Roi des mers… et des médias français
Rodolphe Saadé naît le 3 mars 1970 à Beyrouth. Milliardaire franco-libanais, très attaché à sa ville, Marseille, et à sa famille, Rodolphe Saadé est à la tête de son groupe familial CMA CGM : troisième plus grand armateur de transport maritime au monde et premier partenaire de l’OM. Il règne donc sur les mers mais aussi sur les médias français : BFM, RMC, La Provence, Brut… Rien n’échappe à l’appétit féroce du richissime Marseillais. Très proche d’Emmanuel Macron, Rodolphe Saadé affirme néanmoins être un légitimiste qui s’adapte quel que soit le pouvoir en place.
L’empire maritime de la famille Saadé
Tout commence avec Jacques Saadé. Le père de Rodolphe Saadé, né en 1937 à Tripoli au Liban, vit en Syrie. Sa famille est spécialisée dans la production et la transformation industrielle de tabac, coton, huile d’olive et glaçons. Cependant, après un coup d’État en 1963, le parti baasiste nationalise de nombreuses entreprises et terres agricoles, dont celles des Saadé, les contraignant à retourner au Liban. Les Saadé s’installent alors à Beyrouth. C’est là que Jacques reprend et développe les affaires familiales dans le transport maritime, et que naît son fils Rodolphe en 1970.
La guerre civile libanaise, qui éclate en 1975, bouleverse à nouveau leur vie. Pour protéger sa femme Naïla et ses trois enfants : Tanya, Rodolphe et Jacques « Junior » des violences, Jacques Saadé décide de partir en 1978. Il choisit Marseille, ville méditerranéenne qui lui rappelle Beyrouth. Le 13 septembre 1978, il y fonde la Compagnie maritime d’affrètement (CMA) avec son frère Johnny, quatre collaborateurs et un seul navire (le Ville d’Orient).
Les premières lignes relient Marseille au Liban et à la Syrie. En 1983, Jacques Saadé envoie ses premiers navires au-delà de la Méditerranée et leur fait franchir le canal de Suez. En 1986, il lance une ligne reliant l’Europe du Nord à l’Asie. En 1992, il ouvre le premier bureau de CMA à Shanghai, persuadé que la Chine deviendrait « l’usine du monde ». Sa famille le rejoint progressivement : Rodolphe arrive en France à Marseille en 1981, à l’âge d’environ 11 ans.
Il faudra attendre 1996 pour que la Compagnie maritime d’Affrètement (CMA) acquière la Compagnie générale maritime (CGM), notamment grâce au président de l’époque Jacques Chirac, qui a pesé en faveur des Saadé, contre l’avis de son ministre des Finances Jean Arthuis. CGM dispose alors de 19 navires opérationnels et de lignes maritimes « mondialement reconnues » vers les Antilles et l’Amérique. La CGM fusionne avec la CMA en 1999 et le groupe est désormais le douzième plus grand conglomérat de transport maritime au monde.
Jeunesse et Formation
Après son adolescence passée dans la cité phocéenne, Rodolphe Saadé effectue ses études supérieures au Canada. Il obtient un diplôme en commerce et marketing à l’université Concordia de Montréal en 1994.
Parcours professionnel
Son ascension à CMA CGM
Après ses études, de retour au Liban, Rodolphe Saadé commence par créer sa propre entreprise au Liban, Dynamic Concept, une société spécialisée dans les fontaines à eau. Cette première expérience lui permet de se familiariser avec le commerce international, notamment entre le Liban et la Syrie.
Il rejoint ensuite le groupe familial CMA CGM en 1994. Rodolphe Saadé débute par des postes à l’international, d’abord à New York, puis à Hong Kong, où il acquiert une solide expérience des marchés mondiaux.
De retour au siège de Marseille en 1997, il gravit rapidement les échelons en prenant la responsabilité de plusieurs lignes maritimes. Entre 1997 et 2000, il dirige successivement des lignes reliant les États-Unis, la Méditerranée, l’Extrême-Orient et l’Europe du Nord. En 2000, il est nommé directeur des lignes transatlantiques et transpacifiques.
En 2004, il devient directeur général en charge du développement des lignes régulières sur l’axe Nord/Sud (Amérique du Nord, Amérique centrale, Caraïbes, Afrique, Australie et océan Indien). En 2006, à la suite de l’acquisition de Delmas (compagnie maritime française historique, spécialisée dans le transport maritime de conteneurs et de marchandises), Rodolphe Saadé supervise l’expansion et la transformation de cette filiale en Afrique et dans l’océan Indien, en faisant un opérateur rentable et performant. CMA CGM devient alors n°3 mondial avec une flotte qui dépasse largement les 100 navires.
Nommé vice-président et membre du conseil d’administration en 2010, Rodolphe Saadé pilote la restructuration financière du groupe pendant une période difficile pour le secteur. Il joue également un rôle clé dans des opérations stratégiques majeures, comme l’acquisition de Neptune Orient Lines (NOL) en 2015 et la négociation de l’alliance opérationnelle Ocean Alliance avec Cosco Shipping, Evergreen Line et OOCL. Le nombre de bateaux de la compagnie augmente considérablement, passant à 471 en 2015.
Le 7 février 2017, son père le nomme directeur général du groupe. Puis, à peine quelques mois plus tard, c’est la consécration pour Rodolphe Saadé : il devient en novembre de la même année président-directeur général de CMA CGM, succédant officiellement à son père. Depuis, il pilote la stratégie du groupe, avec un accent sur le renforcement du transport maritime (la flotte compte 650 navires aujourd’hui), le développement de la logistique (via l’acquisition de CEVA Logistics), la création de CMA CGM Air Cargo, la digitalisation et la transition environnementale.
En 2022, il pilote plusieurs acquisitions stratégiques, notamment Ingram CLS pour consolider la présence du groupe dans la logistique du e‑commerce, GEFCO afin de faire de CMA CGM un leader sur le segment automobile, ainsi que Colis Privé pour développer la logistique.
Au plus fort de la pandémie de Covid-19, CMA CGM a tiré parti de la forte hausse des tarifs de fret maritime, provoquée par la congestion portuaire mondiale et la demande soutenue en biens de consommation. Le groupe a ainsi affiché des résultats exceptionnels, avec un bénéfice net de 17,9 milliards de dollars en 2021, puis un pic historique de 24,9 milliards de dollars (environ 23,5 milliards d’euros) en 2022. Ces performances ont propulsé l’armateur marseillais au rang d’entreprise la plus rentable de France cette année-là, dépassant les majors du CAC 40.
En 2026, CMA CGM emploie 160 000 employés répartis dans 160 pays à travers 400 bureaux et possède 1 000 entrepôts. Le méga-groupe maritime dessert 420 des 521 ports commerciaux du monde et exploite plus de 250 lignes maritimes.
Mais pour Rodolphe Saadé, être le roi des mers ne suffisait pas : il est aussi l’homme qui voulut être roi des médias . Et vite.
2022 : Les « illusions perdues » de La Provence
Son premier coup d’éclat dans les médias intervient en 2022 avec le rachat du groupe La Provence, éditeur du quotidien marseillais éponyme et de Corse-Matin. Cette acquisition, particulièrement disputée, l’oppose à Xavier Niel, déjà actionnaire minoritaire à 11 % du titre. Après une bataille qui dure plusieurs mois et donne lieu à de multiples recours judiciaires, Rodolphe Saadé propose une offre nettement supérieure (81 millions d’euros pour les 89 % détenus par la famille Tapie) et finit par l’emporter. Il rachète également les parts de Xavier Niel. L’acquisition est finalisée en octobre 2022 pour un montant total estimé autour de 100 millions d’euros, incluant des engagements d’investissements.
Mais comme nous l’expliquions dans notre article de 2024, « les promesses n’engagent que ceux qui les entendent, pas ceux qui les font ». Et pour cause, malgré les promesses de Rodolphe Saadé d’investissements ambitieux, de développement du titre et de non-intervention dans la ligne éditoriale, la réalité apparaît bien différente. Le groupe a rapidement opéré un virage brutal et interventionniste. Le directeur de la rédaction, Aurélien Viers, est écarté après seulement un peu plus d’un an à ce poste. Son limogeage, officiellement présenté comme un départ volontaire, intervient après une première page du journal jugée trop critique envers Emmanuel Macron au printemps 2024, qui avait déjà valu à Viers une mise à pied. Cette décision s’inscrit dans une vague de départs d’ampleur : près de 80 salariés quittent le journal via un plan de départs et l’activation de la clause de cession. Responsables du numérique, chefs de reportage, grands reporters et plusieurs chefs d’agence ont ainsi quitté le titre. Dans le même temps, les ventes reculent d’environ 7 % en 2024, la baisse du papier n’étant pas compensée par le numérique. Pour de nombreux observateurs, le « père Noël » promis par le PDG marseillais lors du rachat s’est rapidement mué en père Fouettard, privilégiant le redressement des comptes à l’expansion et à l’indépendance éditoriale initialement annoncées. Pour couronner le tout, la situation du quotidien est désastreuse : 63 millions de pertes entre 2023 et 2026. Même pour un milliardaire, gérer un média n’est pas chose aisée.
2023 : La Tribune Dimanche, pendant centriste du JDD
En mai 2023, CMA CGM annonce l’acquisition de La Tribune, un média économique fondé en 1985 (pure player puis quotidien). L’opération est finalisée en juillet 2023. Mais Rodolphe Saadé ne s’arrête pas en si bon chemin. Après avoir injecté 7 millions d’euros dans le titre économique, le groupe La Tribune lance La Tribune Dimanche, une édition dominicale qui occupe donc le même créneau que Le JDD de Vincent Bolloré (pris en main en juin 2023).
Néanmoins, le président de la Tribune, Jean-Christophe Tortora, affirme ne pas profiter des difficultés que rencontrait Le JDD à l’époque (40 jours de grève, en réaction à la nomination comme directeur de la rédaction de Geoffroy Lejeune, ex de Valeurs actuelles). Au sujet de la ligne éditoriale de la Tribune Dimanche, Jean-Christophe Tortora déclare en août 2023 : « Nous voulons être le quotidien du dimanche, sans couleur politique, qui rassemble tous les Français » et précise au Figaro que : la ligne éditoriale ne sera « ni de droite, ni de gauche, et respectera le pluralisme de notre rédaction ». En clair, une ligne centriste dans la veine du macronisme. L’OJIM avait d’ailleurs comparé deux numéros parus le 15 octobre 2023.
Cependant, de même que pour La Provence, les journalistes de La Tribune ont décidé à 92 % de déclencher une grève reconductible le 13 avril 2026. Les journalistes considèrent que le plan social mis en place par Jean-Christophe Tortora menace la survie du quotidien économique. En effet, la direction du journal prévoit de fusionner BFMTV Business, déjà bien positionné sur le segment télévisuel de l’information économique, et La Tribune qui se trouve sur le même segment côté papier et numérique. Décision qui n’est pas au goût des journalistes qui ont peur de voir la moitié de leurs effectifs non renouvelés.
2024 : Entrée de CMA CGM dans l’audiovisuel national
En mars 2024, le milliardaire franco-libanais franchit une nouvelle étape en annonçant le rachat d’Altice Media, le pôle médias de Patrick Drahi. Pour un montant de 1,55 milliard d’euros, il acquiert l’un des ensembles audiovisuels les plus influents de France, comprenant BFMTV, BFM Business, BFM Régions, BFM Radio, RMC, RMC Story, RMC Découverte, RMC Sport et RMC BFM Play. L’opération, finalisée le 2 juillet 2024 après l’obtention des autorisations réglementaires (ARCOM et Autorité de la concurrence), place désormais Rodolphe Saadé à la tête d’un véritable empire médiatique.
JDD vs. Tribune Dimanche, BFMTV vs CNews : à en croire un ancien patron de l’audiovisuel, l’Empire Saadé se livre à un « combat politique souterrain des progressistes contre les conservateurs ». Bien sûr, cette acquisition d’envergure accroît davantage la concentration des médias français aux mains des grandes fortunes.
OPA bienveillante sur la formation journalistique ?
Selon nos sources, les difficultés en ressources humaines rencontrées par Saadé au gré de ses ambitions médiatiques l’ont incité à investir directement dans la formation des journalistes. En novembre 2024, celui-ci a ainsi participé au rachat de l’École Supérieure de Journalisme de Paris (ESJ Paris), la plus ancienne école de journalisme au monde. Via sa structure CMA Média, il a rejoint un consortium de grands industriels et propriétaires de médias — notamment Bernard Arnault, Vincent Bolloré et la famille Dassault — pour acquérir l’établissement en difficulté pour 2,6 millions d’euros.
L’objectif affiché est de relancer cette école historique, de lui redonner une reconnaissance professionnelle et d’en faire un « laboratoire d’excellence », en formant les talents de demain pour les rédactions des groupes concernés. Un rapprochement qui a bien sûr suscité de vives craintes au sein de la corporation, qui a vu d’un mauvais œil cette tentative de perturber l’ordre médiatique établi.
2025 : OPA sur la jeunesse et macronisation de Brut
L’appétit de Rodolphe Saadé pour les médias apparaît sans borne. À tel point que le milliardaire marseillais acquiert en septembre 2025 Brut, média en ligne prisé par les jeunes générations grâce à ses formats courts sur les réseaux sociaux, typique de la culture dominante contemporaine. Brut a d’ailleurs annoncé le 29 avril 2026 lancer leur propre chaîne de télévision. Le média dont l’un des journalistes emblématiques est Rémy Buisine est accusé d’entretenir un rapport très privilégié avec Emmanuel Macron qui, désireux de toucher les moins de 35 ans, a accordé quatre entretiens à Brut depuis 2018. Le Monde soulignait au printemps 2026 la « proximité entre le président et le média aux millions d’abonnés sur TikTok et Instagram qui s’est consolidée au fil du temps à la faveur d’images plutôt amènes pour le locataire de l’Élysée » et Le Canard enchaîné dévoilait le 28 avril que Brut avait déjà cédé aux consignes dictées par l’Élysée.
🚨Le média BRUT obéit aux consignes dictées par l’Élysée : à la demande de la présidence, le média a passé sous silence une bousculade survenue lors du déplacement d’Emmanuel Macron au Gabon.
“Un journaliste avait posé une question qui n’avait pas plu”
(Le Canard enchaîné) pic.twitter.com/tUsZXbvhq0
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) April 30, 2026
En définitive, avec ces achats en cascade, le groupe CMA CGM est présent en France sur les cinq principaux canaux de communication : la télévision, la radio, la presse, le digital et l’évènementiel, offrant à Rodolphe Saadé une influence considérable en France.
Par ailleurs, la holding familiale des Saadé prit une participation de 20 % dans le groupe de cinéma Pathé en 2025. Le groupe a également acquis la chaîne Chérie 25 (qui deviendra RMC Life).
Ce qu’il gagne
Selon les données les plus récentes (mi-mai 2026), Forbes estime la fortune personnelle de Rodolphe Saadé à environ 7,9 milliards de dollars (environ 7,3 milliards d’euros). Il se situe autour de la 461ᵉ place mondiale.
Prix et récompenses
Distinctions françaises officielles
- Chevalier de la Légion d’honneur (15 décembre 2017).
- Officier de la Légion d’honneur (promotion du 14 juillet 2025, remise par Emmanuel Macron à l’Élysée le 26 février 2026). C’est une promotion récente et marquante.
- Officier de l’ordre national du Mérite (2022).
Récompenses dans le secteur maritime et entrepreneurial
- Newsmaker of the Year et Company of the Year pour CMA CGM aux Lloyd’s List Global Awards (2016).
- Global Personality aux Seatrade Maritime Awards International (2020), pour sa contribution à l’industrie maritime et à la transition énergétique.
- EY World Entrepreneur of the Year – France (classe 2022), reconnaissance pour sa transformation audacieuse du shipping et de la logistique.
Distinctions académiques et internationales
- Docteur honoris causa (LLD) de l’université Concordia (Montréal, Canada) en juin 2023, pour son leadership visionnaire et socialement responsable. Il est aussi reconnu comme « Great Concordian ».
- Ordre national du Cèdre (grade d’Officier), décerné par le président libanais Joseph Aoun fin 2025, en reconnaissance de ses contributions au Liban, à la société et à son leadership entrepreneurial.
Vie privée
Rodolphe Saadé est marié à Véronique Albertini-Saadé. Ensemble ils ont deux enfants.
Comme pour les familles Arnault ou Bolloré, les postes à responsabilité restent en famille. Notre infographie révèle que Rodolphe Saadé a placé les membres de sa famille à des postes stratégiques. Son épouse Véronique Albertini Saadé est à la tête de la branche médias du groupe. Sa sœur, Tanya Saadé Zeenny, est administratrice et directrice de la Communication interne et externe, des relations institutionnelles, de la RSE, de l’administration, de l’immobilier et de la Fondation CMA CGM. Sa mère, Naïla Saadé, est administratrice et créatrice de la Fondation CMA CGM qui pilote des opérations humanitaires. Le petit frère Jacques Junior Saadé est directeur central immobilier du groupe, mais il ne siège pas au conseil d’administration contrairement aux autres.
Sa nébuleuse
Rodolphe Saadé est très proche d’Emmanuel Macron mais également de Bruno Le Maire, Édouard Philippe et Christophe Castaner.
Proche également de Renaud Muselier, président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, et de Benoît Payan, maire de Marseille.
Proche de Vincent Bolloré, en dépit de leurs médias concurrents. Dans les années 90, Jacques Saadé, père de Rodolphe, déjeunait avec Vincent Bolloré à la Grande Cascade, restaurant huppé du 1ᵉʳ arrondissement. Les fils y rejoignent leur père et des années après, en 2023, Rodolphe rachète Bolloré Transport and Logistics pour 5 milliards d’euros. Mais proche aussi de Xavier Niel, concurrent et partenaire en affaires.
Rédactions du groupe Altice, du groupe La Provence, de La Tribune et de Brut et M6.
Il l’a dit
« Ce qu’on a toujours dit depuis quelques années, c’est que l’industrie du transport maritime est une industrie cyclique. », matinale de France Inter, 7 mai 2024.
« Nous entretenons d’excellentes relations avec la famille Bolloré et j’ai beaucoup d’estime pour Vincent Bolloré. », matinale de France Inter, 7 mai 2024.
« Depuis 2 jours, on a finalisé l’acquisition de BFM et de M6, donc vous voyez ma voix a baissé d’un cran […] et RMC, j’ai dit quoi ? M6, ça, c’est déjà fait ! (…) Notre pôle média est désormais présent sur tous les canaux : TV, radio, web, presse nationale et régionale. », discours de Rodolphe Saadé lors des Rencontres internationales médias (RIM) à Marseille le 5 juillet 2024.
« La désinformation et les fake news sont de plus en plus utilisées par certains pays. Pour garantir la vie démocratique, il est nécessaire de s’appuyer sur des médias reconnus pour leur expertise avec une information objective, sourcée et fiable. », discours de Rodolphe Saadé lors des Rencontres Internationales Médias (RIM) à Marseille le 5 juillet 2024.
« Nos médias doivent au contraire (des réseaux sociaux) défendre une information nuancée en mettant l’accent sur les grands enjeux de la transformation économique, sociétale, climatique et territoriale. », discours de Rodolphe Saadé lors des Rencontres Internationales Médias (RIM) à Marseille le 5 juillet 2024.
« CMA CGM, c’est un groupe familial basé à Marseille, nous sommes dans le transport et la logistique. Par exemple, les baskets que vous portez viennent probablement d’Asie et sont transportées par des navires porte-conteneurs et j’espère par des bateaux de CMA CGM […] et dernièrement, comme vous le rappeliez, nous avons pris un pourcentage de 9 % dans Air France-KLM et nous opérons des avions-cargos un peu partout. », interview par Léa Salamé, France Inter, 15 novembre 2022.
« Ce que je dis, c’est que je suis un contribuable français et que je paie mes impôts en France. En tant que dirigeant, je souhaite être utile à mon pays et attention au message qu’on fait passer aux entrepreneurs. Si systématiquement, on va les menacer avec une taxe sur leurs profits, peut-être que cela peut avoir un impact négatif », interview par Léa Salamé, France Inter, 15 novembre 2022
« Je suis très attaché à ce qui se passe au Liban de par mes origines et je pense vous aussi. », interview par Léa Salamé, France Inter, 15 novembre 2022
« Mais alors dans ce cas-là, est-ce qu’il faut encore parler de la taxe au tonnage, monsieur le rapporteur ? Est-ce que vous ne pensez pas qu’il est temps de passer à autre chose ? […] je veux dire à un moment, il faut rester raisonnable, on paie une taxe exceptionnelle qui ne peut pas aller au-delà d’une année. », audition au Sénat du 12 mai 2025.
Ils l’ont dit
« C’est pas qu’il [Rodolphe Saadé] est rare dans les médias, c’est qu’il est carrément l’anti-Michel-Édouard Leclerc qu’on voit plus à la télé que Stéphane Bern. », le billet de Mathieu Noël, France Inter, 15 novembre 2022.
« Rodolphe Saadé, vous êtes l’une des personnes les plus riches de France tout en étant aussi l’une des plus secrètes. Vous ne donnez jamais d’interview. En un mot, vous êtes la Mylène Farmer du CAC 40. », Le billet de Mathieu Noël, France Inter, 15 novembre 2022.
« La question qu’on se pose là, c’est : est-ce qu’Apolline de Malherbe va pouvoir continuer à évoquer ce sujet à l’antenne ? Elle va avoir un nouveau patron, Rodolphe Saadé, qui est complètement opposé à cette idée. Bah oui parce que ça le touche directement, il en fait lui des super profits […], il y a moyen qu’à un moment il ait envie de passer un coup de fil au chef d’Apolline de Malherbe pour demander à Apolline d’arrêter de poser des questions de merde ! », Blast, 7 avril 2024.
« Au passage il donne du travail à sa femme Véronique Saadé, qui se retrouve à la tête du groupe. Bon, avant elle vendait des yachts, mais après tout, why not ? », Blast, 7 avril 2024.
« Rodolphe Saadé, nouveau chouchou d’Emmanuel Macron ? », BFMBusiness, 28 juin 2023.

