La motion de défiance des rédactions envers leur dirigeant ou leur management dans son ensemble gagne du terrain. Après les rébellions de La Tribune, de L’Équipe, de Challenges, c’est au sein de BFM que se lève l’étendard de la révolte.
Rapprochement avec la PQR contesté
Le directeur général Arnaud de Courcelles a annoncé un rapprochement des antennes locales avec les médias locaux. Si des synergies semblent possibles avec la presse quotidienne régionale (PQR), dans ce type d’associations il y a toujours un dominant et un dominé. Même si ses comptes sont souvent dans le rouge, l’implantation de la PQR est ancienne avec une forte notoriété alors que les antennes locales de BFM sont récentes et plus fragiles. Le risque de doublons est évident avec de possibles réductions d’effectifs même si (source : La Lettre) la direction dément tout plan social.
Défiance à 79%
Avec une participation à plus de 80% parmi les 200 membres de la rédaction, les journalistes ont voté à 79% une motion de défiance rédigée par les syndicats :
« Depuis presque un an, les rédactions des BFM locales semblent naviguer à vue. Non-remplacement des départs, multiplication des contrats précaires et illicites (CCDU au lieu de CDI), destruction du service web, absence de chef de bureau dans plusieurs chaînes, mise en place d’une nouvelle grille qui affaiblit la couverture d’information locale : la direction semble orchestrer un démantèlement silencieux des antennes locales. »
Une grève pourrait venir appuyer ultérieurement la motion de défiance.
Claude Lenormand
Dernière minute : c’est au tour de la rédaction de L’Équipe (la deuxième en 5 mois) de voter une motion de défiance contre Rolf Heinz, son directeur. Une motion votée à 84% à propos de la marche forcée vers le numérique orchestrée par le DG du groupe.

