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57 universitaires pour la censure et contre CNews

19 mars 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

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Faire de longues études per­me­t­trait un peu de retenue, dit la sagesse pop­u­laire. Mais il arrive aus­si que ces études engen­drent une sorte d’aigreur, de volon­té de cen­sure, une envie du pénal, sans doute à la suite de frus­tra­tions pro­fes­sion­nelles ou personnelles.

C’est ain­si que 57 uni­ver­si­taires ont signé avant les munic­i­pales un appel pour met­tre à la rai­son les médias Bol­loré, pas assez plu­ral­istes selon eux, com­prenez : pas assez fidèles à la réelle absence de plu­ral­isme des médias de grand chemin.

Meier, Bourdeau et Lécuyer s’en vont en guerre

Ils sont trois asso­ciés du même cab­i­net d’avocats. Meier et Bour­deau ne font qu’un sous la fig­ure d’Alice Meier-Bour­deau et il y a un troisième lar­ron, Alexan­dre Comolet.

Une image s’impose : Alice est à cheval, Alexan­dre est porte-glaive, Guil­laume Lécuy­er, comme son nom l’indique, tient la monture.

Comme l’indique le site du cabinet,

« Alice-Meier Bour­deau, Guil­laume Lécuy­er et Alexan­dre Como­let sont spé­ciale­ment habil­ités à représen­ter leurs clients devant l’ensemble des cours suprêmes français­es et à y pren­dre la parole. Le cab­i­net représente égale­ment les par­ties devant les juri­dic­tions admin­is­tra­tives du fond et délivre des con­seils juridiques, notes de stratégie ou con­sul­ta­tions sur des ques­tions qui soulèvent une dif­fi­culté juridique par­ti­c­ulière ou néces­si­tent une exper­tise précise ».

Les guer­ri­ers du (faux) droit sont en place, Alice lève son glaive, Lécuy­er lâche la bride du cheval, ils char­gent, suiv­ons leur galop.

Le régulateur doit réguler, le censeur doit censurer

Le 4 mars 2026, dix jours avant le pre­mier tour des élec­tions lég­isla­tives, l’écuyère, le porte-glaive, l’écuyer et quelques joyeux com­pagnons déposent un référé en urgence deman­dant au Con­seil d’État d’agir en urgence sur l’Arcom pen­dant la péri­ode des élec­tions munic­i­pales. Agir con­tre CNews et Europe 1. Et vite !

Couper le signal !

Comme l’Arcom n’a pas inter­dit ou mis en demeure CNews, il faut que (nous citons) :

« Le Con­seil d’État pour­rait ain­si se sub­stituer à l’Arcom et pren­dre toutes les mesures qui s’imposent pour faire cess­er immé­di­ate­ment la mécon­nais­sance du respect du plu­ral­isme interne de ces deux chaînes, y com­pris impos­er aux dis­trib­u­teurs de couper le sig­nal » (le gras souligné est de notre fait). Autrement dit, on sup­prime pour un temps la pos­si­bil­ité d’émettre. Pour com­bi­en de temps ? Les élec­tions ? trois mois ? Toujours ?

Référé rejeté

Leur demande a fait long feu, le 10 mars le Con­seil d’État a rejeté la demande car « de tels élé­ments ne sont pas de nature à jus­ti­fi­er une inter­ven­tion du juge des référés ». Mais les trois cheva­liers Alice, Alexan­dre et Guil­laume ont été rejoints par une can­ti­nière de qual­ité. Camille Broyelle, pro­fesseur de droit (Paris-Pan­théon-Assas). Cette dernière assure vouloir dépos­er un recours au fond, tou­jours pour « couper le sig­nal ». Dans cette volon­té de coupure, Sig­mund Freud aurait vu une dan­gereuse con­fu­sion entre envie du pénis (cas­tra­tion physique) et envie du pénal (cas­tra­tion juridique). À cha­cun ses fantasmes…

Claude Lenor­mand

PS : par pur esprit de char­ité, nous ne met­tons pas en ligne les noms des 57 sig­nataires de l’appel à la censure.

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