Delphine Ernotte-Cunci poursuivie pour abus de biens sociaux

20 février 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Cannes, son fes­ti­val mon­di­al du ciné­ma, ses star­lettes, ses robes savam­ment dénudées, les fameuses march­es de l’escalier où il faut être vu et pho­tographié, ses hôtels aux prix astronomiques. Et après les révéla­tions sur le train de vie faramineux de la prési­dente de France Télévi­sions lors du fes­ti­val de 2023, une action en jus­tice con­tre Del­phine Ernotte pour abus de bien social.

L’affaire du Majestic

Ce pour­rait être un titre de roman polici­er, plus prosaïque­ment l’affaire con­cerne le séjour de l’é­tat-major de France Télévi­sions du 16 au 27 mai 2023 à l’hô­tel Majes­tic de Cannes. Del­phine Ernotte, le directeur des antennes et pro­grammes Sit­bon Gomez, le directeur du ciné­ma Manuel Alduy et le secré­taire général Christophe Tardieu avaient été logés dans le palace de la Croisette pen­dant le fes­ti­val de ciné­ma dans le cadre du parte­nar­i­at de FT avec le festival.

Une jolie fac­ture de 112 123 € s’en était suiv­ie pour des suites comme la « Pres­tige Mer », avec la vue que l’on imag­ine. La fac­ture a été ren­due publique de manière anonyme, peut-être par un employé choqué de France Télévi­sions. Une par­tie de la fac­ture (38 K€) cor­re­spondait à des invités de FT et leur aurait été refac­turée. Le sol­de (74 K€) n’aurait pas été financé sur le bud­get de FT mais par un échange d’espace pub­lic­i­taire à un prestataire con­tre ser­vices. Le ser­vice con­sis­tant ici en cham­bres d’hôtel de luxe. Ces espaces pub­lic­i­taires con­sid­érés comme inven­dus avaient une valeur marchande, ont-ils été bradés pour cou­vrir des dépens­es con­sid­érées à juste titre comme somptuaires ?

Voir aus­si : Del­phine Ernotte, portrait

La CGC porte plainte en 2024

En févri­er 2024, c’est le syn­di­cat CGC de l’audiovisuel qui avait porté plainte pour « abus de biens soci­aux et recel » et « sous­trac­tion, détourne­ment ou destruc­tion de biens d’un dépôt pub­lic par le déposi­taire ». Le juge­ment ne devrait pas inter­venir avant plusieurs mois.

Claude Lenor­mand