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Les déboires d’Edwy Plenel au salon du livre

29 mars 2014

Temps de lecture : 2 minutes

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29 mars 2014

Présent à ce salon du livre 2014, Edwy Plenel a reçu plusieurs visites, impromptues ou révélatrices, parmi lesquelles celle de l’ancienne femme de Nicolas Sarkozy, Cécilia Attias, ou encore des journalistes indépendants de l’Agence Info Libre.

Le 23 mars tout d’abord, Edwy Plenel refuse de répon­dre aux ques­tions de l’Agence Info Libre, qui a été très en pointe sur l’af­faire Dieudon­né. « Je con­nais l’A­gence Info Libre, et je n’ai rien à dire à l’A­gence Info Libre », a expliqué le mous­tachu devant la caméra. Pour­tant, quelques min­utes plus tard, il répondait sans prob­lème aux ques­tions du « Sup­plé­ment » de Canal+

Que craignait tant Edwy Plenel pour ne pas vouloir répondre à des journalistes indépendants (cette indépendance dont il se réclame pourtant lui-même et dont il n’a de cesse de vanter les mérites) avant même qu’une question ne soit posée ?

La veille, l’Agence Info Libre inter­ro­geait Roland Dumas sur le cas Plenel. Ancien min­istre des affaires étrangères de François Mit­ter­rand, Roland Dumas a con­fié dans ses mémoires avoir déclaré sous ser­ment, alors qu’il par­lait devant une Cour d’Ap­pel comme témoin, que le prési­dent lui avait dit, un jour : « Il faut que vous sachiez, M. le min­istre des Affaires étrangères, que M. Plenel est un agent de l’é­tranger. » Si celui-ci n’a pas pré­cisé pour quelle organ­i­sa­tion ou pays il pou­vait bien tra­vailler, M. Dumas se demande si « ça voulait dire que c’é­tait un agent de l’OTAN ». «

Vous devriez savoir que quand on est chef de l’É­tat, on sait beau­coup de choses », aurait con­clu Mitterrand.

Des années plus tard, Roland Dumas main­tient sa ver­sion : « Je n’ai pas dit que c’é­tait mon opin­ion, que j’avais les faits. J’ai dit : “le prési­dent de la République m’a dit ce que je viens de dire”. » « Et quand je vois un peu ses agisse­ments, com­porte­ments (…) je ne peux pas me dépar­tir de cette obses­sion que j’ai eue à par­tir de cette con­ver­sa­tion », con­fie-t-il ensuite.

Edwy Plenel, agent de l’é­tranger ? C’est en tout cas la ques­tion que souhaitait pos­er, dès le lende­main, l’Agence Info Libre au patron de Médi­a­part. Est-ce pour éviter le sujet que celui-ci a fui tout débat ?

Quoi qu’il en soit, ce dernier a égale­ment eu, lors de ce salon du livre, la « sur­prise » de la vis­ite de Cécil­ia Attias et de son époux, Richard Attias. Le motif de leur vis­ite ? « Féliciter » Edwy Plenel qui, on le rap­pelle, est à l’o­rig­ine des prin­ci­pales affaires visant Nico­las Sarkozy, ancien mari et père d’un des enfants de Mme Attias : affaire Kad­hafi, affaire Karachi, affaire des écoutes de Sarkozy, affaire Bettencourt…

Récem­ment, Plenel est celui qui a pub­lié les écoutes d’une con­ver­sa­tion con­fi­den­tielle entre Sarkozy et son avo­cat, Me Thier­ry Her­zog, passée sur une ligne privée. Et le 17 mars dernier, Edwy Plenel était sur le plateau de France 2, dans « Mots Croisés », pour évo­quer cette affaire. À cette occa­sion, il n’a pas épargné l’an­cien prési­dent. Un com­porte­ment qui a, sem­ble-t-il, plu à Richard Attias qui, ser­rant la main du jour­nal­iste devant les caméras du « Petit Jour­nal », lâche un très révéla­teur : « Vous étiez très bon à Mots Croisés. »

Plenel, agent de l’é­tranger… et chou­chou des anti-Sarkozy ?

Voir le portrait que l’Ojim lui a consacré

Crédit pho­to : mon­tage Ojim (cc)

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