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France Télévisions dans l’embarras : Émilie Tran Nguyen en garde à vue pour usage de stupéfiants

21 juillet 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

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Écartée de l’antenne depuis la mi-juin et écartée de plusieurs émis­sions, Émi­lie Tran Nguyen a été inter­pel­lée lors d’un achat de cocaïne. La rumeur qui avait mis France Télévi­sions dans l’embarras a été con­fir­mée par Le Figaro, tan­dis que la jour­nal­iste avait été annon­cée sur le départ.

« Il faut être une sacrée raclure pour dif­fuser ce genre d’info avec la petite érec­tion de “l’exclusivité” » : sur X, le jour­nal­iste Christophe Hon­de­lat­te s’en était vio­lem­ment pris à Clé­ment Garin. Ce dernier a affir­mé le 18 juil­let que la présen­ta­trice Émi­lie Nguyen Tran avait été « inter­pel­lée en fla­grant délit d’achat de stupé­fi­ants par un polici­er en civ­il », puis placée en garde à vue à la mi-juin.

Mais l’information vient d’être con­fir­mée ce 21 juil­let par Le Figaro, de source judi­ci­aire. La présen­ta­trice s’est vu remet­tre une « con­vo­ca­tion en vue de la noti­fi­ca­tion d’une ordon­nance pénale », rap­porte Guil­laume Poingt. Et celui-ci de pré­cis­er que cette procé­dure sim­pli­fiée est util­isée pour traiter les affaires estimées « sim­ples » et de « faible grav­ité ». Elle est ren­due rapi­de­ment et sans audi­ence par un juge unique.

« Émilie est souffrante » : le service public botte en touche

Pénale­ment sim­ple certes, mais médi­a­tique­ment embar­ras­sante. Le 21 juin, Thomas Sné­garoff avait expliqué l’absence de sa con­sœur en quelques mots : « Émi­lie est souf­frante ce soir, on l’embrasse. » La jour­nal­iste n’est ensuite jamais rev­enue présen­ter En société.

Le 8 juil­let, Le Parisien avait déjà annon­cé son départ de C à vous et la dis­pari­tion de son mag­a­zine, en invo­quant la réor­gan­i­sa­tion budgé­taire de France 5. La jour­nal­iste, qui présen­tait le 12/13 de France 3 de 2016 à 2023, perd main­tenant ses deux ren­dez-vous et, pour l’heure, n’a pas dit au revoir.

La chronolo­gie donne désor­mais à ces expli­ca­tions très policées une saveur par­ti­c­ulière. Rien ne démon­tre pleine­ment que la garde à vue ait déter­miné son évic­tion. Mais France Télévi­sions pou­vait dif­fi­cile­ment se con­tenter éter­nelle­ment d’un rhume esti­val et d’une ligne compt­able. Le groupe pub­lic, volon­tiers exigeant sur la trans­parence des autres, paraît soudain décou­vrir les ver­tus de la vie privée lorsqu’une fig­ure de sa pro­pre mai­son est concernée.

Sur X, Pierre Sautarel de Fdes­ouche a souligné l’indignation sur les réseaux soci­aux et le silence « des grands médias », y voy­ant « une véri­ta­ble dés­in­for­ma­tion par omission.

« Tu voudrais qu’on révèle des pans de ta vie privée ? Ta mal­adie psy ? « Les médocs que tu prends ? », s’était de son côté offusqué Christophe Hon­de­lat­te, reprochant à Clé­ment Garin d’exposer un épisode per­son­nel. Der­rière les lignes d’Hondelatte peut aus­si se dessin­er la ligne de défense de France Télévi­sions, qui peut assim­i­l­er une hypothé­tique addic­tion à une maladie.

« On se demande pourquoi les Français ont besoin de consommer »

Une anci­enne séquence d’En société cir­cule désor­mais abon­dam­ment. Émi­lie Tran Nguyen y déclarait : « On se demande pourquoi les Français ont besoin de con­som­mer. Il y a de plus en plus de Français qui s’adonnent à cette pra­tique, pour­tant dan­gereuse pour la san­té et illé­gale. » L’archive n’établit évidem­ment aucune cul­pa­bil­ité, mais l’ironie est dif­fi­cile à man­quer : l’arroseuse a été rat­trapée par son pro­pre sujet.

La télévi­sion a déjà con­nu ces lende­mains poudreux. Jean-Luc Delarue avait été inter­pel­lé en 2010 dans une affaire de cocaïne, France 2 avait alors sus­pendu Toute une his­toire. Il avait ensuite racon­té publique­ment son addic­tion et sa cure. Thier­ry Ardis­son, de son côté, avait longue­ment recon­nu ses con­som­ma­tions passées d’héroïne, de LSD et de cocaïne.

Mutisme de France Télévisions

La direc­tion doit main­tenant pré­cis­er si le départ de la jour­nal­iste relève seule­ment des économies annon­cées ou si l’incident pré­sumé a pesé dans la décision.

À défaut, son mutisme entre­tient exacte­ment ce qu’il pré­tend éviter : le soupçon d’une cor­po­ra­tion qui enquête sur tout le monde et jette facile­ment l’opprobre, sauf sur elle-même. À France Télévi­sions, on aime porter la plume dans la plaie, dans cer­taines affaires, on préfère man­i­feste­ment le coton dans les narines.

Olivi­er Frèrejacques

Voir aus­si : Cachez ces corps que l’on ne saurait voir : l’Europe veut recadr­er les plans sur les athlètes

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