Accueil | Actualités | Médias | Le Mexique, hécatombe des journalistes
Pub­lié le 15 février 2014 | Éti­quettes :

Le Mexique, hécatombe des journalistes

Le cadavre d'un journaliste mexicain, Gregorio de la Cruz, 42 ans, a été découvert mardi 11 février au sud-est du Mexique dans une fosse clandestine.

Celui-ci, surnommé « Goyo », avait été enlevé six jours plus tôt, sous les yeux de sa famille, par une organisation criminelle. Ses confrères journalistes s'étaient alors largement mobilisés sur les réseaux sociaux et auprès des autorités pour exiger sa libération, mais leurs efforts auront été vains malgré la mobilisation de plus de 1 000 policiers et l'arrestation de cinq suspects... Les autorités ont conclu au différend personnel. « Elles excluent le mobile professionnel pour occulter les problèmes de protection des journalistes et d'impunité des assassins », a critiqué Ricardo Gonzalez, un des responsables au Mexique d'Article 19, une organisation de défense de la liberté de la presse.

Le mécanisme de protection des journalistes, mis en place en 2012, reste limité. « Sans l'appui de leur rédaction, des journalistes ne font pas appel à lui par

méfiance envers les autorités corrompues », a ajouté M. Gonzalez.

Dans ce pays où 87 journalistes ont été assassinés depuis 2000, la menace des groupes armés, protégés par des autorités locales corrompues, persiste. Sous pression, les journalistes ne peuvent correctement se livrer à leur travail d'information sur ces sujets sensibles sans risquer enlèvements et assassinats. Reporters sans frontières (RSF), dans son classement mondial de la liberté de la presse 2014, place le Mexique au 152e rang sur 180 pays.

Ce contenu a été financé par les donateurs de l'OJIM

Ce portrait a été financé par les donateurs de l'OJIM

Aider l'Observatoire du journalisme, c’est contribuer au développement d’un outil indépendant, librement accessible à tous et à votre service.

Notre site est en effet entièrement gratuit, nous refusons toute publicité et toute subvention - ce sont les lecteurs/donateurs qui assurent notre indépendance. En donnant 100 € vous financez un portrait de journaliste et avec l'avantage fiscal de 66% ceci ne vous coûte que 33 €. En donnant 200 € vous financez un dossier. Vous pouvez régler par CB, par PayPal, par chèque ou par virement. Rejoignez les donateurs de l'Ojim ! Nous n'avons pas d'autres sources de financement que nos lecteurs, d'avance merci pour votre soutien.

0% récolté
Objec­tif : mars 2019 ! Nous avons récolté 0€ sur 2.000,00€. Vous appré­ciez notre tra­vail ? Rejoignez les dona­teurs de l’Ojim !

Suivez-nous sur les réseaux sociaux