Comme nombre d’agences paraétatiques l’AFP – sans atteindre le sommet des gabegies de l’audiovisuel public – doit réaliser des économies.
L’expatriation en cause
Être expatrié avec le contrat y afférant peut être une bonne affaire pour le salarié : indemnité de logement, prise en charge partielle ou totale des impôts du pays, billets d’avion, frais de représentation, indemnités de scolarité, etc. 270 journalistes de l’agence (source La Lettre) résidant à l’étranger bénéficient en totalité ou en partie de ces avantages représentant près de 17 M€ annuels, l’équivalent du coût de 160 journalistes à plein temps.
Trois types de contrats
Dans le projet du PDG Fabrice Fries, les expatriés bénéficieraient de contrats différenciés. Un « contrat complet » pour les responsables de région et pour ceux vivant dans une zone à risques, un « contrat allégé » pour les cadres intermédiaires et une simple prime d’installation pour les moins de 35 ans dans le cadre d’une première expérience à l’étranger.
Les économies réalisées permettraient de mieux rémunérer les cadres locaux. L’AFP, qui a pu bénéficier du renouvellement pour un an de son contrat avec Meta, estime terminer à l’équilibre son exercice 2025. Un regroupement de certains sièges à l’étranger est envisagé pour 2027/2028.
Voir aussi : Fabrice Fries, cinq ans de plus à l’AFP
Claude Lenormand


