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Au Parlement européen, les députés socialistes français lancent un appel à la répression

28 octobre 2018

Temps de lecture : 2 minutes
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Au Parlement européen, les députés socialistes français lancent un appel à la répression

On pourrait imaginer qu’une des missions d’un député européen soit la défense de la liberté d’expression. Il semblerait que non, du moins pour les députés français socialistes et radicaux de gauche, qui ont lancé le 25 octobre 2018 un appel à une répression franche et joyeuse. Nous ne résistons pas au plaisir de citer ce florilège où Big Brother vient au secours de Big Other (les phrases en caractères gras le sont de notre fait, ainsi que les sous-titres). Place à l’appel : Halte aux violences néofascistes en Europe.

Sursaut collectif

« Le Par­lement européen a adop­té aujourd’hui une réso­lu­tion qui con­damne la hausse du nom­bre d’in­ci­dents liés à la haine et l’in­tolérance en Europe. Les eurodéputés social­istes et rad­i­caux de gauche souhait­ent un sur­saut col­lec­tif fasse à la vio­lence néo-fas­ciste crois­sante ».

Pour Sylvie Guil­laume , vice-Prési­dente du Par­lement européen, « il y a urgence à dénon­cer ces mou­ve­ments qui ne sont en aucun cas admis­si­bles dans nos démoc­ra­ties. Du meurtre de Jo Cox par une per­son­ne d’ex­trême-droite à l’Italien ayant tiré sur six migrants lors d’une attaque à car­ac­tère raciste, en pas­sant par les agres­sions homo­phobes en France, ces faits inac­cept­a­bles se mul­ti­plient. Face à cette recrude­s­cence des mou­ve­ments néo­fas­cistes, il faut agir. C’est la rai­son pour laque­lle nous con­damnons avec force l’inaction de la France face à un grou­pus­cule comme Généra­tion Iden­ti­taire, mal­gré nos deman­des répétées de dis­so­lu­tion. Nous souhaitons que le nou­veau min­istre de l’Intérieur s’en­gage sur une autre voie que son prédécesseur. Ces groupes sont des dan­gers pour les citoyens et nos démoc­ra­ties ! ».

Et des sanctions pénales

Pour Chris­tine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Prési­dente de la délé­ga­tion social­iste française, « l’Europe peut agir pour pro­téger ceux qui sont les vic­times de cette mon­tée néo-fas­ciste alar­mante. Il est temps de se dot­er d’une lég­is­la­tion con­solidée con­tre les dis­crim­i­na­tions, en adop­tant la direc­tive sur l’égalité de traite­ment blo­quée depuis main­tenant dix années par le Con­seil.

Les États doivent égale­ment respecter une déci­sion du Con­seil sur la lutte con­tre les actes de racisme et de xéno­pho­bie au moyen du droit pénal. Ces actes doivent être pas­si­bles de sanc­tions pénales effec­tives et dis­sua­sives. La Com­mis­sion doit engager des procé­dures d’in­frac­tions pour les États qui ne s’y con­for­ment pas encore ».

N’oublions pas les jeunes

« Parce que la répres­sion ne suf­fi­ra pas, nous insis­tons sur la con­nais­sance de l’his­toire et l’éducation des plus jeunes généra­tions. En ce sens, la réforme des pro­grammes d’enseignement de l’histoire en France nous inquiète par­ti­c­ulière­ment, et nous sommes résol­u­ment du côté des enseignants », con­clu­ent les deux eurodéputées.


Ces vœux char­mants, en par­ti­c­uli­er le dernier sur la con­nais­sance de l’histoire et l’éducation des jeunes généra­tions, sont à replac­er dans le con­texte de réé­d­u­ca­tion entamé par les médias et l’éducation nationale. Voir à ce sujet notre série en cours sur l’histoire de France revue par France 2. Cliquez ici pour lire le com­mu­niqué de presse com­plet de la délé­ga­tion social­iste française au Par­lement européen du 25 octo­bre 2018.

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