Accueil E Veille médias E Le PS prépare la présidentielle : le flicage des internautes, c’est maintenant !

Le PS prépare la présidentielle : le flicage des internautes, c’est maintenant !

29 avril 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

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Dans une ver­sion de tra­vail de son futur pro­gramme prési­den­tiel, le PS souhaite créer une « police du numérique » et un « ordon­na­teur des bas­cules tech­nologiques ». Inter­nautes, médias et entre­pre­neurs n’ont qu’à bien se tenir !

Pour l’extrême gauche, ACAB, « tous les flics sont des bâtards ». Pour le PS, ce n’est pas le cas, surtout s’ils sur­veil­lent les délin­quants de la pen­sée sur inter­net. Dans une ver­sion de tra­vail du pro­gramme du PS, con­sultée par le média Con­textes qui l’a dévoilée le 20 avril, le par­ti à la rose envis­age en effet de créer une « police du numérique », résul­tat de la fusion de la CNIL (Com­mis­sion nationale de l’informatique et des lib­ertés) et de l’ARCOM (Autorité de régu­la­tion de la com­mu­ni­ca­tion audio­vi­suelle et numérique).

Si les con­tours de ce nou­v­el organ­isme sont encore flous, on imag­ine qu’il serait chargé de met­tre en œuvre le « dur­cisse­ment » du DMA (Dig­i­tal Mar­kets Act) et du DSA (Dig­i­tal Ser­vices Act) que souhait­ent par ailleurs les social­istes. Ces deux règle­ments européens édictent respec­tive­ment les règles de con­trôle du marché du numérique et des con­tenus en ligne. Le DSA est déjà un out­il de cen­sure, ou de « mod­éra­tion », selon la novlangue brux­el­loise, assez effi­cace. Cette « e‑police » devrait en tout cas com­porter un départe­ment de « con­trôle des algo­rithmes », tou­jours selon Con­textes. Un objec­tif qui laisse songeur quand on pense au pro­fil par­ti­c­ulière­ment peu « tech­nique » des mem­bres de l’ARCOM.

Contrôles et taxes, la panacée du PS

Le pro­jet a en tout cas de quoi sur­pren­dre, car si l’ARCOM s’est déjà dis­tin­guée par sa volon­té de « réguler » (autre euphémisme…) les médias diver­gents, la CNIL a offi­cielle­ment pour fonc­tion de préserv­er les don­nées per­son­nelles et lib­ertés des util­isa­teurs de ser­vices numériques, que ce soit face à l’emprise des entre­pris­es ou de celle de l’État. Un objec­tif qui cadre mal avec la volon­té de flicage des citoyens exprimée par les socialistes.

On se ras­sur­era – ou pas – en se dis­ant que l’internaute n’est pas la seule cible du PS, puisque celui-ci envis­age égale­ment de con­fi­er à l’Arcep un rôle grandiose. L’autorité admin­is­tra­tive indépen­dante actuelle­ment chargée de réguler les com­mu­ni­ca­tions élec­tron­iques et postales et la dis­tri­b­u­tion de la presse se ver­rait pro­mue au rang d’« ordon­na­teur des bas­cules tech­nologiques ». En clair, il deviendrait le gen­darme du pro­grès, autorisant ou inter­dis­ant les sauts tech­nologiques majeurs dans notre pays. Apple, Google, Ope­nAI, Anthrop­ic et Palan­tir en trem­blent déjà.

Et pour être bien sûr de décourager toute forme d’innovation en France, le PS souhaite tax­er l’intelligence arti­fi­cielle (reprenant l’idée d’un pro­jet de loi récem­ment voté par le Sénat) et sou­tient la taxe Zuc­man, par­fait épou­van­tail à start-up. Un manque de vision dont témoigne le site du par­ti à la rose, dont la page con­sacrée au « numérique sou­verain » enchaîne les lieux com­muns éculés. C’est tout juste si on n’y par­le pas de NTIC (nou­velles tech­nolo­gies de l’information et de la com­mu­ni­ca­tion), un acronyme qui fleure bon les années 1990 et le début 2000.

Stanis­las Tarnowski

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