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Pub­lié le 28 avril 2017 | Éti­quettes : ,

Pulvar suspendue de CNews pour une pétition anti-Le Pen

Sursaut de déontologie dans les médias ? Après avoir signé une pétition contre Marine Le Pen, Audrey Pulvar a été suspendue par CNews (ex-i>Ttélé).

Avec Zabou Breitman, Julie Gayet, Bruno Solo, Agnès Jaoui et d'autres personnalités, la journaliste avait signé une pétition lancée par Laurence Rossignol, actuelle ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes intitulée « Féministes, nous ne voulons pas du Front National. Nous votons Emmanuel Macron ! ». Difficile de faire plus clair...

Or ce qui ne pose, a priori, pas de problème pour un people ou un artiste apparaît très contestable pour une journaliste. Les réactions ne se sont d'ailleurs pas faites attendre, à l'instar de celle de Florian Philippot, vice-président du Front National, qui a estimé sur Twitter que cela posait « un vrai problème d'impartialité », la journaliste animant des émissions politiques sur CNews : « Le grand journal de la présidentielle » et « Le Grand Rendez-vous ».

En conséquence, Audrey Pulvar a été « suspendue de l'antenne » pour une durée indéterminée, annonce Le Parisien, qui explique que « la direction de la chaîne reproche à la journaliste d’avoir manqué à son devoir de réserve et de neutralité ».

Une position tout à fait normale, mais qui pose néanmoins problème à certains. Dans un communiqué, SOS Racisme a fait part de son « indignation ». Et l'association, toujours prompte à racialiser un débat qui ne l'était absolument pas, poursuit : « La direction de CNews trouve-t-elle suspect qu'une journaliste noire appelle à voter contre un parti dont le président d'honneur parlait d'inégalité des races ? » Curieux raisonnement.

De son côté, le maire de Béziers, Robert Ménard, proche du Front National, a ironisé en trouvant cette mise à l'écart « injuste ». Selon lui, si l'on poussait la logique jusqu'au bout, « les 3/4 des journalistes devraient être suspendus »...

Mais la palme revient, comme souvent, à Bernard-Henri Lévy, qui a apporté son « soutien sans réserve » à la journaliste, avec cet argument : « En état d’urgence politique, on comprend que les règles de neutralité soient momentanément oubliées »… Sacré BHL, qui sait si un jour il ne réclamera pas une dictature… pour éviter la dictature.

Voir aussi : Audrey Pulvar, portrait

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