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Claude Chollet nommé vice-président de l’ARCOM !

1 avril 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

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La nou­velle a explosé comme une bombe le 31 mars à minu­it : après une démis­sion au sein de l’ARCOM, le prési­dent du Sénat Gérard Larcher a pro­posé au prési­dent de l’Observatoire du jour­nal­isme de rejoin­dre l’institution en tant que vice-président.

Notre entretien exclusif avec Claude Chollet

La nou­velle est un peu sur­prenante, vous n’avez pas ménagé l’ARCOM dans vos arti­cles, sous-enten­dant, voire affir­mant, que c’est une insti­tu­tion de cen­sure poli­tique plus que de régulation.

Je com­prends que nos lecteurs puis­sent être désori­en­tés, comme je l’ai été moi-même quand le prési­dent du Sénat m’a fait cette proposition.

Com­ment cela s’est-il passé ?

Je con­nais Gérard (Larcher) depuis longtemps. Non pour des raisons poli­tiques, mais de con­vivi­al­ité. Nous sommes chas­seurs tous les deux et ama­teurs de Bour­gogne. C’est d’ailleurs au Sénat, autour d’une bouteille de Nuits-Saint-Georges 2005 (excel­lente), que la propo­si­tion m’a été faite. Après la deux­ième bouteille, nous en étions aux cig­a­res et au cal­va­dos de Dom­front (1) que j’avais apporté. Tout à trac, la propo­si­tion m’a été faite et je devais répon­dre immé­di­ate­ment oui ou non.

Vous avez hésité ?

Franche­ment oui. Vu de l’extérieur et du point de vue de l’OJIM, l’institution n’est pas franche­ment sexy. Pas loin de 400 per­son­nes qui con­sacrent l’essentiel de leurs efforts à con­damn­er les médias de Bol­loré en tra­vail­lant au reste quand ils n’ont rien d’autre à faire, l’environnement humain doit être un peu glauque.

Alors, pourquoi accepter ?

Soit vous êtes à l’extérieur du pou­voir pour le cri­ti­quer, soit vous êtes à l’intérieur pour l’influencer. Le rôle de l’OJIM est de faire une cri­tique pos­i­tive, de l’extérieur, mais pourquoi ne pas ten­ter de peser sur le sys­tème cette fois-ci de l’intérieur ? Je réfléchis­sais depuis un moment à trans­met­tre l’OJIM à une per­son­ne plus jeune. L’ayant trou­vée et comme elle va pren­dre ses fonc­tions en avril, accepter ce poste à l’ARCOM est devenu plus facile. Depuis l’intérieur, j’espère com­pren­dre pourquoi ce rôle indis­pens­able de régu­la­teur est aus­si mal exer­cé et l’améliorer. 50 M€ de bud­get, on doit pou­voir faire mieux avec moins.

Quelles sont les con­di­tions économiques ?

Le poste est bénév­ole, mais je vais dis­pos­er d’un bureau, d’une assis­tante et bien enten­du d’une voiture avec chauf­feur. Je ne sais pas encore si j’aurai le choix du mod­èle. Si c’est le cas, je penche pour une hybride de fab­ri­ca­tion française. Une Renault Rafale, DS 7 Étoile ou Peu­geot 408, bleu marine métallisé de préférence.

Le mot de la fin ?

Que les lecteurs de l’OJIM ne se mépren­nent pas, mon com­bat pour la plus grande lib­erté d’expression ne s’arrête pas, il prend une autre forme que j’espère effi­cace. Ah ! J’ou­bli­ais, mer­ci Gérard !

Note

  1. Les ama­teurs de cal­va­dos savent que celui du domaine de Dom­front (Orne) com­porte une pro­por­tion de poires. Ce qui lui donne une saveur très par­ti­c­ulière. On peut recom­man­der celui qui a été dégusté avec Gérard Larcher, le hors d’âge du domaine Olivi­er de Thier­ry et Fabi­enne à La Fer­rière-aux-Étangs. Un cal­va­dos onctueux, par­faite­ment équilibré.

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