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Trois journalistes condamnés pour atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation

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13 octobre 2015

Temps de lecture : 2 minutes
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Trois journalistes condamnés pour atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation

Temps de lecture : 2 minutes

« La liberté d’informer sacrifiée sur l’autel du secret-défense », titre Le Point. En septembre dernier, trois journalistes français ont été condamnés par la Cour d’appel de Paris à 3 000 euros avec sursis pour « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ».

Dans un ouvrage paru en 2012, L’Es­pi­on du prési­dent (Robert Laf­font) Christophe Lab­bé (Le Point), Olivia Recasens (Le Point) et Didi­er Has­soux (Le Canard Enchaîné) avaient révélé la véri­ta­ble iden­tité de plusieurs agents de la DCRI.

Dans leur livre, ces derniers entendaient dévoil­er les « dys­fonc­tion­nements » du ren­seigne­ment français, quitte à « out­er » quelques agents accusés de mul­ti­ples dérives. Relaxés en pre­mière instance, les trois jour­nal­istes ont finale­ment été con­damnés en appel en ver­tu de la loi d’orientation et de pro­gram­ma­tion pour la per­for­mance de la sécu­rité intérieure (Lopp­si 2).

Celle-ci prévoit qu’en cas de « révéla­tion de toute infor­ma­tion qui pour­rait con­duire, directe­ment ou indi­recte­ment, à la décou­verte (…) de l’i­den­tité » d’agents de cer­tains ser­vices, la peine encou­rue peut s’élever à 5 ans de prison et 75 000 euros d’a­mende (voir la loi ici).

Pour Le Point, mal­gré la con­damna­tion à un sim­ple sur­sis, il s’ag­it néan­moins d’un « arrêt dan­gereux » qui men­ace la lib­erté d’in­former. Mais on peut aus­si se pos­er la ques­tion de savoir si la lib­erté d’in­former est supérieure à la sécu­rité de la France et de ses agents… Les dif­férents com­men­ta­teurs ne man­queront prob­a­ble­ment pas de s’écharp­er sur cette ques­tion dans les jours à venir.

Crédit pho­to : Everett Col­lec­tion / Shutterstock.com