StreetPress et la Jeune Garde : même réseau, même combat

24 février 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Le média Street­Press qui a cou­vert le meurtre de Quentin Der­anque en le diffamant entre­tient des liens étroits avec le fon­da­teur de la jeune Garde. Enquête.

Un biais “anti-Quentin” et pro-antifa

Le média d’extrême gauche Street­Press, dans un arti­cle qui porte sur le décès de Quentin Der­anque, a bien pris soin de ne pas trop écorner les antifas respon­s­ables de son meurtre et a préféré acca­bler le défunt en lui attribuant des liens avec un « grou­pus­cule » dit « néo­fas­ciste ». L’emploi du terme « grou­pus­cule » plutôt que groupe n’est pas anodin, la jour­nal­iste Daph­né Deschamps emploie ce terme pour dia­bolis­er le groupe auquel aurait appartenu Quentin et lui don­ner une forte con­no­ta­tion péjo­ra­tive. En com­para­i­son, dans l’article con­sacré à la Jeune Garde, le jour­nal­iste prend toutes les pré­cau­tions ora­toires pos­si­bles et défend le col­lec­tif antifas­ciste en le décrivant comme « out­il d’autodéfense con­tre l’extrême droite radicale ».

Si Street­Press a des scrupules à met­tre en cause le col­lec­tif antifas­ciste la Jeune Garde dont sont vraisem­blable­ment issus les assas­sins de Thomas, c’est parce que le média d’extrême gauche a des liens très étroits avec cette même Jeune Garde.

Une collaboration active entre Raphaël Arnault et StreetPress

Le col­lec­tif étu­di­ant La Cocarde a en effet récupéré des pho­tos où l’on voit une jour­nal­iste de Street­Press, Daph­né Deschamps, par­ler lors d’une con­férence en com­pag­nie de Raphaël Arnault, fon­da­teur de la Jeune Garde et député LFI.

En out­re, Daph­né Deschamps et le rédac­teur en chef adjoint au pôle enquête de Street­Press, Christophe-Cécil Gar­nier, ain­si que Raphaël Arnault ont coan­imé ensem­ble la con­férence « Car­togra­phie de l’extrême droite – La doc­u­menter pour mieux la com­bat­tre » organ­isée par Street­Press à la Gaîté Lyrique (Paris).

Enfin, l’Institut La Boétie, cen­tre de for­ma­tion intel­lectuel de La France insoumise, organ­i­sait les 21 et 22 octo­bre 2023 un col­loque con­sacré à l’extrême droite avec comme inter­venants Math­ieu Molard, rédac­teur en chef de Street­Press, et Raphaël Arnault.

Voir aus­si : Math­ieu Molard, pro­fes­sion cafteur

Les deux hommes présidaient égale­ment une con­férence à l’IRIS (Insti­tut de rela­tions inter­na­tionales et stratégiques), fondé par le géopoli­to­logue Pas­cal Boniface.

Rap­porté par Fron­tières, les deux hommes abor­dent lors de la con­férence le risque de voir « l’extrême droite au pou­voir en 2027 ». Une per­son­ne du pub­lic pro­pose de « vis­er les lead­ers » (com­pren­dre les dirigeants du RN), ce à quoi Raphaël Arnault répond avec un sourire : « Je ne vais pas dire ça ici… ». Le député insoumis ajoute :

« On a du mal avec la vio­lence à gauche parce qu’on rêve d’un monde sans vio­lence. Mais face à des col­lec­tifs qui sont ultra-vio­lents, la vio­lence est justifiée ! ».

Cette glo­ri­fi­ca­tion de la vio­lence sonne comme un aveu après le meurtre de Quentin.

Cette con­nivence et ces évène­ments organ­isés en com­mun par les jour­nal­istes de Street­Press et Raphaël Arnault attes­tent de la prox­im­ité entre le mou­ve­ment antifas­ciste et le média d’extrême gauche, qui ont pour méti­er d’harceler pour l’un et d’agresser pour l’autre toute per­son­ne un peu engagée à droite.

Voir aus­si : RSF sou­tient StreetPress !

Jean-Charles Souli­er