ca­tion du pou­voir au prof­it d’une oli­garchie mon­di­ale affranchie de toute pra­tique démoc­ra­tique. Est ain­si con­sid­érée comme con­spir­a­tionniste toute ten­ta­tive de remet­tre en cause cette toute puis­sance des lob­bys et groupes de pres­sion. Et douter de l’objectivité dont font preuve les jour­nal­istes dans le traite­ment de l’information devient en soi dou­teux. A en croire des « spé­cial­istes » auto­proclamés comme Pierre-André Taguieff, ne serait-ce que s’intéresser au pou­voir du Club Bilder­berg serait déjà met­tre un pas dans le con­spir­a­tionnisme et donc flirter en quelque sorte avec la bête immonde. En effet, ce dernier expli­quait au jour­nal­iste Raphaël Enthoven dans l’émission de France Cul­ture, « Les chemins de la con­nais­sance », le 18 décem­bre 2009, à pro­pos des jour­nal­istes d’investigation comme Edwy Plenel : « Ce sont des gens qui s’intéressent aux zones d’ombre, souter­rain, crypte, caveau, nuit, tout cela c’est le com­plot. C’est l’imaginaire du com­plot. ».

Théories du complot et terrorisme intellectuel

Il y a de quoi frémir en enten­dant pareil argu­ment. Ain­si toute ten­ta­tive de com­pren­dre le monde en esprit libre, sans se fier unique­ment aux infor­ma­tions offi­cielles dif­fusées par les médias, serait déjà du con­spir­a­tionnsime ? Il n’y aurait donc aucune dif­férence entre Edwy Plenel et Dieudon­né ? Cet entre­tien entre Pierre-André Taguieff et Raphaël Enthoven sur France Cul­ture, rap­porté dans un arti­cle pub­lié sur le site de l’Acrimed, est très révéla­teur de ce nou­veau ter­ror­isme intel­lectuel plaçant l’information médi­a­tique au-dessus de tout. Ain­si, dans le même entre­tien radio­phonique, Taguieff classe-t-il Pierre Bour­dieu dans la caté­gorie des con­spir­a­tionnistes, par­lant ain­si de lui : « Bour­dieu dénonce, par exem­ple, un gou­verne­ment mon­di­al invis­i­ble. Bon, man­i­feste­ment, il cite un cer­tain nom­bre d’organismes qui ressem­blent beau­coup à des sociétés secrètes selon lui. Sa soci­olo­gie est une tra­duc­tion plus ou moins jar­gonnante, en tout cas académique, d’une cer­taine théorie du com­plot, ce que Pop­per appelait la théorie soci­ologique du com­plot. ». On voit clair dans la rhé­torique de Pierre-André Taguieff : faire pass­er pour con­spir­a­tionniste (donc anti­sémite) tous ceux qui met­tent en cause la toute-puis­sance de la caste médi­ati­co-poli­tique. Comble de l’ironie, Taguieff est le pre­mier à crier au com­plot lorsqu’il s’ag­it de défendre les intérêts d’Israël, comme dans l’af­faire du reportage de Charles Ender­lin sur France 2 con­cer­nant la mort de l’enfant pales­tinien Mohammed Al Dura en 2000 sous des tirs israéliens, dans laque­lle il défend la thèse du CRIF selon lesquelles il s’agirait d’une mise en scène éhon­tée dans le but de dia­bolis­er l’Etat hébreux et à défendre la cause pales­tini­enne… Moins tranchée dans ses pro­pos que Taguieff, une « jour­nal­iste » et mil­i­tante poli­tique comme Car­o­line Fourest tient à peu près le même dis­cours, comme en témoigne le doc­u­men­taire extrême­ment par­tial et plein d’approximations, inti­t­ulé « Les obsédés du com­plot », qu’elle a con­sacré aux adeptes du con­spir­a­tionnisme et qui a été dif­fusé sur Arte cette année.

Théorie du complot et point Godwin

Selon la rhé­torique de ces « chiens de garde » des médias offi­ciels, sont con­spir­a­tionnistes ceux qui doutent des ver­sions offi­cielles et qui ne croient plus en l’objectivité des jour­nal­istes. Dans ce sys­tème de pen­sée, le terme de « con­spir­a­tionniste » équiv­aut à celui de « néga­tion­niste ». Toute remise en ques­tion de l’idéologie mon­di­al­iste et libre échangiste est poten­tielle­ment anti­sémite dans son essence et pas­si­ble de com­para­i­son avec le nazisme. Par ailleurs, on con­state que les médias offi­ciels n’hésitent pas à faire du con­spir­a­tionnisme lorsque cela sert les intérêts de la classe dirigeante. Ce fut en effet le cas dans l’affaire des tueries de Toulouse en 2012, sur­v­enue en pleine cam­pagne prési­den­tielle et à l’occasion de laque­lle les médias n’hésitèrent pas à évo­quer la piste de l’extrême droite sur la base de témoignages far­felus (notam­ment celui décrivant l’auteur des faits, por­tant pour­tant un casque inté­gral avec visière opaque, comme « blond aux yeux bleus ») alors que Mohamed Mer­ah, n’avait pas encore été formelle­ment iden­ti­fié. La théorie du com­plot n’est ain­si qu’un argu­ment rhé­torique pou­vant être util­isé pour servir des idéolo­gies très dif­férentes, voire opposées, y com­pris pour servir l’intérêt de la classe dirigeante.

Crédit pho­to : DR

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