Aux États-Unis, les grands quotidiens mainstream sont classés « liberal » au sens anglo-saxon du mot, c’est-à-dire de gauche et proches du Parti démocrate. Les deux phares en sont le New York Times en bonne santé et le Washington Post qui sombre.
Jeux olympiques d’hiver en Italie, oui mais non
Alors que 14 envoyés spéciaux avaient été choisis pour couvrir les Jeux d’hiver, les vols réservés, les logements payés (on parle de 80000 dollars US), la mission a été dans un premier temps annulée puis réduite seulement à quatre personnes pour réduire les frais.
30% des effectifs seraient licenciés (fourchette haute)
Les licenciements à venir pourraient aller de 300 personnes à 100 personnes (fourchette basse). Les correspondants à l’étranger seraient en particulier en ligne de mire ainsi que le service des sports, le quotidien se recentrant sur l’information américaine et sur le service culturel. Tous les correspondants au Moyen-Orient (source AFP) ont ainsi été informés que leur poste était supprimé.
100 millions de dollars de pertes
On a beau être (très, très) riche, comme Jeff Bezos, monsieur Amazon qui a racheté le titre en 2013, cent millions de pertes en 2024, c’est quand même beaucoup. Dans un communiqué, la direction du journal précise : « Le Washington Post prend aujourd’hui une série de mesures difficiles mais décisives pour notre avenir, qui se traduisent par une restructuration importante de l’ensemble de l’entreprise… Ces mesures visent à renforcer notre assise et à nous concentrer davantage sur la production d’un journalisme distinctif qui distingue le Post et, surtout, qui captive nos clients. »
Moins proche des démocrates
À l’approche de l’élection de novembre 2024 qui a vu la victoire de Donald Trump, le journal, pour la première fois, ne s’est pas déclaré en faveur de la démocrate Kamala Harris. La nouvelle direction, sur les probables instructions de son propriétaire, choisissant la neutralité, entraînant des départs de journalistes et une chute du lectorat, une partie de celui-ci migrant vers le concurrent NYT.
Claude Lenormand


