Accueil E Veille médias E L’ESJ vandalisée par des antifas : la direction réaffirme la liberté d’enseignement

L’ESJ vandalisée par des antifas : la direction réaffirme la liberté d’enseignement

14 avril 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

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L’École supérieure de jour­nal­isme a été visée par des activistes d’ultragauche. Des insultes visant Vin­cent Bol­loré ont été taguées. La direc­tion de l’établissement dénonce un cli­mat délétère et revendique sa lib­erté d’enseigner.

« No bor­ders, no bar­ri­ers, no Bol­loré » : dans la nuit du 10 au 11 avril, la façade de l’École supérieure de jour­nal­isme (ESJ) dans le XVe arrondisse­ment parisien était van­dal­isée. Les trot­toirs aus­si, des pochoirs « école raciste » ou « fas­ciste » ayant été peints. La grille a quant à elle été blo­quée par de lour­des chaînes cadenassées.

Une véri­ta­ble ten­ta­tive d’intimidation. Car la date n’a pas été choisie au hasard : la journée portes ouvertes était pro­gram­mée le 11 avril. Des­tinée aux futurs can­di­dats de l’école, elle a finale­ment été reportée à mer­cre­di prochain.

Les locaux actuels sont récents mais cet étab­lisse­ment est ancien, fondé en 1899. Il est la pre­mière école de jour­nal­isme au monde.

« Révoltant »

« C’est un scan­dale d’attaquer un lieu d’enseignement, qui devrait d’une cer­taine façon être un lieu sacré quelles que soient les opin­ions des uns et des autres », a déploré Emmanuel Ost­ian, le directeur général de l’établissement, dans les colonnes du Parisien. « Ici, on ne fait qu’apprendre le jour­nal­isme sans aucun mil­i­tan­tisme. On a le droit de ne pas être d’accord sur un action­nar­i­at, mais c’est révoltant de l’exprimer de cette façon. »

Le média de la gauche rad­i­cale Blast dif­fu­sait d’ailleurs dès le 12 avril une vidéo réal­isée par son jour­nal­iste Jose Rex­ach, dif­fu­sant des images de l’action activiste et sou­tenant celle-ci. Le reportage évoque d’ailleurs une cam­pagne inti­t­ulée « Désar­mons Bol­loré » visant à « dénon­cer cer­taines influences ».

Source : @rexachjose (Insta­gram)

Une campagne de dénigrement

Car bien enten­du, l’action visait les action­naires : l’école a en effet été rachetée en 2024 par un con­sor­tium regroupant notam­ment Vin­cent Bol­loré, Bernard Arnault et Rodolphe Saadé. Depuis, elle attire les foudres de la gauche rad­i­cale. Médi­a­part, Libéra­tion, Les Inrocks, Blast… tous croient en effet voir dans le rachat de l’ESJ Paris une offen­sive des mil­liar­daires pour « con­quérir » la for­ma­tion des jour­nal­istes et accentuer la « droiti­sa­tion » du paysage médi­a­tique français.

Avec des inter­venants comme le philosophe Rémi Brague ou la présen­ta­trice Sonia Mabrouk, l’ESJ défend de son côté un enseigne­ment d’excellence « ouvert sur les muta­tions con­tem­po­raines du monde de l’information ». Une approche qui ne pou­vait qu’inquiéter la gauche cul­turelle, soucieuse de préserv­er son mono­pole sur les jour­nal­istes en devenir.

Médiapart hystérise (encore) le débat

« L’ESJ Paris, une école de jour­nal­isme qui se bol­lorise à toute vitesse », titrait par exem­ple Médi­a­part le 24 jan­vi­er dernier. Dans un papi­er à charge, le média d’Edwy Plenel dénonçait les rem­place­ments de pro­fesseurs, les accu­sa­tions de dis­crim­i­na­tions et bien sûr des « inter­venants d’extrême droite ». Un appel à peine déguisé à l’action. Car dans le milieu clos de l’extrême gauche, toute ten­ta­tive de plu­ral­isme appa­raît comme une men­ace existentielle.

Selon nos infor­ma­tions, l’un des mil­i­tants ayant par­ticipé à cette action de van­dal­isme a été filmé à vis­age décou­vert par les caméras de sécurité.

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