Accueil | Actualités | Médias | Médias : Alain Delon déçu par la presse suisse
Pub­lié le 16 mars 2013 | Éti­quettes :

Médias : Alain Delon déçu par la presse suisse

Le grand acteur français avait, en 1983, quitté l’hexagone pour s’établir en Suisse. Outre les raisons économiques, Delon espérait trouver au-delà des Alpes un refuge au venin craché par la presse française, lui reprochant tantôt d’avoir de l’argent, tantôt d’être de droite.

Ce dernier vient tout juste de faire l’amère expérience que, même en Suisse, la presse de caniveau reste une presse de caniveau. Dans une lettre envoyée au rédacteur en chef de L'Illustré, un magazine traitant de l’actualité générale et people, Alain Delon dénonce un « réquisitoire soviétique (…) dont le support journalistique se voudrait être les confidences recueillies auprès de mon fils Alain-Fabien ». Après s’être indigné de ne pas avoir été consulté avant la parution des propos de son fils, l’acteur poursuit : « Je tenais jusqu’ici L’illustré en estime, que je me représentais en décoction de Paris Match plutôt qu’en photocopie d’Ici Paris. »

Visiblement déçu de subir, en Suisse, un traitement déjà vécu en France, il lance : « Sans amertume ni acrimonie, je vous dis ici ma déception et mon dégoût qui me donnent à penser que lorsque je pris en 1983 la décision de m’établir dans votre pays pour concourir dans ma modeste mesure à ses activités économiques et culturelles, je pensais changer d’horizon et de niveau de pensée alors que je ne faisais que sortir de la fange pour plonger dans la fosse septique. »

Crédit photo : Ivan Bessedin via Wikimedia (cc)

Puisque vous êtes là, une minute d’attention s’il vous plaît…

Appels aux dons

…nous avons une petite faveur à vous demander. Vous êtes chaque jour plus nombreux à nous lire. Le travail de l’Observatoire du journalisme (Ojim) est unique. Chaque jour nous contribuons à « vous informer sur ceux qui vous informent », à nous battre pour la liberté d’expression, pour le pluralisme dans les médias, contre les censures.

Tout ceci se fait avec une petite équipe motivée, certains sont bénévoles mais la plupart sont des journalistes indépendants ou des étudiants en journalisme qui sont rémunérés. La majorité des rédacteurs, le webmestre, le manager des réseaux sociaux, l’infographiste, le vidéaste, le dessinateur sont rémunérés. Nous aider c’est préserver notre indépendance et conforter une voix attaquée en justice par Ramzi Khiroun, numéro 2 du groupe Lagardère, pour nous faire taire. Votre don est éligible à un reçu fiscal de 66%. Un don de 50 € ne vous coûtera que 16 €. Un don de 100 € vous revient à 33 €. Un don même minime est un encouragement, cela ne vous prend qu’une minute. D’avance merci !

Claude Chollet
Président de l'Ojim

Share This