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Google : Big Brother vous censure

3 avril 2017

Temps de lecture : 2 minutes
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Google : Big Brother vous censure

Que Google soit tentaculaire chacun le sait et les lecteurs de l’Ojim mieux que les autres. Le moteur de recherches s’est diversifié dans la santé, l’automobile autonome, l’intelligence artificielle, la robotique et bien d’autres domaines. Pour se refaire une image auprès des médias et des pouvoirs publics, Google investit en France d’une manière opaque à travers le Fonds pour l’Innovation Numérique de la presse… dont profitent entre autres dans d’obscures conditions Les Echos (Bernard Arnault), Le Figaro (Serge Dassault) Le Monde (le trio BNP Bergé/Niel/Pigasse), que des pauvres…

Google soutient la presse comme la corde soutient le pendu

C’est Google qui a financé le mal­heureux Decodex du Monde. Dans des con­di­tions non déter­minées : sous quel accord ? Avec quelles con­trepar­ties ? Et pour une somme tou­jours indéter­minée, le chiffre très approx­i­matif de 50 000 ou 60 000 Euros étant très insuff­isant pour dévelop­per un algo­rithme capa­ble d’analyser plusieurs cen­taines voire plusieurs mil­liers de médias.

Tous ces mou­ve­ments ne visent qu’à une chose : devenir indis­pens­able dans le monde de l’information et récolter la plus grande par­tie de la valeur ajoutée… aux dépens des médias impuis­sants ou con­sen­tants voire com­plices.

Vers le contrôle de la toile

Mais Google, et il sem­ble que ce soit une pre­mière, vient de déférencer un site en France pour des raisons pure­ment poli­tiques. Jusqu’ici l’interdiction de sites – et le déférence­ment équiv­aut bel et bien à une inter­dic­tion – était réservée aux domaines touchant à la pédophilie ou au ter­ror­isme, notam­ment islamiste. Ce n’est pas le cas ici puis que le site Breizatao ani­mé depuis l’étranger par un français rési­dent au Japon est un site poli­tique. C’est un appa­ratchik social­iste Gilles Clavreul, obscur délégué inter­min­istériel à la lutte con­tre le racisme et l’antisémitisme, spé­cial­isé LGBT qui a obtenu cette inter­dic­tion fin mars 2017.

Cha­cun peut appréci­er, être indif­férent, ou détester Breizatao (dont l’animateur a été con­damné à de la prison ferme pour avoir écrit « qu’il n’y avait pas de Celtes noirs ») mais que l’interdiction, au lieu de touch­er les seuls arti­cles incrim­inés, touche le site dans son ensem­ble est une claire atteinte à la lib­erté d’expression et le résul­tat d’une action con­certée d’un gou­verne­ment et du moteur de recherch­es.

Bien-pensance et profits

Google est aus­si par­tie prenante dans Cross Check. Selon le Google News Lab « Cross­Check réu­nit les com­pé­tences des secteurs des médias et des tech­nolo­gies pour s’assurer que les rumeurs et fauss­es déc­la­ra­tions soient rapi­de­ment détec­tées et que les nou­velles trompeuses ou fal­lac­i­euses soient cor­rigées. Avec l’élection prési­den­tielle en ligne de mire, les jour­nal­istes de rédac­tions français­es et étrangères vont col­la­bor­er pour iden­ti­fi­er et véri­fi­er les con­tenus qui cir­cu­lent en ligne, qu’il s’agisse de pho­tos, de vidéos, de “memes”, de com­men­taires ou de sites d’actualités. » Qui finance ? Google. Qui va soutenir ? Face­book. On voit bien que l’étau de la bien pen­sance (et des prof­its qui vont avec) cal­i­forni­enne (l’effet feel good) se resserre sur les médias en par­ti­c­uli­er européens.

Un autre exem­ple ? Une con­férence inter­na­tionale sur le jour­nal­isme va se tenir à Pérouse (Peru­gia, Ital­ie) du 5 au 9 avril 2017. Plus de 250 jour­nal­istes du monde entier sont invités tout frais payés. Devinez qui organ­ise et qui finance ? Face­book, Ama­zon et Google. On vit une époque for­mi­da­ble. L’Ojim sera présent et vous en repar­lera…

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