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Pourquoi Ouest-France bétonne

31 janvier 2016

Temps de lecture : 2 minutes
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Pourquoi Ouest-France bétonne

31 janvier 2016

Temps de lecture : 2 minutes

Le groupe breton va construire de nouveaux bâtiments à son siège dans la banlieue de Rennes. Il y rapatriera ses commerciaux en 2018.

D’i­ci 12 à 18 mois, les marteaux piqueurs et autres grues devraient faire une entrée en force dans l’en­ceinte de Chantepie où est basé Ouest-France. S’y installera un demi-mil­li­er de salariés issus de la régie pub­lic­i­taire Pre­com et de la web agency du groupe. Ces derniers sont actuelle­ment éparpil­lés sur trois sites dif­férents au cen­tre de la cap­i­tale bretonne.

Après la fusion en jan­vi­er au plan juridique de ces deux entités com­mer­ciales sous la ban­nière Addi­ty, leur démé­nage­ment en un même lieu, au cœur du réac­teur nucléaire d’Ouest-France, est cen­sé leur assur­er une meilleure effi­cac­ité et une cohérence accrue. Matthieu Fuchs, le gen­dre du PDG de Sipa Ouest-France, François-Régis Hutin, pilote désor­mais la nou­velle grande régie. La volon­té de faire des économies est aus­si à pren­dre en compte dans ces grandes manœu­vres. Ouest-France, tout en cap­i­tal­isant, évit­era d’i­ci deux ans de pay­er des loy­ers onéreux dans le cen­tre-ville rennais.

Le géant regroupe ses troupes dans une con­jonc­ture économique con­trastée. Les recettes numérique, encore mar­ginales, peinent à se sub­stituer à la baisse de la dif­fu­sion du quo­ti­di­en (-3,1% en 2015). À plus de 700 000 exem­plaires par jour, cette dernière reste toute­fois colos­sale, et de loin la plus impor­tante de l’ensem­ble des quo­ti­di­ens hexag­o­naux. Idem au plan pub­lic­i­taire, égale­ment en recul. Du coup, le chiffre d’af­faires total, env­i­ron 300 mil­lions d’eu­ros en 2015, s’ef­frite chaque année. Un plan de départ volon­taire de 70 per­son­nes a été déclenché en 2014, per­me­t­tant à Ouest-France d’être béné­fi­ci­aire sur trois ans.

La sit­u­a­tion risque en revanche de se détéri­or­er à nou­veau à par­tir de 2017–2018. Elle pour­rait se traduire par de nou­veaux départs au sein du jour­nal qui emploie 1000 salariés, pronos­tique un haut cadre en interne. Cette fragilité à brève échéance est encore plus prég­nante du fait des incer­ti­tudes qui pèsent au plan de la gou­ver­nance. À bien­tôt 87 ans, Hutin n’a tou­jours pas désigné offi­cielle­ment son successeur.

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