Alors que son voisin géographique et appartenant au même groupe, Le Dauphiné libéré est en difficulté avec 4M€ de pertes au premier semestre 2023, Le Progrès de Lyon jusqu’ici profitable va sans doute se retrouver dans le rouge.
Alors que son voisin géographique et appartenant au même groupe, Le Dauphiné libéré est en difficulté avec 4M€ de pertes au premier semestre 2023, Le Progrès de Lyon jusqu’ici profitable va sans doute se retrouver dans le rouge.
C’est une litanie qui n’en finit pas, La République du Centre-Ouest, La Provence, Le Midi Libre, La Voix du Nord, Le Dauphiné libéré annoncent des plans sociaux. Nice-Matin de Xavier Niel ne fera pas exception.
Nous avons déjà évoqué le puits sans fond des médias régionaux du Crédit mutuel. 300M€ de refinancement à l’été 2023 après un milliard d’injections précédentes. Le titre phare d’Ebra/Crédit mutuel, Le Dauphiné libéré ne va pas mieux que les autres titres.
Bien loin des traditions d’indépendance et de contre-pouvoir dont tente encore de se prévaloir la presse, Le Progrès (quotidien régional de la région lyonnaise) apparait en effet comme un exemple des dérives d’une partie de la PQR.
Après Sud Ouest qui était en grève le 21 juin 2023, contre des restrictions budgétaires annoncées par la direction, c’est au tour de la NRCO de provoquer l’inquiétude.
Le solstice d’été du 21 juin 2023 n’a pas été favorable aux propriétaires du quotidien régional Sud Ouest, dont les journalistes se sont mis en grève pour répondre à des mesures de restrictions budgétaires.
La PQR, presse quotidienne régionale, vit la même crise que la presse quotidienne nationale avec quelques années de décalage, et le navire amiral de Ouest-France ne fait pas exception
Les stations de sport d’hiver sont en crise, faute de neige. La situation de La Montagne de Clermont-Ferrand s’érode face à l’augmentation des coûts – en particulier du papier – et maintenant devant les revendications de ses rotativistes, peut-être échauffés par les manifestations au sujet des retraites.
Comment gagner un peu de sous sur le dos de ses employés ? Demandez à Jean-Michel Baylet le patron de La Dépêche, il a bien trouvé la recette, mais le Parquet de Toulouse tousse un peu.
De Sud Ouest au groupe de La Dépêche du Midi, rien ne va plus pour la presse quotidienne régionale du sud-ouest.
La presse française est devenue une véritable poupée russe : un quotidien ou un magazine appartient à une structure regroupant plusieurs titres et elle-même contrôlée par une banque ou un milliardaire. Le quotidien Le Progrès n’échappe pas à ce schéma, il appartient au groupe Est-Bourgogne-Rhône-Alpes (EBRA) lui-même contrôlé par le Crédit mutuel Alliance Fédérale. Devant cet état de fait, les lecteurs sont en droit de savoir qui écrit les articles : un journaliste attaché à la recherche de la vérité ou un salarié de la branche information d’un groupe bancaire ?
Depuis plusieurs mois, l’envolée des coûts du papier affecte durement la presse : à l’ère de la numérisation médiatique, les industriels du papier réduisent leur capacité de production et les prix du marché explosent. Retour sur la crise (ultime ?) d’un monde de la presse en voie de perdition.