Accueil E Veille médias E « C’est du jamais vu ! » : qui est Olivier Galzi, le journaliste qui vient de ravir la mairie d’Avignon ?

« C’est du jamais vu ! » : qui est Olivier Galzi, le journaliste qui vient de ravir la mairie d’Avignon ?

26 mars 2026 | Temps de lecture : 5 minutes

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Au duel du sec­ond tour qui l’opposait au maire sor­tant PS David Fournier et à la can­di­date du RN Anne-Sophie Rigault, l’ancien jour­nal­iste Olivi­er Galzi a rem­porté dimanche 22 mars 2026 la mairie d’Avignon avec 40,62% des suf­frages, met­tant fin à 14 ans de social­isme dans la pré­fec­ture du Vaucluse.

Olivi­er Galzi, classé divers droite, est offi­cielle­ment le nou­veau maire d’Avignon depuis le 22 mars au soir. Der­rière lui, le can­di­dat d’extrême gauche David Fournier obtient 38,01 % tan­dis que la can­di­date du Rassem­ble­ment nation­al Anne-Sophie Rigault rem­porte 21,37 % des suf­frages exprimés.

Une longue carrière de journaliste derrière lui

Né à Tunis le 26 octo­bre 1971, Olivi­er Galzi a passé toute sa sco­lar­ité à Avi­gnon, de l’école pri­maire de Saint-Sat­urnin-lès-Avi­gnon jusqu’à l’université d’Avignon. Mais le quin­quagé­naire n’est pas un pro­fes­sion­nel de la poli­tique. Ce dernier a une longue car­rière de jour­nal­iste der­rière lui. Olivi­er Galzi débute en 1993 au Cana­da où il présente des flashs infos à la télévi­sion. Il con­tribue égale­ment à la radio (Société Radio-Cana­da) et écrit pour la Presse de Montréal. 

À par­tir de 1995, Olivi­er Galzi retourne en France et pige à France 2. Il devient reporter à France 3 puis ani­ma­teur du mag­a­zine « Ma souris bien-aimée » (nou­velles technologies/multimédia) sur la 5. Il fera un court pas­sage à Mia­mi en 1996 en tant que reporter pour la chaîne améri­caine ABC.

À par­tir de 1998 et jusqu’en 2010, il intè­gre durable­ment France 2, où il présente les jour­naux matin­aux de 7 h et 8 h dans Télé­matin, devient rem­plaçant pour le JT de 13H (notam­ment les étés 2005–2008) et du 20H (comme jok­er de David Pujadas dès 2008), tout en réal­isant des reportages pour Envoyé spé­cial et des directs. En août 2010, il rejoint i‑Télé (dev­enue CNews), où il ani­me suc­ces­sive­ment La Mati­nale de l’Info (2010–2011), les soirées du week-end dès 2011, le mag­a­zine CQFD (2011–2012), La Grande Édi­tion (dès 2012) et enfin Galzi jusqu’à minu­it – Le Grand Décryptage (dès 2016), jusqu’à son départ en juil­let 2017.

Après une pause, il revient à l’antenne en octo­bre 2018 sur LCI, présen­tant d’abord Le Grand Soir (22 h‑minuit), puis l’émission mati­nale 9 h Galzi à par­tir de sep­tem­bre 2019, jusqu’en 2020 env­i­ron, date à laque­lle il quitte défini­tive­ment le jour­nal­isme télévisé pour des fonc­tions dans le privé. Olivi­er Galzi devient vice-prési­dent exé­cu­tif du groupe Edeis, une société de ges­tion des infra­struc­tures – ports, aéro­ports, mon­u­ments culturels.

Une candidature sans étiquette

Face aux can­di­dats PS, LFI, RN, Olivi­er Galzi a préféré se présen­ter sans éti­quette en tant que can­di­dat divers droite aler­tant sur le « risque de rad­i­cal­i­sa­tion, d’un côté comme de l’autre ». Le nou­veau maire déclarait le 23 octo­bre 2025 à la Tri­bune Dimanche : « Mon seul par­ti c’est Avignon ».

Il dénonçait une perte d’attractivité qui com­pre­nait toute l’économie du ter­ri­toire : « Ce déclin ne date pas d’hier mais tous les poten­tiels sont en train de par­tir et cela parce que la base de l’attractivité économique n’a pas été assurée. » Les trois thèmes majeurs de sa cam­pagne étaient les suiv­ants : la sécu­rité – « la base du con­trat social » –, la pro­preté et la mobilité.

Voir aus­si : Munic­i­pales 2026 : com­ment la presse main­stream tente d’invisibiliser Rémi Gaillard !

L’ex-journaliste souhaite redonner à la ville son attrac­tiv­ité et met­tre en valeur le pat­ri­moine d’Avignon qui ne se résume pas au « Pont et au Palais des Papes ».

Une victoire qui détonne avec le député local antifa Raphaël Arnault

Lors de sa vic­toire, Olivi­er Galzi a remer­cié les Avi­gnon­nais « d’avoir accordé leur con­fi­ance à une liste sans éti­quette » : « C’est du jamais vu dans une élec­tion munic­i­pale dans une ville aus­si grande ! »

Il s’est félic­ité que les Avi­gnon­nais aient refusé « les autres chemins », le Rassem­ble­ment nation­al ou la fusion des listes de gauche dont LFI.

Il faut rap­pel­er que le député du Vau­cluse – dont Avi­gnon est la cap­i­tale – est Raphaël Arnault, député LFI et fon­da­teur de la Jeune Garde. Ce dernier a été mis en cause lors de la mort de Quentin Der­anque. Deux de ses col­lab­o­ra­teurs par­lemen­taires ont par ailleurs été placés en garde à vue dans le cadre de cette affaire.

Voir aus­si : 10 fauss­es infor­ma­tions sur la marche en hom­mage à Quentin

La mau­vaise répu­ta­tion de cette ultra-gauche élue aux dernières lég­isla­tives a pos­si­ble­ment per­mis à l’ex-journaliste de ramen­er la ville à droite.

Une ville en mauvais état

En out­re, Olivi­er Galzi a pub­lié de nom­breuses vidéos sur X où il déplo­rait les prob­lèmes de cir­cu­la­tion, la saleté et l’insécurité qui règ­nent à Avi­gnon, avec notam­ment des impacts de balles de kalach­nikovs trou­vés sur un panneau.

Selon un arti­cle du Monde, Olivi­er Galzi promet « le dou­ble­ment des effec­tifs de la police munic­i­pale, la mul­ti­pli­ca­tion des caméras de vidéo­sur­veil­lance, des fer­me­tures admin­is­tra­tives des lieux “qui sont des blan­chisseuses du nar­co­traf­ic” et une reprise en main des agents munic­i­paux de la pro­preté, assur­ant que « ceux qui nuisent au ser­vice doivent être sanc­tion­nés. » Enfin, l’ancien jour­nal­iste souhaite revoir le plan Faubourgs, une refonte des trames « qui provoque des embouteil­lages mon­stres aux portes de la ville ».

Après la vic­toire, place à la fête où l’on voit le nou­veau maire danser sur la chan­son « Dans les yeux d’Emilie » de Joe Dassin. La tâche sera lourde pour ce nou­veau maire qui récupère une ville en mau­vais état.

Jean-Charles Souli­er

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