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Silence des médias sur les violences du 14 juillet

20 juillet 2015

Temps de lecture : 2 minutes
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Silence des médias sur les violences du 14 juillet

20 juillet 2015

Temps de lecture : 2 minutes

Dans la nuit du 13 au 14 juillet 2015, jour de fête nationale, la France a connu une explosion de violence relativement inédite avec de nombreux actes de vandalisme mais aussi, fait nouveau, de guérilla urbaine. Pourtant, à moins d’habiter directement dans les villes concernées par les incidents, peu de Français en ont entendu parler.

Quelques arti­cles dans la presse locale et régionale, quelques repris­es dans les médias nationaux, trois fois rien… Pour­tant, il y avait matière à s’in­quiéter. Affron­te­ments mul­ti­ples avec les forces de l’or­dre, nom­breux com­mis­sari­ats assiégés, incendiés ou attaqués au morti­er, cen­tre com­mer­cial brûlé à Sar­celles, mai­son du maire attaquée au cock­tail Molo­tov à Vil­leneuve-Saint-Georges, médiathèque brûlée, pom­piers en inter­ven­tion agressés… Vous l’au­rez com­pris : la France a con­nu une nuit bien agitée.

Mais à en croire le peu de traite­ment qui a été con­sacré à ces vio­lences, il sem­blerait que médias et autorités se soient habitués à ce qui est presque devenu un rit­uel. Mal­gré tout, les chiffres sont là pour soulign­er que le phénomène va en s’ac­crois­sant : cette année, pour cette seule nuit, on déplore plus de 700 voitures brûlées et 603 per­son­nes placées en garde-à-vue.

Même Claude Askolovitch l’a remar­qué : « On est dans un été chaud, brûlant et inquié­tant mais on n’en par­le pas. » Sur i>Télé, le jour­nal­iste con­state que « c’est le paysage urbain de notre pays aujour­d’hui, un pays qui est en train de valdinguer ». Pour lui, out­re le silence médi­a­tique, « ce qui est nou­veau et inquié­tant, c’est le silence absolu du pouvoir ».

Un silence qui, d’après Askolovitch, prof­ite à la droite et à l’ex­trême-droite, dont les con­clu­sions sur ces vio­lences relèvent, tou­jours selon lui, de la « fan­tas­magorie ».

En atten­dant, les inci­vil­ités (comme les bouch­es à incendie sabotées, pour pren­dre un exem­ple d’ac­tu­al­ité) et les vio­lences en tout genre n’at­ten­dent ni la nuit du 14 juil­let, ni une appro­ba­tion médi­a­tique inespérée pour grimper dan­gereuse­ment… De quoi creuser un peu plus le fos­sé qui existe entre le vécu des Français et le roman médi­a­tique quotidien.

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