Accueil | Actualités | Médias | Quand Mediapart fait licencier une collaboratrice du député Mariton
Pub­lié le 9 juin 2013 | Éti­quettes :

Quand Mediapart fait licencier une collaboratrice du député Mariton

Doit on franchir la frontière entre information et délation pure ? Peut on affaiblir un adversaire politique par l’intermédiaire d’un de ses collaborateurs ? Doit on réclamer le licenciement d’un salarié pour raisons politiques ?

Par l’intermédiaire d’une de ses journalistes, Médiapart a répondu oui à toutes ces questions. Le député et orateur du groupe UMP Hervé Mariton était une des figures politiques de « La Manif pour tous ». Il sera puni mais par la bande. Mardi 4 juin, le site publie une "enquête" sur une collaboratrice de Mariton intitulée : "Le CV d'extrême-droite de l'attachée parlementaire d'Hervé Mariton".

Pour disqualifier la jeune femme, la journaliste Marine Turchi se fonde sur quelques informations publiques de sa page facebook dont un appel à rendre hommage à l'écrivain Dominique Venner, une liste d'élections étudiantes et … le profil de son compagnon. Information ou volonté de nuire ? Voilà le nom de la jeune femme jeté en pâture, et la nouvelle se propage comme une trainée de poudre.

Le député Mariton se désolidarise de sa collaboratrice et annonce qu'il a mis fin à ses fonctions. La presse suit et titre : "Hervé Mariton se sépare de sa collaboratrice proche de l'extrême-droite". Médiapart de son côté twitte fièrement: "Suite à nos investigations sur l'assistante parl. d'Hervé Mariton, le député UMP a déclaré démettre cette dernière ". Vous avez dit délation ?

Crédit photo : capture d'écran mediapart.fr

Ce contenu a été financé par les donateurs de l'OJIM

Ce portrait a été financé par les donateurs de l'OJIM

Aider l'Observatoire du journalisme, c’est contribuer au développement d’un outil indépendant, librement accessible à tous et à votre service.

Notre site est en effet entièrement gratuit, nous refusons toute publicité et toute subvention - ce sont les lecteurs/donateurs qui assurent notre indépendance. En donnant 100 € vous financez un portrait de journaliste et avec l'avantage fiscal de 66% ceci ne vous coûte que 33 €. En donnant 200 € vous financez un dossier. Vous pouvez régler par CB, par PayPal, par chèque ou par virement. Rejoignez les donateurs de l'Ojim ! Nous n'avons pas d'autres sources de financement que nos lecteurs, d'avance merci pour votre soutien.

5% récolté
Objec­tif : mars 2019 ! Nous avons récolté 100,00€ sur 2.000,00€. Vous appré­ciez notre tra­vail ? Rejoignez les dona­teurs de l’Ojim !

Suivez-nous sur les réseaux sociaux