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Assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, le saoudien Mohamed Ben Salman impliqué

28 février 2021

Temps de lecture : 2 minutes

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Assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, le saoudien Mohamed Ben Salman impliqué

28 février 2021

Cette implication ne sera pas une surprise pour les lecteurs de l’Observatoire du journalisme. Nous avions recensé un ouvrage (inspiré par les services de renseignement turc) dès le 17 novembre 2020 où le récit circonstancié de la disparition du journalise était précisé quasiment à la minute et les responsabilités assez clairement établies.

Biden déclassifie un rapport de la CIA

Trump avait choisi de clas­si­fi­er le rap­port secret de la CIA sur l’assassinat. Non pas tant sur les cir­con­stances de la dis­pari­tion que sur son don­neur d’ordre. Les cir­con­stances (acca­blantes) sont con­nues : Khashog­gi per­son­nal­ité saou­di­enne d’abord proche du pou­voir roy­al n’était plus en cour depuis la mon­té en puis­sance de « MBS » alias Mohamed Ben Salman, héri­ti­er du trône et vrai régent en l’absence intel­lectuelle de son père réputé gâteux. Khashog­gi a été attiré dans un traque­nard le 2 octo­bre 2018 au con­sulat turc d’Istanbul, tué, démem­bré et ses restes dis­per­sés. Le tout par un com­man­do saou­di­en fort peu dis­cret plus proche des Pieds Nick­elés que de James Bond.

La nou­veauté du rap­port c’est la respon­s­abil­ité directe de MBS dans la déci­sion de faire dis­paraître le jour­nal­iste désigné comme un enne­mi à abat­tre. La respon­s­abil­ité de MBS est claire comme de l’eau de roche dans le dossier, mais les autorités améri­caines ne récla­ment aucune sanc­tion con­tre le prince héri­ti­er ; comme le déclare Antho­ny Blinken, nou­veau Secré­taire d’État de Biden, « la rela­tion avec l’Arabie Saou­dite dépasse les ques­tions de per­son­ne », voilà qui est dit avec élégance.

Pas de changement profond des relations américano-saoudiennes

Pourquoi cette déclas­si­fi­ca­tion du rap­port par les équipes Biden ? Tout d’abord pour faire pay­er à MBS sa trop grande prox­im­ité avec les équipes Trump. La nou­velle admin­is­tra­tion avait envoyé déjà des signes en jan­vi­er en reti­rant les houtis (hos­tiles aux saou­di­ens dans la guerre que mènent ces derniers au Yémen) de la liste des organ­i­sa­tions terroristes.

Les saou­di­ens avaient com­pris le mes­sage en lev­ant qua­si au même moment l’embargo qu’ils impo­saient au Qatar depuis 2017 et sans aucune con­ces­sion des qataris. Le pét­role n’est pas étranger au raidisse­ment des autorités améri­caines, les États-Unis avec le gaz de schiste ont de moins en moins besoin du gaz et du pét­role saou­di­en. Pas de risque de rup­ture pour autant, plutôt un change­ment des rap­ports de force et un recal­i­brage.  Les Saou­di­ens ont un besoin vital de la pro­tec­tion améri­caine con­tre l’Iran. Les Améri­cains ont besoin de la com­préhen­sion intel­li­gente des Saou­di­ens envers Israël qui demeure le pili­er de la poli­tique yan­kee dans la région. Une brouille pas­sagère n’empêche pas les échanges entre amis.

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