Meurtre de Quentin : Le Progrès de Lyon persiste et signe dans le déni

2 mars 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Les images de la mort du mil­i­tant iden­ti­taire à Lyon, Quentin Der­anque, frap­pé à mort par plusieurs mem­bres de la Jeune Garde, ont mar­qué pro­fondé­ment l’opinion publique. Du point de vue médi­a­tique, elle a surtout remis en cause le nar­ratif d’une vio­lence exclu­sive­ment d’extrême droite, met­tant en lumière les agres­sions com­mis­es par l’ultragauche depuis des années. Le meurtre de Quentin Der­anque a per­mis de mon­tr­er la com­plai­sance de cer­tains médias qui ont passé sci­em­ment sous silence, voire même men­ti par­fois, pour cacher les exac­tions de ces groupuscules.

Bobards à Lyon

Afin d’étouffer cette colère, les médias ont sor­ti l’artillerie lourde des « bobards » pour dén­i­gr­er Quentin Der­anque (lien : https://www.ojim.fr/streetpress-jeune-garde-meme-reseau-meme-combat/), ses sou­tiens et le col­lec­tif Némé­sis. Le meilleur exem­ple de cette guerre infor­ma­tion­nelle a été le traite­ment de la marche en hom­mage à Quentin à Lyon le 21 févri­er. Au mépris de la vérité, les jour­nal­istes présents ont mul­ti­plié les fake news, avec une volon­té évi­dente de naz­i­fi­er tous les par­tic­i­pants à cet hommage.

Le quo­ti­di­en Le Pro­grès, basé à Lyon, ne sem­ble pas échap­per à cette stratégie, notam­ment afin de faire oubli­er son étrange silence face aux agres­sions de la Jeune Garde (créée à Lyon en 2018) et la pro­mo­tion de son porte-parole, Raphaël Arnault.

Depuis le rassem­ble­ment du 21 févri­er à Lyon en l’honneur de Quentin Der­anque, Le Pro­grès voit désor­mais des nazis à tous les coins de rue, avec des titres chocs comme « Une enquête ouverte pour un geste nazi adressé à un enfant juif » ; « Des sym­bol­es supré­macistes et néon­azis décou­verts sur la façade de l’école Albert-Camus » ; « Il a fait deux saluts nazis » : l’employé d’un com­merce agressé au petit matin en Presqu’île ».

Guerre informationnelle

Dans les deux cas de salut nazi, rien n’indique qu’ils ont été effec­tués par des néon­azis, bien au con­traire, car l’agression d’un enfant juif l’a été par un homme deman­dant « Free Pales­tine », et les vio­lences com­mis­es con­tre le com­merçant l’ont été par deux hommes alcoolisés ayant demandé préal­able­ment « si j’étais un faf, un facho ».

Cette guerre infor­ma­tion­nelle devrait con­tin­uer, notam­ment à Lyon, comme si la mise en lumière des vio­lences d’ex­trême gauche par ce ter­ri­ble meurtre devait immé­di­ate­ment être con­tre­bal­ancée par un amon­celle­ment d’in­for­ma­tions contraires.

Voir aus­si : EBRA, prin­ci­pal groupe de quo­ti­di­ens régionaux en grande difficulté

Claude Lenor­mand

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