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Vincent Meslet

4 novembre 2022

Temps de lecture : 4 minutes
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Vincent Meslet

4 novembre 2022

Temps de lecture : 4 minutes

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Plus belle la vie/poubelle la vie

Né à Versailles le 19 juillet 1966, Vincent Marie Benoît Meslet est le directeur général de Newen France depuis janvier 2021. Fils d’André Meslet et Marguerite Coulange, il est l’époux de Véronique Legand, professeur d’allemand, avec laquelle il a deux enfants.

Formation

Vin­cent Meslet fait ses études pri­maires à Ver­sailles, au col­lège Jean-Philippe Rameau puis au lycée Marie Curie.

Il est tit­u­laire d’un diplôme de l’Institut d’études poli­tiques de Paris et d’un diplôme d’études supérieures spé­cial­isées (DESS) en Télévi­sion et Télé­com­mu­ni­ca­tions à l’Université Paris Dauphine.

Parcours

En 1990, il est atteint d’un can­cer du rein ; durant son hos­pi­tal­i­sa­tion il renoue avec la télévi­sion. C’est en décou­vrant « M6, la Grande Famille sur Canal… [qu’il se] dit : “Putain, ça a changé ! Si je survis à ça, je vais faire ce que j’ai vrai­ment envie.” » Il se donne un an pour ren­tr­er dans une chaîne de télévision.

De 1992 à 1999, Meslet est d’abord chargé d’études à la direc­tion des Études de France Télévi­sions avant de devenir le Directeur-adjoint chargé des études prospec­tives du groupe. Il ren­con­tre pen­dant cette péri­ode l’animateur Jean-Luc Delarue, à qui il con­sacr­era un livre après sa mort en 2012.

De décem­bre 1999 à avril 2000, il est directeur du ser­vice des Études de France Télévi­sions.

D’avril 2000 à sep­tem­bre 2005, il est Directeur-adjoint des pro­grammes de France 3.

De sep­tem­bre 2005 au 1er juil­let 2009, il est Directeur des pro­grammes de France 3. Il y lançait « Ce soir ou jamais » et « Plus belle la vie ».

Du 1er juil­let 2009 au 4 jan­vi­er 2011, il est Directeur de la fic­tion de France Télévi­sions.

Du 4 jan­vi­er 2010 au 15 févri­er 2011, il est directeur de l’unité de pro­grammes fic­tion de France Télévi­sions.

Du 15 févri­er 2011 au 24 août 2015, il est Directeur édi­to­r­i­al d’Arte France. Il y « intro­duit la pop-cul­ture, l’investigation, fait mon­ter en gamme et en puis­sance la fic­tion entre autres ».

De mars 2013 à 24 août 2015, il est mem­bre du Direc­toire d’Arte France.

Du 24 août 2015 à octo­bre 2016, il occupe le poste de Directeur exé­cu­tif de France 2, l’intégrant à un moment où Del­phine Ernotte annonce vouloir faire « la chaîne leader de la télévi­sion française ». Pen­dant cette même péri­ode, il accède con­join­te­ment à la qual­ité de mem­bre du comité exé­cu­tif de France Télévi­sions et est admin­is­tra­teur de France télévi­sions (2015). Du 23 octo­bre 2015 à octo­bre 2016, il est admin­is­tra­teur de France Télévi­sions Publicité.

Le 5 octo­bre 2016, il est limogé par Del­phine Ernotte « d’un com­mun accord » et au titre de « diver­gences de stratégie ». Pen­dant qu’il occupe ce poste, la part des audi­ences tombe à son plus mau­vais chiffre de son his­toire. Cer­tains jour­nal­istes jugent ce départ « très dif­fi­cile à com­pren­dre » et met­tent ce départ sur le compte de leur désaccord.

D’avril 2017 à novem­bre 2018, il est prési­dent-fon­da­teur de l’agence de con­seils Mlavie. Il est con­join­te­ment Directeur général délégué de la société de pro­duc­tion du groupe Tel­france : Tel­sète (novem­bre 2017-jan­vi­er 2021). Il a égale­ment fondé en 2017 le label « Mleshistoires ».

Depuis le 1er jan­vi­er 2018, il est égale­ment chargé de la pro­duc­tion de la série « Demain nous appar­tient » sur la chaîne TF1. Il est égale­ment, depuis jan­vi­er 2021, le Directeur général de Newen France. Il est con­join­te­ment pro­duc­teur de « Plus Belle la Vie ». 

En juin 2020, il annonce qu’il sera le pro­duc­teur d’un nou­veau feuil­leton de télévi­sion sur TF1, dénom­mé « Ici tout commence ».

Bibliographie

Ce qu’il gagne

Alors qu’il est à Arte, son salaire est d’environ 7 000 euros par mois.

Si son salaire à France Télévi­sions n’est pas con­nu, il serait passé à cinq chiffres.

Il l’a dit

« Il faut don­ner une ambi­tion une utopie […] pour faire de France 2 une référence créa­tive ». « La télévi­sion a tou­jours changé, a tou­jours été boulever­sée […] Une des raisons pour lesquelles j’ai choisi ce secteur c’est que c’est un secteur en pro­fonde trans­for­ma­tion », France Inter, 2015.

« Le mot chaîne va sans doute dis­paraître pour être une offre » […] « On a besoin d’avoir des offres qui ont des lignes édi­to­ri­ales claires […] Au jour d’aujourd’hui, pour se faire remar­quer, il faut avoir une iden­tité très forte », France Inter, 2015.

« Autour des valeurs du ser­vice pub­lic, on peut don­ner plusieurs répons­es […] On peut rassem­bler autour de valeurs com­munes, en don­nant des modal­ités d’entrées mul­ti­ples », France Inter, 2015.

À pro­pos de l’identité de France 2 : « Il faut que la chaîne invente un réc­it, invente une iden­tité, qui soit autre chose que le mot « deux » », France Inter, 2015.

« Quand il y a un trot­toir ou un trou à se pren­dre, c’est pour moi », Libéra­tion, sep­tem­bre 2015.

« Il faut écouter, voir, sen­tir, une chaîne de télé. Un directeur des pro­grammes sent sa chaîne », Libéra­tion, sep­tem­bre 2015.

« Il faut absol­u­ment faire des choses comme Plus belle la vie, moi j’aime ça. Il y a une dif­férence entre cul­ture pop­u­laire pop­uliste et cul­ture pop­u­laire plus généreuse. Regardez com­bi­en de films pop­u­laires ont fait les heures de gloire de la ciné­math­èque. », Libéra­tion, sep­tem­bre 2015.

« Dans ses pro­grammes, il pre­nait son temps d’écouter de manière bien­veil­lante dans une volon­té de com­pren­dre et d’accoucher d’une vérité. Tout le con­traire des émis­sions d’aujourd’hui où tout le monde est juge et donne son opin­ion. », à pro­pos de Jean-Luc Delarue, Le Figaro, sep­tem­bre 2018.

« Les trans­for­ma­tions de la télévi­sion sont l’écho de deux phénomènes impor­tants : le pas­sage d’une con­som­ma­tion de masse [… ] à un mode de con­som­ma­tion de plus en plus diver­si­fié et indi­vid­u­al­isé, d’une part, et de l’autre, le développe­ment du secteur des loisirs et des médias dans une société qui se méfi­ait jusqu’à ces dernières décen­nies de toutes les formes d’hédonisme. », Revue Esprit, mars-avril 2002.

Ils l’ont dit

Ses proches et col­lègues salu­ent « la force tran­quille », une « intel­li­gence jamais arro­gante » et un « juste ego » de Meslet, Libéra­tion, sep­tem­bre 2015.

Sur le licen­ciement de Vin­cent Meslet. « Del­phine Ernotte ne vire pas les gens parce qu’ils font des erreurs, pour­suit notre source. Il s’ag­it d’une diver­gence de fond sur la stratégie, la place de France 2 au sein du groupe et le numérique, qui l’a con­duite à cette déci­sion. Il faut engager des trans­for­ma­tions pour assur­er l’avenir de cette chaîne, Del­phine Ernotte en a une idée bien pré­cise et Vin­cent Meslet en a une autre.», source anonyme, Libéra­tion, octo­bre 2016.

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