La mort du jeune Quentin Deranque, jeune catholique et militant identitaire assassiné par des antifascistes, a ému la France entière. Cependant, certains individus d’extrême gauche ont vu d’un très bon œil la mort de ce jeune venu à Lyon afin de protéger les militantes du groupe Némésis. À cet égard, le « journaliste pigiste » Camille Stineau s’est illustré en publiant des tweets particulièrement abjects sur le défunt.
« Je suis journaliste, j’habite en France, j’écris pour des médias indépendants et je suis diplômé de l’école de journalisme de Grenoble. » Voilà comment se présente Camille Stineau sur Twitter.
Pourtant, le journaliste, qui dit écrire pour Blast et Arrêt sur images de Daniel Schneidermann, est loin de faire preuve de l’impartialité et de la rigueur qu’exigent normalement la fonction de journaliste. Ainsi il écrivait :
« Les partis de gauche institutionnels, vous êtes bien contents quand il y a des antifas autour de vos événements pour vous protéger des fachos. Mais le jour où la bagarre est un peu trop violente et qu’un nazi meurt, vous jetez les antifas sous le bus ? Faut aller se faire foutre. »
Injurieux, vulgaire, malsain : portrait d’un pigiste d’extrême gauche
Ce message d’une rare vulgarité, digne d’un militant antifa radicalisé, a pourtant bien été écrit par un journaliste ! Ce dernier ne se gêne pas pour traiter Quentin Deranque, dont le cadavre est encore chaud, de « nazi », légitimant ainsi par cette insulte diffamante son assassinat. De surcroît, alors que le procureur de la République de Lyon confirme que Quentin a été victime de lynchage de la part de six individus, Camille Stineau relativise et minimise son meurtre en le qualifiant de « bagarre un peu trop violente ».
🚨Meurtre de Quentin : le récit d’une grande partie des médias — qui évoquaient des “rixes” et “des affrontements” — S’EFFONDRE ; le procureur de la République de Lyon confirme qu’il s’agit bien d’un véritable LYNCHAGE.pic.twitter.com/RyhoghSwpI
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) February 16, 2026
Toutefois, le journaliste ne s’arrête pas là et renchérit sur la mort de Quentin : « Personne ne vous oblige à pleurer la mort de gens qui, s’ils avaient la possibilité, vous enverraient au peloton d’exécution ».
Mais le (pseudo) journaliste n’en est pas à son coup d’essai. Déjà en août 2025, après que Marion Maréchal et son mari Vincenzo Sofo ont survécu à un accident de voiture en Italie, Stineau a partagé un mème sur X signifiant qu’il regrettait que la présidente du parti Identité-Libertés ne soit pas décédée. Face à l’indignation et à la colère qu’ont provoquées ses tweets, le journaliste a préféré clore son premier compte et en ouvrir un autre tout en supprimant ses tweets les plus problématiques.
🚨Le journaliste de gauche Camille Stineau — qui a tenté de nuire à une dame accusée de propos racistes — est le même journaliste qui a regretté dans un tweet que Marion Maréchal et son mari ne soient pas morts après leur grave accident de la route. pic.twitter.com/5gEPDU04g8
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) October 29, 2025
Des médias indépendants pas si indépendants
Malgré ces graves manquements, le journaliste a collaboré ou collabore encore avec de nombreux médias d’extrême gauche comme : Blast, Arrêts sur images, Basta!, Off Investigation, Rapports de force, etc. Face au tollé provoqué par ces tweets, Arrêts sur Images s’est désolidarisé de ses propos et sa direction a indiqué au JDD que Camille Stineau n’était pas journaliste au sein de leur rédaction mais simplement « stagiaire en 2024 ».
Voir aussi : Libération en galère, l’extrême gauche dorlotée… Ce que révèle le dernier tableau des aides à la presse
Pour l’heure, aucun autre média parmi ceux qui collaborent avec Camille Stineau n’a condamné les propos de leur collaborateur. Il est à noter que les sites d’information cités précédemment, qui se présentent tous comme « totalement indépendants » du pouvoir en place, bénéficient pourtant de sommes importantes de l’État. Ainsi, en 2024, Arrêts sur Images recevait 349 425 euros d’aides de l’État et Blast : 316 464 euros.
Voir aussi : Violences de la Jeune Garde : silence du quotidien de Lyon Le Progrès
Jean-Charles Soulier

