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Didier Raoult

19 avril 2020

Temps de lecture : 11 minutes
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Didier Raoult

Envers et contre tous

« Les grands sci­en­tifiques n’obéissent à per­son­ne. »
Mar­i­anne, 26 mars 2020.

Le professeur Didier Raoult n’est ni journaliste, ni éditorialiste, ni éditeur. Mais son emprise médiatique est telle au printemps 2020 où l’épidémie de coronavirus sévit, qu’un portrait intéressera nécessairement nos lecteurs.

Fils d’un pro­fesseur de médecine trop­i­cale dans le ser­vice de san­té des armées, né à Dakar en 1957, le pro­fesseur Raoult, dont le patronyme d’origine nor­roise (con­trac­tion de « rath » , avisé, et de « ulfr », loup) ren­voie aux guer­ri­ers scan­di­naves, est un infec­ti­o­logue et viro­logue de stature inter­na­tionale qui emprunte autant aux per­son­nages d’Ibsen qu’aux druides de l’ancienne Gaule. Des pre­miers, il a en com­mun la haute con­science de sa valeur et une sorte d’idéalisme aris­to­cra­tique qui le con­duit à s’opposer à la majorité com­pacte dans les moments de crise ; des sec­onds, il a l’aspect chevelu et l’autorité sac­er­do­tale. Autant de qual­ités qui le ren­dent sus­pect aux yeux d’une par­tie des experts et des sachants, qui espèrent vive­ment son échec, et prov­i­den­tiel aux yeux des chefs d’État étrangers qui mis­ent sur la chloro­quine pour endiguer la pandémie. Didi­er Raoult sera-t-il le Pas­teur du début du XXIème siè­cle ou son pro­fesseur Nim­bus ?

Formation

Son bac­calau­réat lit­téraire en poche, qu’il passe en can­di­dat libre, le jeune Raoult décide de s’engager comme matelot pour voir du pays. Une fois ras­sas­ié d’aventures et de paysages, et pressen­tant que cette vie n’est pas tout à fait pour lui, il ren­tre à Mar­seille. Son père n’accepte de financer ses études qu’à la con­di­tion que celui-ci opte pour la médecine. Un choix judi­cieux, car la soif de con­nais­sances et la curiosité académique du futur pro­fesseur l’amènent à s’intéresser à de nom­breux sujets.

Ain­si, il est deux fois doc­teur en médecine (1981) et en biolo­gie humaine (1985, thèse con­sacrée à l’étude de la fièvre bou­ton­neuse méditer­ranéenne) et dou­ble­ment tit­u­laire d’un C.E.S (Cer­ti­fi­cat d’Études Supérieures) en bac­téri­olo­gie-virolo­gie clin­ique (1981) et diag­nos­tic biologique par­a­sitaire (1982). Il compte égale­ment un cer­ti­fi­cat en phar­ma­colo­gie générale (1983). Il com­plète sa for­ma­tion en Amérique, au Cen­tre pour le con­trôle et la préven­tion des mal­adies d’Atlanta, où il obtient deux cer­ti­fi­ca­tions, une sur les principes d’épidémiologie (1983) et l’autre sur le con­trôle de la prop­a­ga­tion des mal­adies trans­mis­si­bles (1984).

Parcours professionnel

Dès 1984, il devient assis­tant à l’université et crée son pre­mier lab­o­ra­toire de recherche. Deux ans plus tard, en 1986, il devient maître de con­férences, puis pro­fesseur deux ans plus tard. Il est nom­mé prési­dent de l’Université AIx-Mar­seille en 1994, à seule­ment 42 ans. Il s’empresse de rebap­tis­er l’université « Uni­ver­sité de la Méditer­ranée » dans l’intention de con­tester la préémi­nence his­torique d’Aix-en-Provence dans le domaine académique et de met­tre en valeur la ville de Mar­seille. En 1995, il obtient le titre de pro­fesseur de pre­mière classe. Il obtient le grade de pro­fesseur de classe excep­tion­nelle de 1er éch­e­lon en 2000, et de 2ème éch­e­lon en 2003.

Le micro­bi­ol­o­giste est à l’origine de cer­taines décou­vertes majeures comme les virus géants (mimivirus, mar­seille­virus…), de l’identification de plus d’une cen­taine de nou­velles bac­téries pathogènes, dont cer­taines por­tent son nom (Raoul­tel­la plan­ti­co­la ou Rick­ettsia raoul­tii) ou la mise en évi­dence du rôle de cer­tains micro-organ­ismes dans des mal­adies comme la fièvre Q, la bac­térie à l’origine mal­adie de Whiple (dont il a décryp­té le génome), les endo­cardites ou les lym­phomes non hodgkiniens.

En 2002, il est chargé de mis­sion sur le bioter­ror­isme au Min­istère de la San­té. En 2003, Didi­er Raoult remet à Jean-François Mat­tei, alors min­istre de la San­té, un rap­port de mis­sion, où il pré­conise la créa­tion d’IHU (Insti­tut Hos­pi­ta­lo-Uni­ver­i­taire) afin de libér­er la recherche médi­cale du car­can éta­tique et d’être plus com­péti­tif au plan inter­na­tion­al. C’est dans ce rap­port qu’il sug­gère l’idée d’une bar­rière d’infectiopôles sim­i­laire à la forter­esse de Vauban. Raoult obtient son infec­tiopôle, l’IHU Infec­tion Méditer­ranée, à Mar­seille en 2012, dont il devient le directeur. Le nou­v­el insti­tut rassem­ble au sein d’une même struc­ture le soin aux malades, l’en­seigne­ment, la recherche et la pro­duc­tion de médica­ments. Les chercheurs de cette insti­tu­tion pro­duisent 700 pub­li­ca­tions inter­na­tionales par an, dont une cinquan­taine est signée ou co-signée par Raoult, dans les revues Nature ou Sci­ence. L’institut est à la pointe de la tech­nolo­gie médi­cale. Il écrivait des chroniques san­té pour Le Point entre 2011 et 2018 et con­tin­ue à inter­venir, quoique moins régulière­ment qu’auparavant, dans Les Échos.

Ses rap­ports orageux avec l’Inserm et avec Yves Lévy, qu’il n’hésite pas à cri­ti­quer verte­ment dans les médias, entraî­nent la non-recon­nais­sance de son insti­tut par l’Inserm et le CNRS. Leur con­tentieux remonte à l’époque où Raoult cri­ti­quait les efforts déployés par Lévy pour trou­ver le vac­cin du sida, efforts qu’il juge vains. La ten­ta­tive de réforme des IHU que souhaitait amorcer Agnès Buzyn en 2017, visant à met­tre fin au mod­èle des fon­da­tions, met le feu aux poudres. Et Raoult de s’en émou­voir publique­ment. Selon Hervé Vau­doit, « Yves Lévy a tou­jours détesté Raoult et n’a pas sup­porté cet échec, il s’est servi de ces accu­sa­tions de har­cèle­ment con­tre des mem­bres de l’équipe de Raoult pour le décrédi­bilis­er auprès du monde sci­en­tifique. »

Dans le courant du mois de jan­vi­er 2020, Raoult rel­a­tivise d’abord l’impact du virus de Wuhan, apparu en décem­bre 2019, le qual­i­fi­ant de « délire ». Cette prise de posi­tion lui sera vive­ment reprochée et per­me­t­tra à ses détracteurs (notam­ment Patrick Cohen et Daniel Cohn-Ben­dit en tête) de met­tre en doute sa com­pé­tence au plus fort de l’épidémie. Fin févri­er 2020, une vidéo est postée sur le compte de l’IHU Infec­tion Méditer­ranée où le pro­fesseur annonce que l’hydroxychloroquine, molécule tra­di­tion­nelle­ment util­isée pour com­bat­tre le palud­isme et de con­som­ma­tion courante en Afrique, com­binée à l’azithromycine, pour­rait soign­er effi­cace­ment les malades atteint du coro­n­avirus. Il se fonde alors sur une étude d’un micro­bi­ol­o­giste chi­nois réputé, Zho Nan­shan. Le min­istre de la San­té Olivi­er Véran, relaie dans la foulée une fake news du Monde rap­por­tant qu’un améri­cain serait mort après avoir ingéré de la chloro­quine. Le pro­fesseur con­tre-attaque en pointant du doigt les con­flits d’intérêt et l’appât du gain des lab­o­ra­toires phar­ma­ceu­tiques. Le 16 mars, il dévoile les résul­tats prélim­i­naires de son étude pilote : sur 24 malades seule­ment, les trois quarts n’étaient plus por­teurs après six jours. Les grands médias et le corps médi­cal s’empressent de point­er les défauts méthodologiques de l’étude de Raoult. Le con­fine­ment est déclaré le lende­main. Il claque la porte du Con­seil sci­en­tifique avec fra­cas le 25 mars, mar­quant son désac­cord avec la mise en place du con­fine­ment, qu’il juge inadap­tée. Pen­dant ce temps, les gou­verne­ments améri­cain et maro­cain légalisent la vente de chloro­quine, cau­sant le désar­roi dans l’opinion en France.

Parcours militant

Le pro­fesseur Raoult ne se répand pas sur ses préférences poli­tiques, même si on peut légitime­ment les infér­er, compte tenu de ses pris­es de posi­tion qui peu­vent sem­bler déroutantes. Ain­si, il s’est déclaré en faveur du port du voile à l’Université et a loué la créa­tion de l’Université de Vin­cennes tout en faisant preuve de scep­ti­cisme quant aux vac­ci­na­tions sys­té­ma­tiques et à l’origine anthropique du réchauf­fe­ment cli­ma­tique. Il n’hésite pas à défendre Israël, et la com­mu­nauté juive en général, dans les médias et n’évoque jamais la ville de Mar­seille en des ter­mes peu flat­teurs. Tout porte à croire que Didi­er Raoult a une sen­si­bil­ité de gauche con­cer­nant les ques­tions de société, mais qu’il va à l’encontre de la doxa dans le domaine sci­en­tifique, d’où son assim­i­la­tion au pop­ulisme par le gratin parisien.
Le jour­nal­iste Hervé Vau­doit définis­sait Raoult comme un « bon gaulliste » dans Libéra­tion en 1998. L’Obs cor­ro­bore cette affir­ma­tion : « Raoult adore Napoléon, le très bon vin, il est gaulliste et sa plume va plutôt vers des médias classés à droite : « le Figaro », puis « le Point » et « les Echos ». »

Ce qu’il gagne

Non ren­seigné.

Vie privée

Le viro­logue est mar­ié à Nat­acha Raoult-Caïn, une psy­chi­a­tre orig­i­naire d’une famille juive lithuani­enne, qui lui a don­né deux filles, toutes deux médecins. Le cou­ple vit dans un « apparte­ment du cen­tre de Mar­seille sans luxe ni osten­ta­tion appar­ente », selon Elle. Ses deux enfants ont été élevés dans la tra­di­tion juive et sco­lar­isés dans des étab­lisse­ments con­fes­sion­nels. Sa fille, Lola Raoult-Cohen, est elle-même psy­chi­a­tre.

Bibliographie

  • Les nou­velles mal­adies infec­tieuses, Paris, Press­es uni­ver­si­taires de France, coll. « Que sais-je ? », 1999, 127 p.
  • De l’ig­no­rance et de l’aveu­gle­ment : pour une sci­ence post­mod­erne, Ebook Kin­dle, Ama­zon, 2012.
  • Didi­er Raoult et Sabine Casa­lon­ga, Votre san­té : tous les men­songes qu’on vous racon­te et com­ment la sci­ence vous aide à y voir clair, éd. Michel Lafon , 2015, 302 p.
  • Arrê­tons d’avoir peur ! : san­té, envi­ron­nement, cli­mat, flux migra­toires et société : la sci­ence vous aide à y voir clair, éd. Michel Lafon, 2016, 347 p.
  • Mieux vaut guérir que prédire : san­té, société, vivre ensem­ble, éd. Michel Lafon, 2017, 280 p.
  • Didi­er Raoult et Olivia Recasens, La vérité sur les vac­cins : tout ce que vous devez savoir pour faire le bon choix, Neuil­ly-sur-Seine, éd. Michel Lafon, 2018, 221 p.
  • Hervé Vau­doit, L’IHU méditer­ranée infec­tion — Le défi de la recherche et de la médecine inté­grée, Édi­tions Michel Lafon, 2 août 2018, 267 p.
  • Didi­er Raoult, Épidémies : vrais dan­gers et fauss­es alertes, Édi­tions Michel Lafon, mars 2020.

Distinctions

2002 : prix d’ex­cel­lence de la Société européenne de micro­bi­olo­gie clin­ique et mal­adies infec­tieuses.
2003 : prix Jean Valade, Fon­da­tion pour la recherche médicale210.
2005 : Med­ical grand round, hôpi­tal de Chica­go
2006 : Med­ical grand round, uni­ver­sité Stan­ford
2008 : prix Sack­ler Lec­tur­er, uni­ver­sité de Tel Aviv
2009 : prix Éloi Collery, Académie nationale de médecine
2010 : grand prix Inserm.
2011 : Offici­er de la Légion d’hon­neur
2015 : prix de la fon­da­tion Louis D., insti­tut de France sur le thème “Étude du monde micro­bi­en : nou­veaux con­cepts, nou­velles approches”.
2015 : Com­man­deur de l’or­dre nation­al du Mérite

Il l’a dit

« Le vrai prob­lème, à mon sens, est lié à nos struc­tures admin­is­tra­tives déci­sion­nelles dont les agents ont une peur ter­ri­ble de se tromper. Si vous prenez d’un côté ces struc­tures, de l’autre la presse (qui joue son rôle pour alert­er la pop­u­la­tion) et enfin des spé­cial­istes très lim­ités dans un domaine (dont peu osent rel­a­tivis­er les risques et sci­er la branche de leur recherche), vous n’avez per­son­ne pour calmer le jeu. J’ai bien peur que ce soit inévitable dans notre civil­i­sa­tion. », Votre San­té, p.43, 2015.

« Je me se suis ren­du compte que ce que je racon­tais, les hommes poli­tiques s’en foutaient en réal­ité. L’activité essen­tielle d’un min­istère, c’est de lire le jour­nal. J’ai com­pris que l’information ne passe pas du tout par les experts, ça passe par le jour­nal et la télévi­sion. Le cir­cuit de l’information n’est pas le cir­cuit prévu, c’est le cir­cuit de la presse. C’est à par­tir de ce moment-là que j’ai essayé de dif­fuser cer­taines choses que je pen­sais et les con­séquences ont été beau­coup plus directes que tout ce que j’avais pu faire comme expert ou comme prési­dent d’Université. », Le proces­sus de l’in­no­va­tion peut-il respecter la règle ?, 22 mai 2015.

« C’est jouer le pom­pi­er pyro­mane que se focalis­er sur les musul­mans ! Nous avons plus besoin de calmer les ten­sions que de les exac­er­ber, ou nous risquons de voir se créer une « cinquième colonne » de Français musul­mans ulcérés par notre intolérance. Notre avenir est au développe­ment de rap­ports sere­ins avec les pays fran­coph­o­nes, pas à l’ho­mogénéi­sa­tion des tenues. Une telle loi serait d’ailleurs reto­quée par la Com­mu­nauté européenne tant la France est isolée dans ce domaine. Une plainte à la Cour européenne des droits de l’homme serait immé­di­ate­ment déposée. Il faut garder son sang-froid dans les péri­odes de ten­sion. L’ex­em­ple de Bush après le 11 Sep­tem­bre devrait inciter au calme. Un peu moins de pop­ulisme et de fébril­ité, comme dans l’épisode de la déchéance de nation­al­ité, évit­erait de nous ridi­culis­er aux yeux du monde et de nous créer de nou­veaux enne­mis. Enfin, et surtout, lais­sez-nous tra­vailler avec nos étu­di­ants ! », Le Point, 15 avril 2016.

« Les faits sont évi­dents : nous vivons de mieux en mieux, de plus en plus longtemps. L’espérance de vie mon­di­ale a aug­men­té, entre 1980 et 2015, de dix ans en moyenne chez les hommes, pour attein­dre 69 ans, et chez les femmes, où cette moyenne flirte désor­mais avec les 75 ans. Mais les fab­ri­cants de peur con­sid­èrent que de toute façon l’Homme court à sa perte, qu’il met en péril sa san­té, son avenir et sa planète. Des angoiss­es exis­ten­tielles, prob­a­ble­ment dues à notre grande longévité, ce qui n’est pas le moin­dre para­doxe, avouons-le. », La vérité sur les vac­cins, p.42, 2018.

« Au XXIe siè­cle, le QI moyen baisse dans les pays occi­den­taux, et ceci aurait com­mencé dans les années 70 ou 90. En Angleterre par exem­ple, il a été éval­ué à une perte de 10 points. La France suit le même chemin et est classée 17e des nations. Les gag­nants sont les pays d’Asie du Sud-Est, et la Chine est d’ores et déjà à la 11e place. Avec Hong Kong pre­mière, la Corée du Sud et Tai­wan deux­ièmes et Sin­gapour qua­trième font une course en tête qu’il devien­dra dif­fi­cile de rat­trap­er. », Le Point, 24 juin 2018.

« À Paris, ils ont beau­coup de mal à admet­tre que la France ne soit plus le phare de la sci­ence mon­di­ale et que les chercheurs plus per­for­mants aujourd’hui, c’est en Asie du sud-est qu’on les trou­ve et plus en Occi­dent. », Mar­celle, 19 mars 2020.

« Le risque que le coro­n­avirus chi­nois change les sta­tis­tiques de mor­tal­ité française ou mon­di­ale est nul. Il y a dans cette dis­pro­por­tion entre réal­ité et bruits plusieurs élé­ments : la peur des mal­adies nou­velles, l’intérêt des lab­o­ra­toires qui vendent les antivi­raux (Gilead a fait une pro­gres­sion bour­sière spec­tac­u­laire), l’intérêt de ceux qui pro­duisent des vac­cins par pré­cau­tion (bien que l’on ne sache pas si la mal­adie sera encore là dans un an), de ceux qui sont heureux d’être sur un plateau de télévi­sion comme experts virtuels, de ceux qui font de l’audimat sur la peur, et de ceux qui se voient en sauveurs prov­i­den­tiels. Cet évène­ment aura con­fir­mé pour moi qu’il y a plus de vérités dans les réseaux soci­aux et que la label­li­sa­tion « fake news » est par­fois l’arme dés­espérée de cer­tains médias pour con­tin­uer à exis­ter. », Épidémies : Vrais dan­gers et fauss­es alertes, p.105, 2020.

Sa nébuleuse

  • L’équipe de pro­fesseurs qu’il a assem­blée et avec laque­lle il mène, ou a mené, de front ses recherch­es : Michel Dran­court, Philippe Brouqui, Philippe Paro­la, Bernard La Sco­la, Jean-Marc Rolain, Pierre-Édouard Fournier.
  • Philippe Douste-Blazy, mnistre de la San­té entre 2004 et 2007 et admin­is­tra­teur de la Fon­da­tion IHU Méditer­ranée Infec­tion, auteur de la péti­tion pré­con­isant la mod­i­fi­ca­tion du décret régu­lant la dis­tri­b­u­tion de l’hydroxychloroquine.
  • Renaud Muse­li­er, médecin de pro­fes­sion et prési­dent LR de la région PACA.
  • Hervé Vau­doit, jour­nal­iste à La Provence, auteur de L’IHU méditér­ranée infec­tion — Le défi de la recherche et de la médecine inté­grées.
  • Zvi Amar, prési­dent du con­sis­toire de Mar­seille

Ils ont dit

« Je n’ai pas ten­du la main au pro­fesseur Raoult. Je tra­vaille avec lui depuis longtemps. Je l’ai con­nu alors que j’é­tais min­istre de l’In­dus­trie, puis, plus étroite­ment, comme prési­dent de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) qui a tou­jours soutenu son lab­o­ra­toire. Il n’y a rien d’anor­mal. J’in­ter­viens publique­ment pour assur­er du sérieux de ce pro­fesseur de médecine. Étant prési­dent du con­seil de sur­veil­lance du CHU de Nice, je veille, dès lors que le lab­o­ra­toire Sanofi pro­duit en grande quan­tité de la chloro­quine, que notre hôpi­tal en soit doté suff­isam­ment. Main­tenant, on agi­ra en fonc­tion de la pre­scrip­tion des médecins. Il ne serait pas accept­able que la pop­u­la­tion de Nice ne puisse béné­fici­er de ce traite­ment. Je défends poli­tique­ment que l’on fasse con­fi­ance au pro­fesseur Raoult. », Chris­t­ian Estrosi, Le Point, 23 mars 2020.

« Aucun médecin, aucun spé­cial­iste des épidémies infec­tieuses n’avaient prédit ce qui nous arriverait, même les meilleurs, même le meilleur, puisque c’est ain­si qu’il se présente, Didi­er Raoult. (…) Une pandémie, c’est des bêtis­es dis­ait-il il y a un mois », a insisté le jour­nal­iste, citant dans le même temps l’avocat Patrick Klug­man : « le médecin qui va peut-être nous sor­tir de là nous aurait tué s’il avait été min­istre de la San­té. », Patrick Cohen, C à vous, 25 mars 2020

« Et, tou­jours, ces pieds de nez à la cap­i­tale, à l’establishment, à la bien­séance. Le jour­nal­iste Hervé Vau­doit, ancien de La Provence, auteur d’un livre sur le sujet (IHU Méditer­ranée Infec­tion. Le défi de la recherche et de la médecine inté­grées, Michel Lafon, 2018), racon­te l’avoir un jour inter­rogé sur son change­ment de style, ses cheveux longs, sa barbe, sa bague de bik­er : « Il m’a souri et m’a répon­du : “Parce que ça les fait chi­er.” », Le Monde, 25 mars 2020.

« Sur la base d’un essai qui est absol­u­ment con­testable sur le plan sci­en­tifique et qui ne mon­tre absol­u­ment rien quand on regarde exacte­ment les chiffres et la façon dont il a été mené, on expose les gens à un faux espoir de guéri­son […] Utilis­er un médica­ment comme ça, hors AMM, c’est-à-dire hors autori­sa­tion de mise sur le marché, en exposant les per­son­nes qui le pren­nent à des com­pli­ca­tions, sans avoir véri­fié les con­di­tions de base de la chloro­quine, je pense que c’est en dehors de toute démarche éthique. Même si ce médica­ment peut poten­tielle­ment avoir une activ­ité, ce qui a été mon­tré sur des don­nées in vit­ro. On ne peut pas comme ça main­tenant le don­ner à n’importe qui dans n’importe quelles con­di­tions. Je pense que c’est extrême­ment dan­gereux. », Karine Lacombe, chef du ser­vice des mal­adies infec­tieuses à l’hôpital Saint-Antoine, Libéra­tion, 26 mars 2020.

« Raoult dit qu’il n’y a que lui. C’est comme quand il va à la télévi­sion et qu’il dit : ‘Arrêtez de me cass­er les pieds avec le coro­n­avirus, ce n’est qu’une grippe, ce n’est rien’… Voilà ce qu’il a dit. Qu’il ferme sa gueule et qu’il soit médecin ! Qu’il arrête de dire partout : ‘Je suis un génie’. Il y en a marre de ce genre de mec ». Daniel Cohn-Ben­dit, LCI, 30 mars 2020.

« Il vaut mieux mourir selon les règles, que de réchap­per con­tre les règles” dis­ait Molière. Encore un grand mer­ci et bra­vo au Pro­fesseur @raoult_didier, l’I­HU Méditer­ranée Infec­tion à #Mar­seille et toutes ses équipes. », Valérie Boy­er, Twit­ter, 31 mars 2019.

« L’homme réjouit, agace, irrite. Ses détracteurs le définis­sent comme un mer­ce­naire irre­spon­s­able, n’aimant rien tant que se met­tre en avant – la faute à son ego hyper­trophié. Ses défenseurs le brossent en Robin des bois venu à la rescousse des sans-voix et des sans-espoir » Agnés Lau­rent, L’Express, 9/15 avril 2020.

Pho­to : cap­ture d’écran pho­to pro­fil Twit­ter

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