Au duel du second tour qui l’opposait au maire sortant PS David Fournier et à la candidate du RN Anne-Sophie Rigault, l’ancien journaliste Olivier Galzi a remporté dimanche 22 mars 2026 la mairie d’Avignon avec 40,62% des suffrages, mettant fin à 14 ans de socialisme dans la préfecture du Vaucluse.
Olivier Galzi, classé divers droite, est officiellement le nouveau maire d’Avignon depuis le 22 mars au soir. Derrière lui, le candidat d’extrême gauche David Fournier obtient 38,01 % tandis que la candidate du Rassemblement national Anne-Sophie Rigault remporte 21,37 % des suffrages exprimés.
Une longue carrière de journaliste derrière lui
Né à Tunis le 26 octobre 1971, Olivier Galzi a passé toute sa scolarité à Avignon, de l’école primaire de Saint-Saturnin-lès-Avignon jusqu’à l’université d’Avignon. Mais le quinquagénaire n’est pas un professionnel de la politique. Ce dernier a une longue carrière de journaliste derrière lui. Olivier Galzi débute en 1993 au Canada où il présente des flashs infos à la télévision. Il contribue également à la radio (Société Radio-Canada) et écrit pour la Presse de Montréal.
À partir de 1995, Olivier Galzi retourne en France et pige à France 2. Il devient reporter à France 3 puis animateur du magazine « Ma souris bien-aimée » (nouvelles technologies/multimédia) sur la 5. Il fera un court passage à Miami en 1996 en tant que reporter pour la chaîne américaine ABC.
À partir de 1998 et jusqu’en 2010, il intègre durablement France 2, où il présente les journaux matinaux de 7 h et 8 h dans Télématin, devient remplaçant pour le JT de 13H (notamment les étés 2005–2008) et du 20H (comme joker de David Pujadas dès 2008), tout en réalisant des reportages pour Envoyé spécial et des directs. En août 2010, il rejoint i‑Télé (devenue CNews), où il anime successivement La Matinale de l’Info (2010–2011), les soirées du week-end dès 2011, le magazine CQFD (2011–2012), La Grande Édition (dès 2012) et enfin Galzi jusqu’à minuit – Le Grand Décryptage (dès 2016), jusqu’à son départ en juillet 2017.
Après une pause, il revient à l’antenne en octobre 2018 sur LCI, présentant d’abord Le Grand Soir (22 h‑minuit), puis l’émission matinale 9 h Galzi à partir de septembre 2019, jusqu’en 2020 environ, date à laquelle il quitte définitivement le journalisme télévisé pour des fonctions dans le privé. Olivier Galzi devient vice-président exécutif du groupe Edeis, une société de gestion des infrastructures – ports, aéroports, monuments culturels.
Une candidature sans étiquette
Face aux candidats PS, LFI, RN, Olivier Galzi a préféré se présenter sans étiquette en tant que candidat divers droite alertant sur le « risque de radicalisation, d’un côté comme de l’autre ». Le nouveau maire déclarait le 23 octobre 2025 à la Tribune Dimanche : « Mon seul parti c’est Avignon ».
Il dénonçait une perte d’attractivité qui comprenait toute l’économie du territoire : « Ce déclin ne date pas d’hier mais tous les potentiels sont en train de partir et cela parce que la base de l’attractivité économique n’a pas été assurée. » Les trois thèmes majeurs de sa campagne étaient les suivants : la sécurité – « la base du contrat social » –, la propreté et la mobilité.
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L’ex-journaliste souhaite redonner à la ville son attractivité et mettre en valeur le patrimoine d’Avignon qui ne se résume pas au « Pont et au Palais des Papes ».
Une victoire qui détonne avec le député local antifa Raphaël Arnault
Lors de sa victoire, Olivier Galzi a remercié les Avignonnais « d’avoir accordé leur confiance à une liste sans étiquette » : « C’est du jamais vu dans une élection municipale dans une ville aussi grande ! »
Il s’est félicité que les Avignonnais aient refusé « les autres chemins », le Rassemblement national ou la fusion des listes de gauche dont LFI.
Il faut rappeler que le député du Vaucluse – dont Avignon est la capitale – est Raphaël Arnault, député LFI et fondateur de la Jeune Garde. Ce dernier a été mis en cause lors de la mort de Quentin Deranque. Deux de ses collaborateurs parlementaires ont par ailleurs été placés en garde à vue dans le cadre de cette affaire.
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La mauvaise réputation de cette ultra-gauche élue aux dernières législatives a possiblement permis à l’ex-journaliste de ramener la ville à droite.
Une ville en mauvais état
En outre, Olivier Galzi a publié de nombreuses vidéos sur X où il déplorait les problèmes de circulation, la saleté et l’insécurité qui règnent à Avignon, avec notamment des impacts de balles de kalachnikovs trouvés sur un panneau.
Selon un article du Monde, Olivier Galzi promet « le doublement des effectifs de la police municipale, la multiplication des caméras de vidéosurveillance, des fermetures administratives des lieux “qui sont des blanchisseuses du narcotrafic” et une reprise en main des agents municipaux de la propreté, assurant que « ceux qui nuisent au service doivent être sanctionnés. » Enfin, l’ancien journaliste souhaite revoir le plan Faubourgs, une refonte des trames « qui provoque des embouteillages monstres aux portes de la ville ».
Après la victoire, place à la fête où l’on voit le nouveau maire danser sur la chanson « Dans les yeux d’Emilie » de Joe Dassin. La tâche sera lourde pour ce nouveau maire qui récupère une ville en mauvais état.
Jean-Charles Soulier

