Les images de la mort du militant identitaire à Lyon, Quentin Deranque, frappé à mort par plusieurs membres de la Jeune Garde, ont marqué profondément l’opinion publique. Du point de vue médiatique, elle a surtout remis en cause le narratif d’une violence exclusivement d’extrême droite, mettant en lumière les agressions commises par l’ultragauche depuis des années. Le meurtre de Quentin Deranque a permis de montrer la complaisance de certains médias qui ont passé sciemment sous silence, voire même menti parfois, pour cacher les exactions de ces groupuscules.
Bobards à Lyon
Afin d’étouffer cette colère, les médias ont sorti l’artillerie lourde des « bobards » pour dénigrer Quentin Deranque (lien : https://www.ojim.fr/streetpress-jeune-garde-meme-reseau-meme-combat/), ses soutiens et le collectif Némésis. Le meilleur exemple de cette guerre informationnelle a été le traitement de la marche en hommage à Quentin à Lyon le 21 février. Au mépris de la vérité, les journalistes présents ont multiplié les fake news, avec une volonté évidente de nazifier tous les participants à cet hommage.
🚨Marche pour Quentin : Le Monde diffuse une énorme fakenews en affirmant que le slogan “Blanc ! Blanc ! réveille-toi !” a été entonné par la foule à Lyon.
En réalité, c’est “Lyon ! Lyon ! Réveille-toi” qui a été scandé comme le montre cette vidéo de @Ligne__Droite. pic.twitter.com/bjDCY6zaah
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) February 23, 2026
Le quotidien Le Progrès, basé à Lyon, ne semble pas échapper à cette stratégie, notamment afin de faire oublier son étrange silence face aux agressions de la Jeune Garde (créée à Lyon en 2018) et la promotion de son porte-parole, Raphaël Arnault.
Depuis le rassemblement du 21 février à Lyon en l’honneur de Quentin Deranque, Le Progrès voit désormais des nazis à tous les coins de rue, avec des titres chocs comme « Une enquête ouverte pour un geste nazi adressé à un enfant juif » ; « Des symboles suprémacistes et néonazis découverts sur la façade de l’école Albert-Camus » ; « Il a fait deux saluts nazis » : l’employé d’un commerce agressé au petit matin en Presqu’île ».
Guerre informationnelle
Dans les deux cas de salut nazi, rien n’indique qu’ils ont été effectués par des néonazis, bien au contraire, car l’agression d’un enfant juif l’a été par un homme demandant « Free Palestine », et les violences commises contre le commerçant l’ont été par deux hommes alcoolisés ayant demandé préalablement « si j’étais un faf, un facho ».
Cette guerre informationnelle devrait continuer, notamment à Lyon, comme si la mise en lumière des violences d’extrême gauche par ce terrible meurtre devait immédiatement être contrebalancée par un amoncellement d’informations contraires.
Voir aussi : EBRA, principal groupe de quotidiens régionaux en grande difficulté
Claude Lenormand

