Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Squarcini condamné dans l’affaire des « fadettes » du Monde

11 avril 2014

Temps de lecture : < 1 minute
Accueil | Veille médias | Squarcini condamné dans l’affaire des « fadettes » du Monde

Squarcini condamné dans l’affaire des « fadettes » du Monde

Jugé dans l’affaire des « fadettes » du Monde, Bernard Squarcini a été condamné mardi dernier à une amende de 8 000 euros ainsi que 7 000 euros à verser aux parties civiles, parmi lesquelles Le Monde et le Syndicat national des journalistes (SNJ).

L’an­cien patron de la DCRI (Direc­tion cen­trale du ren­seigne­ment intérieur) était jugé pour « col­lecte de don­nées à car­ac­tère per­son­nel par un moyen fraud­uleux, déloy­al ou illicite ». D’après le pro­cureur, Jean Quin­tard, ce dernier a com­mis des actes illé­gaux en invo­quant la sûreté de l’É­tat (alors qu’il s’agis­sait, en réal­ité, d’éviter des fuites dans la presse). Pour­tant, M. Quin­tard n’avait req­uis qu’une peine de 5 000 euros d’a­mende afin de « tenir compte des ser­vices ren­dus par M. Squarci­ni à la République ».

Bernard Squarci­ni avait, de son côté, recon­nu en févri­er dernier avoir req­uis les fadettes (fac­tures télé­phoniques détail­lées) d’un jour­nal­iste du Monde au sujet de ses infor­ma­tions sur l’af­faire Bet­ten­court. Mais il « s’agis­sait de débus­quer une fuite, un traître dans un cab­i­net min­istériel », s’é­tait-il jus­ti­fié devant le tri­bunal cor­rec­tion­nel de Paris. Et d’in­vo­quer une excep­tion à la loi dans le cas d’une atteinte à la sûreté de l’É­tat…

Pour les par­ties civiles, dont Le Monde, ce proche de Nico­las Sarkozy a surtout voulu pro­téger l’exé­cu­tif et Éric Woerth, alors en cause dans l’af­faire Bet­ten­court. « Ces infor­ma­tions gênent le pou­voir poli­tique, on se rend compte qu’il y a un sys­tème de col­lu­sion », avait estimé Gérard Dav­et, le jour­nal­iste du Monde visé par la recherche des fadettes.

Voir notre infographie du groupe Le Monde

Dessin : © Mila­dy de Win­ter pour l’Ojim

Sur le même sujet

Related Posts

None found

Les réseaux Soros
et la "société ouverte" :
un dossier exclusif

Tout le monde parle des réseaux de George Soros, cet influent Américain d’origine hongroise qui consacre chaque année un milliard de dollars pour étendre la mondialisation libérale libertaire.

En effet, derrière un discours "philanthropique" se cache une entreprise à l'agenda et aux objectifs politiques bien précis. Mais quelle est l’étendue de ce réseau ?

Pour recevoir notre dossier rejoignez nos donateurs (avec un reçu fiscal de 66% de votre don).

Derniers portraits ajoutés

Abel Mestre

PORTRAIT — Faut-il class­er Abel Mestre dans la caté­gorie jour­nal­iste ? Abel Mestre con­stitue à lui seul un fourre-tout de l’extrême extrême-gauche, allant du stal­in­isme à l’anarchisme en pas­sant par le trot­skisme expéri­men­tal et l’action de rue.

Sophia Aram

PORTRAIT — Issue d’une famille d’o­rig­ine maro­caine, Sophia Aram est née à Ris-Orangis (Essonne) le 29 juin 1973. Sophia Aram s’ini­tie à l’art de l’im­pro­vi­sa­tion dans les étab­lisse­ments sco­laires de Trappes puis au sein de la com­pag­nie « Déclic Théâtre », où elle côtoie Jamel Deb­bouze.

Christophe Ono-dit-Biot

PORTRAIT — Né en jan­vi­er 1975 au Havre, Christophe Ono-dit-Biot a fait Hypokhâgne et Khâgne au lycée Jan­son-de-Sail­ly, à Paris, puis un DEA de Lit­téra­ture com­parée sur les écrivains fin de siè­cle « déca­den­tistes ». Il est agrégé de let­tres mod­ernes (2000).

Ali Baddou

PORTRAIT — Ali Bad­dou n’est pas seule­ment présen­ta­teur-jour­nal­iste et pro­fesseur de philoso­phie poli­tique à Sci­ences-Po. Ce mem­bre de l’hyperclasse mon­di­ale est avant tout au cœur des réseaux de pou­voir maro­cains, français (mit­ter­ran­di­ens et social­istes) et médi­a­tiques.

Johan Hufnagel

PORTRAIT — Bien qu’il n’ait, pour un jour­nal­iste, pas écrit grand chose, Johan Huf­nagel n’en est pas moins par­venu à se hiss­er aux postes clés des médias où il a posé ses valis­es. Il n’y a là rien d’é­ton­nant : son secteur d’ac­tiv­ité n’est ni l’in­ves­ti­ga­tion, ni même la sim­ple rédac­tion, mais le numérique.

"Le partage, c'est le secret du bonheur."

Sylvain Augier, reporter, animateur de radio et de télévision