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Ramzi Khiroun, un retour mouvementé, du Maroc au tribunal

La rédaction de l'OJIM 16 novembre 2024 Temps de lecture : 2 min
Ramzi Khiroun, un retour mouvementé, du Maroc au tribunal
Ramzi Khiroun, un retour mouvementé, du Maroc au tribunal

Ramzi Khiroun, ancien chauffeur, garde du corps et agent des missions difficiles – et très personnelles – pour son ex patron DSK était parti avec les honneurs et 17M€ du groupe Lagardère. Discret depuis lors, il avait pourtant accompagné Emmanuel Macron lors de son voyage officiel au Maroc fin octobre 2024. Las, il vient d’être inculpé de complicité d’achat de vote à la suite de l’inculpation de son patron Arnaud Lagardère.

Un petit tour au Maroc

Surprise, surprise, l’ami Ramzi pourtant d’origine algérienne et tunisienne et n’ayant pas d’attaches avec le Maroc sinon un possible ryad à Marrakech (acheté avec le pactole d’Arnaud Lagardère ?) faisait partie de la nombreuse suite du président lors de son voyage d’État fin octobre 2024. En compagnie notamment de BHL, Jamel Debbouze, Yassine Bellatar fort proche des islamistes, du Sieur M’Jid El Guerrab (ancien député et condamné pour violences en 2022), de l’acteur Gérard Darmon et bien d’autres.

Puis, un grand tour au tribunal

Les faits remontent au printemps 2018 au moment où le fonds américain Amber – actionnaire de Lagardère – voulait voter contre les résolutions de la gérance et avait sans doute convaincu le Qatar de faire de même. Mais les qataris ont changé de crèmerie et voté en faveur de la gestion d’Arnaud Lagardère au dernier moment.

Ramzi Khiroun est soupçonné d’avoir « acheté » ce vote en échange de la nomination d’un diplomate anglo-qatari au conseil de surveillance de Lagardère groupe. Et de surcroît d’avoir présenté cette personnalité comme « indépendante ».

Les motifs d’inculpation sont explicites « complicité d’achat de vote et d’atteinte à la liberté du vote, complicité d’abus de pouvoir ».

Un malheur n’arrivant jamais seul, il est également mis en cause avec Arnaud Lagardère mis en examen au printemps 2024 pour « abus de biens sociaux, abus de pouvoir, diffusion d’informations donnant des indications fausses, et manipulation de marché ».

Pour mémoire : Ramzi Khiroun avait attaqué en justice l’OJIM pour injures publiques et perdu devant le tribunal. Merci à tous ceux qui nous ont soutenu lors de ce procès gagné.

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