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Pub­lié le 20 mai 2015 | Éti­quettes :

Désinformation sur l’origine des agresseurs dans l’affaire Irvoas

Alors que les deux policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger lors de la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré à Clichy-sous-Bois en 2005 ont été relaxés par le tribunal de Rennes lundi 18 mai, de nombreuses réactions ont fleuri sur les réseaux sociaux.

Parmi elles, celle de Marion Maréchal-Le Pen, qui en a profité pour revenir sur la mort de Jean-Jacques Le Chenadec et de Jean-Claude Irvoas, survenue lors des émeutes qui ont suivi l'affaire il y a 10 ans. « Pensées pour Jean-Jacques Le Chenadec et Jean-Claude Irvoas, victimes de la violence des émeutiers et aujourd'hui oubliés », a ainsi publié la députée FN.

Rappelant que le site Fdesouche avait fait de même, « Le Lab » d'Europe 1 en a profité pour ressortir un article du Figaro datant de 2010 où le journal notait que, pour le meurtre de Jean-Claude Irvoas, « trois des quatre individus concernés sont d'origine européenne ». Trop content de couper l'herbe sous le pied de l'« extrême-droite », Le Lab entend ainsi prouver que les agresseurs n'étaient pas du tout des « racailles » d'origine immigrée mais des Français bien de chez nous.

Or, comme Fdesouche a été contraint de le rappeler, les agresseurs condamnés par la justice se nomment Benoît Kusonika, Sébastien Béliny, Samba Diallo et Ichem Brighet et sont franco-congolais, antillais, franco-sénégalais et franco-algérien.

Lire également notre dossier : « Le Lab d'Europe 1 : règne du superficiel et de l'anecdotique »

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