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« La ville des Noirs » : Apolline de Malherbe crée la polémique

19 mars 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

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Le mar­di 17 mars 2026, une sim­ple mau­vaise audi­tion sur un duplex noc­turne a suf­fi à déclencher une tem­pête médi­a­tique et politique.

Une confusion audio qui vire au mauvais procès en racisme

Apolline de Mal­herbe, jour­nal­iste vedette de la mati­nale RMC-BFMTV, inter­roge Bal­ly Bagayoko, nou­veau maire LFI de Saint-Denis. Elle croit enten­dre « ville des Noirs » dans les pro­pos de vic­toire du can­di­dat lors d’un duplex avec Dar­ius Rochebin dimanche soir. La ques­tion fuse.

Puis vient le mea-cul­pa sur X. Mais pour la gauche rad­i­cale, même l’aveu d’erreur est un crime. Une séquence qui en dit long sur l’hystérie antiraciste du moment.

« Ville des rois » ou « ville des noirs » ? L’erreur qui a tout fait basculer

Dimanche soir, vers minu­it, Bal­ly Bagayoko célèbre son élec­tion dès le pre­mier tour à Saint-Denis, cité his­torique des rois de France. Dans le brouha­ha, une phrase passe :

« ville des rois et du peu­ple vivant ».

Beau­coup, dont la jour­nal­iste, perçoivent juste avant l’expression « ville des Noirs ». Le lende­main matin, en direct, Apolline lance :

« Vous disiez que c’est aus­si la ville des Noirs, est-ce que ça compte pour vous ? »

Bal­ly rec­ti­fie aussitôt :

« Ce n’est pas la ville des Noirs, c’est la ville des Rois, et du peu­ple vivant. »

L’erreur est humaine et l’audio por­tait à con­fu­sion. Fin de l’histoire ? Pas pour tout le monde.

Le tweet d’excuse qui met le feu aux poudres

Quelques heures plus tard, Apolline poste sur X un mes­sage d’excuse :

« J’ai reçu ce matin Bal­ly Bagayoko. Dans le brouha­ha du duplex, j’avais mal enten­du ses pro­pos dimanche soir minu­it, et j’en suis désolée. Ses mots exacts étaient “ville des rois et du peu­ple vivant”. Il a eu l’occasion de le dire ce matin à mon micro. »

Un aveu franc, sans langue de bois. On pour­rait y voir de la déon­tolo­gie jour­nal­is­tique basique : cor­riger une approx­i­ma­tion. Mais pour cer­tains, c’est une provo­ca­tion supplémentaire.

Les réac­tions ne se font pas atten­dre. Des députés LFI et des influ­enceurs d’extrême gauche déchaî­nent les réseaux. On reproche à la jour­nal­iste de ne pas s’être excusée sur l’antenne, comme si un tweet ne suff­i­sait pas à laver l’affront. Un compte influ­ent résume l’ambiance :

« Pourquoi tu présentes pas tes excus­es sur ton plateau, l’endroit même où tu as causé du tort à Bal­ly Bagayoko en relayant une fake news ?! Prob­a­ble­ment parce que t’es une som­bre merde, Apolline. »

Le ton est posé.

D’autres élus insoumis exi­gent une « mise au point publique » plus humiliante, comme si l’erreur audio valait un délit d’opinion.

Quand la gauche transforme une méprise en arme politique

Cette affaire révèle un mécan­isme bien rodé. Bal­ly Bagayoko, cadre RATP peu con­nu nationale­ment mais porté par LFI et le PCF, incar­ne la « nou­velle France » des “quartiers”. Qu’une jour­nal­iste ose pos­er une ques­tion sur une phrase mal enten­due, et c’est le procès en racisme. Qu’elle s’excuse publique­ment, et l’excuse elle-même est jugée insuff­isante. Dou­ble peine : on lynche d’abord, on refuse le par­don ensuite.

Jean-Charles Souli­er

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