Le média StreetPress qui a couvert le meurtre de Quentin Deranque en le diffamant entretient des liens étroits avec le fondateur de la jeune Garde. Enquête.
Un biais “anti-Quentin” et pro-antifa
Le média d’extrême gauche StreetPress, dans un article qui porte sur le décès de Quentin Deranque, a bien pris soin de ne pas trop écorner les antifas responsables de son meurtre et a préféré accabler le défunt en lui attribuant des liens avec un « groupuscule » dit « néofasciste ». L’emploi du terme « groupuscule » plutôt que groupe n’est pas anodin, la journaliste Daphné Deschamps emploie ce terme pour diaboliser le groupe auquel aurait appartenu Quentin et lui donner une forte connotation péjorative. En comparaison, dans l’article consacré à la Jeune Garde, le journaliste prend toutes les précautions oratoires possibles et défend le collectif antifasciste en le décrivant comme « outil d’autodéfense contre l’extrême droite radicale ».
Si StreetPress a des scrupules à mettre en cause le collectif antifasciste la Jeune Garde dont sont vraisemblablement issus les assassins de Thomas, c’est parce que le média d’extrême gauche a des liens très étroits avec cette même Jeune Garde.
Une collaboration active entre Raphaël Arnault et StreetPress
Le collectif étudiant La Cocarde a en effet récupéré des photos où l’on voit une journaliste de StreetPress, Daphné Deschamps, parler lors d’une conférence en compagnie de Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde et député LFI.
Daphné Deschamps apparaît à plusieurs reprises en compagnie du leader du groupuscule ultraviolent Jeune Garde, Raphaël Arnault, lors de conférences publiques : à Paris le 4 avril 2023 et à Bobigny le 24 août 2023.
Pour en apprendre plus sur la JG : https://t.co/dCE5wfbkGG pic.twitter.com/8Tmq61f5Po
— La Cocarde Étudiante (@CocardeEtud) November 29, 2023
En outre, Daphné Deschamps et le rédacteur en chef adjoint au pôle enquête de StreetPress, Christophe-Cécil Garnier, ainsi que Raphaël Arnault ont coanimé ensemble la conférence « Cartographie de l’extrême droite – La documenter pour mieux la combattre » organisée par StreetPress à la Gaîté Lyrique (Paris).
Enfin, l’Institut La Boétie, centre de formation intellectuel de La France insoumise, organisait les 21 et 22 octobre 2023 un colloque consacré à l’extrême droite avec comme intervenants Mathieu Molard, rédacteur en chef de StreetPress, et Raphaël Arnault.
Voir aussi : Mathieu Molard, profession cafteur
Les deux hommes présidaient également une conférence à l’IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), fondé par le géopolitologue Pascal Boniface.
Rapporté par Frontières, les deux hommes abordent lors de la conférence le risque de voir « l’extrême droite au pouvoir en 2027 ». Une personne du public propose de « viser les leaders » (comprendre les dirigeants du RN), ce à quoi Raphaël Arnault répond avec un sourire : « Je ne vais pas dire ça ici… ». Le député insoumis ajoute :
« On a du mal avec la violence à gauche parce qu’on rêve d’un monde sans violence. Mais face à des collectifs qui sont ultra-violents, la violence est justifiée ! ».
Cette glorification de la violence sonne comme un aveu après le meurtre de Quentin.
Cette connivence et ces évènements organisés en commun par les journalistes de StreetPress et Raphaël Arnault attestent de la proximité entre le mouvement antifasciste et le média d’extrême gauche, qui ont pour métier d’harceler pour l’un et d’agresser pour l’autre toute personne un peu engagée à droite.
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Jean-Charles Soulier

