Sous pression, le patron du « premier groupe de presse français » démissionne après avoir « aimé » des messages de Sarah Knafo et Marion Maréchal.
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Sous pression, le patron du « premier groupe de presse français » démissionne après avoir « aimé » des messages de Sarah Knafo et Marion Maréchal.
Si les Parisiens peuvent maintenant se baigner dans des accès réservés dans la Seine, leur quotidien en même temps régional et national avec sa version Aujourd’hui en France, a les pieds mouillés.
800.000 exemplaires diffusés, plus de 3 millions de lecteur en moyenne, plus de 16 millions visiteurs numériques mensuellement, aucun habitant ou presque du grand est n’échappe à l’influence du groupe. C’est aussi 17M€ de pertes en 2023 avec des comptes en rouge depuis 2021 au moins.
Ce petit monde indigeste qui a eu du succès est maintenant en repli comme le prouvent le destin de deux titres phares, Causette et Madmoizelle.
Le premier débat des élections européennes organisé le 14 mars par la chaîne Public Sénat et le premier groupe de presse régional EBRA (Est Bourgogne Rhône Alpes) a été marqué par l’absence remarquée du favori, Jordan Bardella.
Le schéma est simple : le Forum Économique Mondial donne la direction, le président de la République Française répercute, les groupes de presse exécutent.
Nous l’annoncions en septembre 2023, les difficultés du Dauphiné libéré (groupe EBRA) annonçaient sans le dire vraiment des licenciements, deux mois plus tard on y est.
Alors que son voisin géographique et appartenant au même groupe, Le Dauphiné libéré est en difficulté avec 4M€ de pertes au premier semestre 2023, Le Progrès de Lyon jusqu’ici profitable va sans doute se retrouver dans le rouge.
Nous avons déjà évoqué le puits sans fond des médias régionaux du Crédit mutuel. 300M€ de refinancement à l’été 2023 après un milliard d’injections précédentes. Le titre phare d’Ebra/Crédit mutuel, Le Dauphiné libéré ne va pas mieux que les autres titres.
Des sous ! Des sous ! Ce n’est pas de l’eau que réclament en période estivale les titres régionaux du groupe EBRA-Crédit mutuel, mais des euros ! 300M€ exactement selon la Lettre A, versés discrètement pendant l’été 2023.
Le nombre de collaborateurs des DNA qui dépassait les 500 personnes en 2018 a été réduit à moins de 350 en 2022. Pour les parti pris idéologiques par contre, rien ne change.
La presse française est devenue une véritable poupée russe : un quotidien ou un magazine appartient à une structure regroupant plusieurs titres et elle-même contrôlée par une banque ou un milliardaire. Le quotidien Le Progrès n’échappe pas à ce schéma, il appartient au groupe Est-Bourgogne-Rhône-Alpes (EBRA) lui-même contrôlé par le Crédit mutuel Alliance Fédérale. Devant cet état de fait, les lecteurs sont en droit de savoir qui écrit les articles : un journaliste attaché à la recherche de la vérité ou un salarié de la branche information d’un groupe bancaire ?