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Pub­lié le 21 février 2013 | Éti­quettes : ,

Médias : Le détecteur de mensonge du Washington Post

Le Washington Post est en train de mettre au point un logiciel innovant qui permettra de confronter la parole des hommes politiques aux faits réels.

Ce « détecteur de mensonge » en direct n’est pas encore opérationnel mais devrait l’être, espère-t-on dans l’équipe portant ce projet, pour les présidentielles en 2016. Interrogée par Libération, Cory Haik, la responsable du projet, considère que cet outil doit devenir un plus essentiel à la profession.

Pour l’instant, le prototype est loin d’être au point. Transformant les paroles en texte, il commet encore beaucoup d’erreurs, comme lorsqu’il transforme « drag on » en « dragon ». Mais Cory Haik reste optimiste. Aussi, autre travail d’envergure, l’alimentation d’une énorme base de données : « Un autre grand défi pour nous est de construire à partir des centaines d’articles ou de notes de blogs que nous produisons tous les jours une base de données de faits établis » qui permettront au logiciel de les confronter aux dires des politiciens.

Une tâche difficile et plus complexe qu’il n’y parait. « Nous ne prétendons pas apporter une réponse unique et globale à tous les débats, mais plutôt proposer un outil supplémentaire pour aider les gens à comprendre plus vite si quelqu’un ment ou pas », a-t-elle ajouté. Il est vrai que certaines questions sont beaucoup trop larges pour être estampillées « vraies » ou « fausses », c’est pourquoi la première mission de cet outil sera axée autour de la réforme fiscale, plus facile à traiter de la sorte.

Si le Washington Post a pu développer ce projet, c’est grâce à un financement de 50 000 $ en provenance de la Knight Foundation, qui finance des projets journalistiques innovants. Pour que celui-ci soit vraiment apte à traiter n’importe quel sujet et en direct, le coût devrait être multiplié par 10 au minimum.

Crédit photo : capture d'écran site www.knightfoundation.org

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